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Critique Lake Placid : The Final Chapter

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Certains producteurs semblent déterminés à prolonger des franchises basées sur un premier opus purement anecdotique. Petit bis marrant mais pas bien méchant, le Lake Placid de Steve Miner aura ainsi donné suite à une petite série de séquelles foireuses calibrées pour le petit écran. Une nouvelle fois bricolé avec trois bouts de ficelles et quelques pseudo-acteurs du dimanche, Lake Placid : The Final Chapter ne rehausse guère le niveau. Certes un poil moins avare à user du gros rouge qui tache que ses biens peu glorieux prédécesseurs, ce quatrième opus en conserve néanmoins les effroyables carences. Notamment en ce qui concerne la vacuité du script et l’effroyable bérézina d’effets numériques minables.

 

 

L’Amérique entière est désormais informée que le petit village de Lake Placid abrite une palanquée de crocodiles gloutons dans ses marécages. Evolution aidant, ces derniers mesurent désormais près de six mètres. De quoi justifier un Jurassic Park du pauvre pour le réalisateur Don Michael Paul – la voix originale d’Oggy et les Cafards –, qui adapte un scénario hallucinant de bêtise. Parqués derrière un grillage maousse-costaud, les crocos ne grignotent désormais plus que leurs semblables. C’était sans compter le chauffeur d’un bus scolaire qui, occupé à mater un film de cul sur son smartphone, prend par erreur la direction du lac maudit. La faute à une entrée laissée grande ouverte pas un gardien peu prudent. Inutile de chercher plus loin, Michael Paul bâclant vite fait bien fait son semblant de synopsis afin de livrer sa petite palanquée d’ados entre les dents acérés de ses bestioles voraces. Lake Placid : The Final Chapter n’en oublie pas pour autant de se vautrer dans les pires clichés de l’horreur eighties. Film de supermarché par excellence, l’ensemble sert donc le menu habituel en guise de préambule. Une petite scène de sexe à l’intensité frigide, quelques nibards de ci et là, une bonne platrée d’humour beauf, Lake Placid : The Final Chapter tente vainement d’émoustiller son public adolescent sans s’attirer les foudres de la censure. Dommage que Michael Paul limite son objectif à du 85B sur toute la longueur.

 

 

Côté développement, Don Michael Paul fait donc dans l’originalité la plus totale. Exception faite de quelques plans de « croco vision » hilarants – les animaux voient vert et trouble –, Lake Placid : The Final Chapter reproduit à la lettre prêt le schéma des deux volets précédents. Les adolescents campent, boivent, draguent, puis courent dans tous les sens. Loin du divertissement espéré, le film de Don Michael Paul cumule maladroitement les séquences de carnage numériques avec un esprit nanardesque furieusement bien troussé. Le réalisateur tente de faire croire que le corps humais contient cinquante litre de sang en usant de projections démentielles, le tout déclenché par une famille de crocodiles informatiques à la finition absolument infâme. Les pauvres sauriens glissent sur le sol, quand ils ne se voient pas limités à bouloter leurs victimes hors cadre. Cette scandaleuse profusion de numérique couplée à un sévère déploiement de latex d’origine chinoise – les morceaux de cadavre – frôle le politiquement incorrect, d’autant plus que l’ensemble témoigne d’une rythmique absolument chiantissime.

 

 

Plongé au cœur de ce Z dégueulasse, Robert Englund grimace dans tous les sens. Si l’interprétation du salopard de circonstance reste pour le moins étrange, elle ne dépareille pas face à la nullité générale du casting. Bon nombre d’intervenants se sentent obligés d’en faire des caisses, qu’il s’agisse des « thoughs girls » viriles comme des pleutres habituels. Minable mais fendard. Don Michael Paul complète le tableau en emballant ce Lake Placid : The Final Chapter d’une réalisation aussi moribonde qu’anti-professionnelle. Le plus surprenant reste ici de voir apparaitre à deux reprises le même plan, histoire de définitivement rentabiliser les pitoyables effets spéciaux.

 

 

Les meilleures plaisanteries sont assurément les plus courtes. Outre un premier métrage divertissant, la franchise Lake Placid cumule depuis trop longtemps les essais manqués. Un abominable film de bestiole aquatique, si mauvais qu’il pousserait presque le Piranha 3D d’Alexandre Aja au rang de chef d’œuvre.

 

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