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Critique La Planète des Singes : l'Affrontement

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La Planète des Singes aura connu ses temps d’hésitations. Relancée par Tim Burton qui en livre un remake couci-couça au début des années 2000, la franchise préfèrera passer une seconde fois par la case reboot. Un choix qui permettait à Rupert Wyatt de livrer une préquelle audacieuse, partiellement inspirée des troisièmes et quatrième volets de la série originale. La Planète des Singes : les Origines délaissait en effet les voyages dans le temps et l’espace pour s’articuler autour d’un scénario plus basique, mais doté d’une réelle puissance émotionnelle. La Planète des Signes : l’Affrontement – traduction une nouvelle fois hasardeuse du titre utilité outre-Atlantique, Dawn of the Planet of the Apes – s’inscrit dans la directe continuité de son prédécesseur. Catapulté artisan en chef suite au non-renouvellement du contrat de Wyatt,  Matt Reeves signe une séquelle généreuse et profonde.

 

 

James Franco et Freida Pinto sont portés démissionnaires, Andy Serkis rempile dans la peau numérique et poilue du leader simiesque César. Habilement, La Planète des Singes : l’Affrontement compense l’absence des figures humaines du premier volet en déroulant son histoire près de dix années après le soulèvement des primates. Les produits testés sur les singes ont décimé l’humanité, les survivants tentent aujourd’hui de survivre dans les ruines de l’ancien monde. Les singes évolués ont de leur côté construit leur communauté dans les bois de San Francisco. Alors que les derniers habitants de la ville arrivent à cours d’énergie, les deux clans vont devoir essayer d’apprendre à se connaitre afin que les humains puissent exploiter un barrage hydraulique situé sur le territoire du peuple de César. Le postulat initial reste donc plutôt simple. Reeves déroule un canevas typique du film post-apocalyptique, ce dernier s’articulant autour de la traditionnelle lutte à mort pour les ressources. La Planète des Singes : l’Affrontement évite pourtant avec maestria l’ensemble des poncifs relatifs au genre. La principale force du métrage est en effet de ne jamais verser dans un quelconque manichéisme, Reeves prenant ici le temps de brosser une foule de personnages ambigus, parfois tiraillés, qui donnent du corps à une intrigue inévitablement attendue. La phase d’exposition est de ce fait longuement travaillée mais nécessaire, le cinéaste ne dévoilant son véritable élément déclencheur qu’à mi-parcours. La suite est dantesque.

 

 

La Planète des Singes : l’Affrontement se profile comme un grand divertissement de science-fiction. Matt Reeves transcende l’apparente simplicité d’un script mécanique pour insuffler de redoutables enjeux dramatiques dans une œuvre en forme de grand-huit sensitif. Au-delà de son efficacité formelle, ce nouvel épisode fait preuve d’une redoutable finesse d’écriture, et multiplie les interactions, conflits d’intérêts et divergences d’opinions entre les protagonistes, qu’ils soient humains comme simiesques. L’affrontement y gagne assurément en tension. La seconde moitié du métrage est en effet menée avec une impressionante virtuosité, Reeves évitant le piège de l’action tous azimuts et trouvant un équilibre bienvenu entre débordements visuels costauds et séquences intimistes. La guerre entre les deux clans donne ainsi lieu à un petit chapelet de montées d’adrénaline dopées aux effets spéciaux qui en imposent. Matt Reeves livre une œuvre esthétiquement très exigeante, la ville en ruines servant de terrain de bataille géant aux deux peuples lui offrant l’occasion de capturer quelques superbes et grandiloquents moments d’action. Du grand art.

 

 

Sur le strict plan technique, l’armée de singes constituée par les magiciens des effets spéciaux fait preuve d’un réalisme bluffant. Andy Serkis, promu acteur le plus bankable des rôles en motion-capture, campe un César à l’humanité renversante. Côté humains, on regrettera le sous-emploi d’un Gary Oldman au passé à peine esquissé. La famille recomposée s’appuyant sur les personnages de Jason Clarke / Keri Russel / Kodi Smit-McPhee contrebalance, bien que Reeves ne survole que trop rapidement certains traumatismes. La Planète des Singes : l’Affrontement bénéficie par ailleurs d’un grand soin en matière de réalisation, le cinéaste multipliant les plans audacieux sans jamais y sacrifier la lisibilité. Le choix du 1.85 est malheureusement incompressible au vu du budget alloué. Une livraison en scope, format nettement plus large, aurait en effet probablement sublimé la beauté des grands espaces et des plans d’ensembles. Dommage. L’ajout d’un relief purement gadget en postproduction était également dispensable.

 

 

La Planète des Singes : l’Affrontement perpétue l’exigence de qualité d’une franchise déjà longue de huit films. Très bien articulé, passionnant de bout en bout, le film de Matt Reeves témoigne d’une approche différente et intelligente du blockbuster, le cinéaste alliant complexité des sentiments et grand spectacle pétaradant. Un très grand film.

 

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Votre réponse :

korku 16-11-2014
La Planète des Singes : l’Affrontement: tout simplement excellent, magnifique du très grand film comme vous le dite.

 

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