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Critique La Planète des Singes : les Origines

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Minée par un remake hasardeux – pourtant couché sur bandes par le respectable Tim Burton –, la saga de La Planète des Singes semblait désormais reléguée aux archives. Métrage fantastiquement adapté d’une nouvelle de Pierre Boulle, l’œuvre originelle reste pourtant une pierre angulaire du cinéma de science-fiction des décennies passées. Une bobine furieusement originale et étonnamment peu prompte à reproduire les codes du cinéma fantastique lambda, point de départ à un développement intelligent et visionnaire étalé sur cinq films. Malgré quelques opus légèrement moins remarquables –  Les Evadés de la Planète des Singes, La Bataille de La Planète des Singes –, la saga osait une ribambelle de choix audacieux, et instaurait la notion de préquelle avant l’heure. Reboot sur le papier, La Planète des Singes : les Origines ignore le brouillon de Burton pour s’imposer comme un projet inédit et novateur. Mais néanmoins fidèle à l’esprit de la franchise originelle, le projet de Rupert Wyatt puisant sa moelle au sein de l’excellent La Conquête de la Planète des Singes.

 

 

Pseudo-artiste trop souvent désireux de constamment témoigner d’un génie avant-gardiste et torturé, Tim Burton avait manqué sa chance d’inscrire La Planète des Singes dans l’histoire du cinéma moderne. La faute à un script étrange qui ne respectait que partiellement les films déjà en place. Une erreur que Wyatt ne reproduit à aucun moment dans son développement, qui bien qu’ancré dans un contexte totalement nouveau suit la trame de l’histoire de base. A l’exception près que la naissance du premier singe intelligent – César – ne résulte pas d’un bond temporel des singes du futur dans notre époque, mais bien de manipulations génétiques en chaine. Unique rescapé de l’extermination d’animaux destinés à tester le premier remède connu contre la maladie d’Alzheimer, le chimpanzé César est recueilli par le jeune chimiste en charge du projet. Elevé en semi-captivité, ce dernier développe parallèlement une intelligence hors-normes. Un effet secondaire au traitement, qui va amener le primate à diriger le soulèvement de son espèce. Si le postulat de base reste donc très proche du quatrième opus de la saga originelle, La Planète des Singes : les Origines – navrante traduction de Rise of the Planet of the Apes – adopte cependant un angle inédit. Scindé en deux parties bien distinctes, le travail de Rupert Wyatt exfolie toute filiation au blockbuster estival, voire plus simplement au registre fantastique, pour s’imposer comme un métrage hybride. Certes plutôt impressionnant en matière de contenu purement divertissant, La Planète des Singes : les Origines développe un côté dramatique parfaitement affuté. Et inscrivant le travail de Wyatt au même niveau d’excellence que le film de 1968.

 

 

Une réussite inhérente à l’épaisseur des personnages, remarquablement esquissés par un Wyatt soigneux en matière d’installation du contexte. Déroulé sur plus de la moitié du métrage, l’évolution de César s’appuie ici sur de nombreuses interactions avec son entourage – simiesque comme humain –, rencontres et déconvenues amenées à faire évoluer le personnage vers un meneur de troupe crédible et attachant. La Planète des Singes : les Origines adopte un canevas à la rythmique certes mesurée, mais parfaitement nécessaire. La partie action gagne en effet une réelle profondeur de par le travail opéré autour des différents protagonistes, Wyatt parvenant à imposer des singes numériques comme pièces maitresses en matière d’intensité dramatique. Un travail d’autant plus impressionnant qu’il se voit parfois mené sans l’appui d’éventuels dialogues, les relations entre les animaux s’installant uniquement sur les attitudes ou les signes. Condensé en fin de course, le soulèvement de l’espèce se montre tout aussi bien mené. Jamais prompt à verser dans une quelconque surenchère d’effets numériques et autres pétarades / destructions injustifiées, le réalisateur capture le tout de manière plutôt concise. Radicalement éloigné des péloches tapes à l’œil, La Planète des Singes : les Origines déroule des séquences d’action claires et efficaces, jamais inutiles. Evitant avec soin les effets et autres débordements inutilement étourdissants, le cinéaste parvient même à conserver toute la puissance émotionnelle instaurée jusqu’alors à l’occasion des séquences mouvementées. Un véritable tour de force.

 

 

Techniquement, La Planète des Singes : les Origines représente aujourd’hui un véritable aboutissement en matière de motion capture. Déjà extrêmement convaincante sur le maousse-costaud King Kong, la prestation d’Andy Serkis offre au studio Weta – déjà responsable des trucages sur Avatar – l’opportunité de concevoir un César totalement humain en matière d’expressions du visage. Les autres intervenants numériques sont à l’avenant : superbes. Une maitrise des techniques offertes par l’informatique moderne qui parvient quasiment à éclipser les acteurs, à l’instar d’une Freida Pinto – Slumdog Millionaire – correcte mais relativement transparente. Toujours impeccable, James Franco conduit heureusement le tout avec une prestance et un charisme certain. Une bonne tenue générale qui se répercute également dans la réalisation de Wyatt, qui bien que newcomer dans la conception de gros budgets livre une copie superbement emballée. Scope parfaitement maitrisé et cadrages travaillés répondent ici à une appréciable propension à exclure toute tentative de séquence épileptique du vocabulaire du cinéaste.

 

 

A contre-courant du métrage de Tim Burton – voire plus globalement du gros-budget Hollywoodien –, La Planète des Singes : les Origines offre une seconde jeunesse à l’une des franchises les plus passionnantes du cinéma Fantastique Américain. Et ouvre la voie aux néophytes de la série. Une excellente surprise.

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Votre réponse :

Pikawolfe 15-05-2014
film genial <3
juste une mini erreur de film la tour d'hanoi de cesar il la resolu qua moitié car il deplace la tour au milieu et non a lautre bout ...
korku 06-07-2013
La Planète des Singes : les Origines j ai ete captivé tres bien surtout le singe excellent.

Chuck 15-06-2012
Puissant !! un plaisir sur grand écran
Tonton 14-09-2011
Le film de l'année!! Emouvant, rythmé, avec des sfx impressionnants, le renouveau d'une saga géniale - excepté l'épisode de Tim Burton. Vivement la suite qui s'annonce encore plus spectaculaire !!

 

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