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Critique Laid To Rest

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Robert Hall est un homme de l’ombre. Inconnu au bataillon en tant que réalisateur, le cinéaste en herbe aura fait ses  premières armes au poste de spécialiste du maquillage. A son actif, un bon paquet de films ainsi que de séries à succès, à l’instar de Buffy contre les Vampires, l’excellent space-opera Firefly ou encore le très réussi Vacancy, distribué sous le nom de Motel en France. Egalement musicien à ses heures perdues, l’américain signe aujourd’hui avec Laid To Rest son second long-métrage, cinq ans après un Lightning Bug passé totalement inaperçu dans nos contrées. Au vu de la teneur de cet énième slasher à ranger dans les oubliettes du genre, Laid To Rest ne devrait pas présenter trop de difficultés à suivre les mêmes chemins épineux.

 

 

Bien que le pitch dénote d’une inventivité inexistante typiquement inhérente au registre, Laid To Rest laissait pourtant présager à travers ses premiers visuels de quelques moments de bravoure alléchants. Le visuel du métrage de Hall s’avérait particulièrement prometteur, le réalisateur ayant pris soin de dresser un portrait de boogeyman plutôt effrayant. Le masque complexe de cet étrange personnage, surnommé Chrome Skull, s’avère en effet particulièrement réussi, tout comme son étrange obsession à mettre en boite ses quelques menus larcins via une caméra épaule se profilait comme une idée intéressante. Entièrement mis en boite de nuit, Laid To Rest aurait également pu s’habiller d’éclairages crépusculaires et ténébreux, à l’instar du superbe travail opéré par Daniel Pearl sur les récents opus de Massacre à la Tronçonneuse. Malgré un éventuel potentiel artistique - à défaut de se targuer d’une véritable originalité -, Laid To Rest se présente pourtant comme un naufrage complet tant le film de Robert Hall se complait dans les séquences nanardesques à peine dignes d’un mauvais DTV. Fauché au possible, le tout témoigne d’un amateurisme flagrant et enquille les maladresses. La réalisation de Robert Hall ainsi que la direction artistique du métrage, à peine digne d’un téléfilm à l’eau de rose, transpirent la médiocrité. Shooté en vidéo, Laid To Rest alterne les cadrages ratés et les mouvements de caméra risibles et répétitifs, chaque séquence donnant l’impression d’avoir été mise en boîte depuis deux uniques et misérables angles de prises de vues.

 

 

A cet art des séquences anémiques et peu variées répond un montage absolument calamiteux. Si le film souffre déjà de trop nombreux défauts, le travail opéré à la hache par un sombre artisan du genre n’aide pas Laid To Rest à se parer d’un rythme qui aurait pu atténuer la banalité du postulat de base. Monté avec les pieds, le métrage multiplie les cuts foireux, certains dialogues flirtant de ce fait avec l’absurdité la plus totale. Le scénario ainsi que les tirades miteuses trahissent d’ailleurs un « je m’en foutisme » particulièrement tétanisant, les aberrations les plus étonnantes se greffant à ce ratage par barre de douze. Le village au sein duquel se déroule l’histoire ne doit pas compter  plus de sept habitants, personne se s’alarmant du grabuge causé en extérieur par le pourtant peu délicat Chrome Skull. Le Boogeyman se montre par ailleurs surhumain et résiste à toutes les formes d’assauts, qu’il s’agisse d’armes blanches ou à feu, et bénéficie d’un GPS intégré lui permettant de localiser sans peine les protagonistes fuyant portant en voiture. Notons enfin que nos héros n’hésitent pas à revenir dans la tanière du psychopathe pour s’y enfermer (?) et qu’aucun d’entre eux n’est équipé d’un téléphone mobile, voire même d’une ligne fixe à leur domicile. Aberrant.

 

 

Perdus dans ce gloubi-boulga cinématographique, les acteurs courent derrière la performance de bas-étage. Peu aidés par un scénario résolument idiot et rarement enclin à développer la psychologie des personnages, ces derniers cachetonnent avec une médiocrité presque alarmante. Laid To Rest est un film débordant des clichés du genre : muet, le boogeyman défouraille tout ce qui bouge sans qu’il ne nous soit jamais dévoilé la raison de son amour prononcé pour les films vidéos, tandis que le premier rôle féminin s’époumone toute poitrine dehors sans hésiter à exhiber son anatomie gonflée à l’hélium. A ce tableau de base s’ajoute un geek forcément looser et peureux, et un homme claudicant au grand cœur qui ne pleurera pas plus de quelques secondes la disparition de sa femme généreusement découpée à la lame. Seuls Lena Headey et Thomas Dekker - tous deux débarqués de la franchise télé de Terminator - parviennent à insuffler un brin de professionnalisme à cette œuvre médiocre, malgré des prestations limitées à quelques minutes. Lent, chiant, mal fagoté,  Laid To Rest ne s’envole qu’à l’occasion de quelques séquences de frénésie meurtrière plutôt bien senties. Très gore, le métrage de Robert Hall témoigne d’effets de maquillages réussis et repoussants, le cinéaste semblant témoigner d’une véritable névrose pour les découpes faciales les plus ignobles. Une passion pour les décompositions du visage qui atteint malheureusement le ridicule à l’occasion d’un final grotesque, qui voit Chrome Skull se faire terrasser par une lamentable erreur personnelle et non par une héroïne inutile limitée aux pleurnicheries incessantes. Original mais assommant de nullité.

 

 

En qualité de slasher, Laid To Rest ne vaut pas tripette. Les adeptes du second degré et de nanars corsés pourront éventuellement y trouver un quelconque intérêt, les autres oublieront bien vite ce rejeton illégitime du genre pour se consacrer à des slashers novateurs, à l’instar du très bon All The Boys Love Mandy Lane.

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Votre réponse :

drexel 02-09-2011
Mal monté et réaliser se qu'il faut pas lire. j'en dirai pas plus.

 

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