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Critique La Stratégie Ender

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Gavin Hood est loin d’être considéré comme un fabriquant de chefs d’œuvres. On notera tout de même un oscar obtenu par le Sud Africain pour son film Mon nom est Tsotsi. S’en suit un film honnête, Détention Secrète, et le très moyen X-Men Origins : Wolverine. Cette fois, Hood décide de surfer sur la hype récente qui consiste à adapter des livres pour adolescents au cinéma, à l’image de Twilight, Hunger Games, Les Ames Vagabondes ou encore Divergente. A tort ou a raison ? La Stratégie Ender, film inspiré d’un roman Américain d’Orson Scott Card, raconte comment la Terre a réussie à contrer l’invasion d’insectes extraterrestres, grâce à la formation d’enfants soldats, stratèges, et capables d’éradiquer la menace.

 

 

Le film cible Andrew Wiggin, surnommé Ender. Doté d’une intelligence supérieure à la moyenne et un sens tactique hors du commun, il intègre un programme de formation destiné à former des élites du combat spatial. Nous suivons donc le quotidien de ce garçon surdoué dans son domaine, conscient de ses capacités, qui a une véritable passion pour les jeux de guerre. Il est le meilleur parmi ses amis, et ne tarde pas à se faire repérer par le colonel Graff, alias Harrison Ford, parfaitement crédible dans son rôle. Le casting est plutôt alléchant puisqu’on remarque également la présence de Ben Kingsley, récemment vu dans Iron Man 3, et ayant interprété magnifiquement le docteur Cawley dans le mémorable Shutter Island en 2010. Ce dernier incarne un héros déchu, sauveur de la planète bleue lors de l’attaque initiale des envahisseurs. Ender rejoint donc l’élite composée d’autres jeunes de son âge, logés sur une station spatiale en orbite. Ils vont y apprendre les bases de la guerre dans l’espace, la façon de diriger les escouades sous leurs ordres, connaitre la pesanteur et des techniques de combat. Le déroulement de la formation est ici abordé trop rapidement par Gavin Hood. Dommage. Les élèves passent de quasi-débutants à commandants experts. Il est clair que le film tente de suivre toute l’histoire du début à la fin. Difficile à faire en 2 heures et en un seul volet. Certains longs métrages, en particulier les adaptations de livres, auraient mérité un traitement en série à la place. Cela permettrait de développer la psychologie des personnages, et de constater leur évolution. La Stratégie Ender ne laisse pas vraiment le temps de s’imprégner, de s’immerger dans son univers ô combien intéressant.

 

 

La stratégie Ender comporte également quelques clichés qui viennent gâcher la réalisation globale. En voulant mettre en scène une version futuriste de Full Metal Jacket, certains rôles perdent en crédibilité. Néanmoins on peut se rendre compte que ce défaut disparait peu à peu dans la deuxième partie. En dehors de ce caractère militaire un peu trop poussé, on peut se douter dès le début qu’Ender n’allait pas suivre strictement les ordres de son colonel. Ce dernier tente de transformer le jeunot en général impitoyable, sans sentiments. Un maitre de la stratégie ne connaissant que la victoire. Il aurait été intéressant de voir davantage de frictions à ce niveau là. Ender semble parfois malléable, parfois plus dur sur les autres. Son refus envers l’autorité supérieure en est la preuve. Le général quant à lui tente de le manipuler dans un premier temps, puis se couche tant Andrew devient brillant. Cependant, une fois de plus, il manque la progression entre les deux états. Ender passe de tête à claque aux yeux de tous à leader respecté trop rapidement. L’acteur en lui-même ne fait peut être pas assez mature pour que le spectateur puisse y croire. Gavin Hood entreprend également de twister la fin, et piège assez facilement en prenant tout le monde a contrepied, à commencer par le personnage principal. Le twist final, bien qu’assez appréciable et original, pourra néanmoins gâcher le plaisir de certains. Les avis sur La Stratégie Ender n’en seront que plus tranchés.

 

 

Côté effets spéciaux, on est en revanche servis. Certaines séquences frôlent le Michael Bay qui aurait tenté une adaptation cinématographique de Starcraft. Un geek saurait mieux en parler néanmoins. Les innovations technologiques sont sympatoches, sans plus, de même que les tenues façon Power Rangers en mode astronautes. Ultime bon point, les effets de profondeur inhérents à l’ajout de la 3D sont très réussis.

 

 

Quand on décide d’adapter un livre au cinéma, il ne suffit pas de transposer les lignes écrites en effets numériques et en décors. On ressent clairement dans La Stratégie Ender un simple survol des romans éponymes. Relativement linéaire, cela reste passable pour des amateurs de jeux vidéo à la recherche d’un film divertissant, mais peut être plus limite pour un public en quête d’un film innovant. Seul l’épilogue apporte un thème de réflexion, et appelle éventuellement une suite.

Auteur : QUENTIN

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