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Critique La véritable histoire de Blanche-Neige

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Il était une fois, dans un pays fort lointain, une belle et jeune fille aux cheveux couleur charbon. Comme elle vint au monde lors d'un hiver glacial et que sa peau était d'une blancheur immaculée, on lui donna le nom de Blanche Neige. En grandissant, ses penchants pour les drogues et l'alcool vont contraindre sa belle-mère à la jeter dans un camp de concentration, avec sept autres délinquants notoires, mêmes pas nains. Fin. A vrai dire, pas tout à fait. Contrairement à la majorité des synopsis et bandes annonces qui circulent sur Internet, nous ne vous divulguerons pas l'intrigue finale. Et cela même si ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants, tous nains, allez savoir pourquoi.

 

 

Depuis de nombreuses années, les contes des frères Jacob et Wilhelm Grimm, continuent d'inspirer un bon nombre d'artistes en manque d'inspiration. Walt Disney fut le premier à piocher – voir exhumer puis violer – dans ces recueils datant du XIXème siècle. Il en fit des adaptations fades, injectant de la guimauve jusqu'à l’écœurement, voire même une certaine tendance à la misogynie. Les nombreux succès de ces adaptations se sont surtout reposés sur des techniques d'animations révolutionnaires pour l’époque, plutôt que sur un fond narratif intelligible – véritablement englué dans une propagande bien pensante –. Mais ce que le public ignorait, dans sa grande majorité, c'est l'aspect lugubre et horrifique des œuvres originales des deux frères. Ce que Terry Gilliam nous rappellera en 2005 avec son film Les frères Grimm. Pour l'anecdote, Cendrillon ne fut pas réveillée par le doux baisé de son prince charmant, mais par les contractions de son accouchement, suite à la visite inopinée du personnage susnommé. De quoi casser un mythe. Le désir de détruire le cadre féerique mis en place par Walt Disney gagne certains réalisateurs ayant grandis dans cet environnement –  tuer le père en quelque sorte, sans faire de Freudisme facile  –. Et cela continue de nos jours, avec la série télévisée à succès Grimm qui vient relancer cette tendance. Mais c'est surtout Blanche Neige qui pointe en ce moment, comme on le ferait dans une usine. Pas moins de treize adaptations au cinéma depuis 1916 – mais aussi une série, Once upon a time – dont Mirror, Mirror et Blanche Neige et le chasseur au cours de l’année 2012.

 

 

Revenons-en à notre sujet. La véritable histoire de Blanche NeigeDeadly Summer à l’étranger – est une relecture libre du récit initial. L'histoire se situe de nos jours et joue avec les codes du slasher-movie pour rythmer un semblant de scénario. Lorsque le film se termine, on continue à chercher le rapport entre ce que l'ont vient de voir et le conte que l'on connaissait. Au delà du fait que la jaquette – magnifique soit dit en passant – n'a aucun rapport graphique avec le film, que le nom de l'héroïne est « Neige » au lieu de « Blanche », on cherche aussi ce qu'a voulu faire passer le réalisateur David Decoteau dans ce projet. Certains concepts sont extraits du conte originel, comme les sept – pas – nains ou encore la belle-mère maléfique sans charisme et d'une blondeur étincelante aux antipodes de l'image que l'on se fait du personnage. Cela s'arrête là. Peu importe, tant il pourrait être acceptable de visionner un simple film d'assassins schizophrènes sévissant dans environnement proche de l’histoire de Blanche Neige. Là aussi, le cinéaste manque clairement le coche. 

 

 

L'atmosphère oppressante relative à tout production de ce genre est totalement absente, tout comme la fibre sentimentale qui se tisse logiquement entre le public et les personnages à l'écran. Ainsi les morts s’enchaînent, sans suspens et sans effets gores – le fameux syndrome du meurtre hors cadre, pour ne pas perdre le public de Twilight –. On se contrefout par conséquent des personnages. Leurs absences ne ramenant pas plus que leurs présences. Dans le pire des cas, on fait un décompte de chacun d’entre eux, en espérant que cela nous fera patienter jusqu'au générique de fin.

 

 

Difficile de s'étendre plus longtemps sur Blanche Neige, titre devenu beaucoup plus racoleur ou surfant sur la vague. La catégorie dite « série-z » offre à son public des films imbibés d'un ton ironique et d'un amour incommensurable du genre. Mais ici ce n'est pas le cas. Étant donné que les amateurs d'œuvres horrifiques plus conventionnelles, que les aficionados de film d'auteur et que le public lambda des studios Hollywoodiens ne s'y retrouveront pas non plus, à qui se destine donc ce film ? Un pur produit commercial. 

Auteur : MARC D'OC

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