film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique La Mort au Bout du Fil

Fiche     Critique    Acheter le DVD / BluRay

pub

La Mort au Bout du FilMessages Deleted en version originale – est le premier long métrage de Rob Cowan, cinéaste méconnu qui a œuvré en tant que producteur (le remake de The Crazies), assistant réalisateur (Cocktail), scénariste (le téléfilm Traque sur Internet 2.0) ou encore assistant de production (Le Guerrier de l’Espace). Bref, un CV qui ne dévoile pas grand chose sur sa capacité à livrer un film de qualité. Pseudo thriller sans prétention, La Mort au Bout du Fil est un divertissement léger et plaisant qui aurait pu s’avérer nettement meilleur si l’intrigue ne se grillait d’elle-même pas dans les vingt premières minutes.

 

 

 

Le titre ne laissait présager rien de bon. Un énième film avec un tueur vicieux au bout du fil ne fait probablement pas partie des attentes des fans du genre. Alors que Scream avait relancé les bases du genre qui trouvait son apogée dans l’introduction de Terreur sur la Ligne dans les années 70, ces dernières années n’ont pas été des plus glorieuses, le très mauvais remake de Terreur sur la Ligne ou un 7eventy 5ive des plus catastrophiques pour ne citer que quelques exemples. Seulement ici, le métrage jouit d’une approche pour le moins originale qui lui offre une dimension particulière. Un scénariste raté, Joel Brandt, enseigne sa spécialité dans une université. Un jour, il reçoit un message sur son répondeur où une personne le supplie de lui venir en aide. Croyant à un canular, il efface le message. Peu de temps après, la personne qui l’avait appelée est retrouvée morte. Ce sera le début d’une série de crimes et d’appels téléphoniques angoissants, le tueur suit à la lettre un script que Joel a écrit il y a quelques temps. Par cette approche, on assiste à une sorte de mise en abyme où le protagoniste revit son propre scénario, jonglant sans cesse entre les concepts de fiction et de réalité. Le script a été écrit par Larry Cohen, scénariste prolifique (également réalisateur, Le Monstre est Vivant, Les Enfants de Salem) à qui l’on doit notamment la trilogie Maniac Cop ou encore Phone Game mais aussi des navets tels que Uncle Sam ou Captivity. Capable du pire comme du meilleur, Larry Cohen est à prendre avec des pincettes mais son nom laissait tout de même espérer un certain gage de qualité.

 

 

Autant commencer tout de suite par ce qui fâche, l’intrigue. Tout du long, le film tente de décrypter les codes du thriller grâce à ce scénariste qui expose en permanence sa vision d’un bon scénario, les éléments nécessaires à sa conception et vivant par la même occasion sa propre histoire. Un des problèmes, c’est que le film ne change ces codes à aucun moment. Jamais surpris, le spectateur assiste à des scènes où les personnages décrivent ce qui leur arrive, analysent la situation et débattent sans cesse sur cette notion de clichés. La moindre des choses, c’est que la pellicule aurait du prendre le tout à contre pied pour dérouter le spectateur, et non lui livrer ce que bon nombre de films nous ont déjà servi, rabâché qui plus est en permanence par le protagoniste. Mais là où le métrage perd toute sa crédibilité, c’est concernant le tueur. Lorsque l’un des intérêts du film est de garder l’identité du meurtrier secrète jusqu’aux derniers instants, celui-ci se plante complètement en nous donnant beaucoup trop d’informations en début de parcours. Même si l’on peut garder une certaine réserve, on constate avec tristesse que ces doutes – plus proches de la certitude – viennent se confirmer au dénouement avec autant de subtilité qu’une brute épaisse. A partir de là, le métrage perd grandement en intérêt et la pseudo enquête ne fait que reculer pour mieux sauter. On dénote également de nombreux aspects sous-développés qui auraient mérités d’être appuyés – comme l’utilisation quasi inexistante du script de la part du scénariste alors que le tueur est censé le suivre à la lettre ou alors la relation entre la flic et le héro qui n’évolue pas et se retrouve en touche beaucoup trop rapidement – au lieu de laisser place à des éléments secondaires.

 

 

Malgré tout, La Mort au Bout du Fil reste un divertissement honnête grâce à une mise en scène rythmée, une réalisation bien menée, la photographie maîtrisée de Stephen Jackson (Hellboy 2, Hunted, Mise à Prix 2) mais surtout des interprètes convaincants – dans l’ensemble. Les plus nostalgiques seront heureux de retrouver Matthew Lillard, un des deux déséquilibrés de Scream, qui s’écarte de ses rôles habituels d’excité de service et livre un jeu plus posé, les rides bien marquées. A ses côtés, Deborah Kara Unger que l’on a pu voir dans The Game, La Voix des Morts ou le Crash de Cronenberg. Si le rythme permet de garder le cap, la tension n’est quant à elle pas vraiment au rendez-vous, un comble pour une pellicule dont le discours est basé sur les éléments essentiels à un bon thriller. Si l’idée de base aurait pu devenir intéressante, le scénario manque clairement d’accroche et de cohésion et n’exploite pas son potentiel à juste titre, reléguant inévitablement le film au rang de simple DTV distrayant mais dispensable.

 

 

Rob Cowan et son équipe se révèlent fins techniciens, mais pour le scénario, Larry Cohen ne fait pas d’étincelles. Heureusement rehaussé par des comédiens convaincants et un Matthew Lillard attachant, La Mort au Bout du Fil tient agréablement et miraculeusement la route.

Auteur : TIBO

Critique vue 19095 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 79-27

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction