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Critique Lap Dance

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Les téléfilms Hollywood Night ne trouveraient surement plus leur place dans les grilles désormais scandaleusement consensuelles des chaines grand public. Diffusés au cours des nineties, ces derniers restent probablement à l’origine des premiers émois d’une génération d’adolescents. Les temps changent. La pornographie trash est désormais accessible en quelques clics, faisant du même coup de l’érotisme soft un registre cinématographique has-been. Développé sur des fonds indépendants, Lap Dance ressuscite plus ou moins le « drame coquin » en exfoliant cependant l’aspect policier souvent inhérent au genre. Assez maladroit dans son approche « artistique », Greg Carter livre malheureusement un produit qui se trompe clairement de cible.

 

 

La formule des Hollywood Night est plutôt basique : un ou deux meurtres, une bonne palanquée de scènes érotisantes et une sous-intrigue purement accessoire. Lap Dance affiche d’emblée la volonté de soigner son potentiel dramatique, Carter s’inspirant ici de la véritable histoire d’un couple sans le sou. En route pour Las Vegas ou ils espèrent s’imposer dans le milieu du cinéma, Kevin et Monica s’arrêtent à Houston afin de rendre visite au père de la jeune fille. Ce dernier vient cependant d’être admis à l’hôpital suite à une rechute de cancer. Afin de l’aider à payer ses frais médicaux, Monica décide alors de s’engager comme danseuse exotique. Le monde de la nuit et l’argent facile vont rapidement l’amener à faire de mauvaises rencontres et à perdre pied. Appuyé par un budget conséquent et mis en scène avec un réel sens artistique, Lap Dance aurait pu se profiler comme un drame intense et puissant. Entre les mains de Greg Carter, artisan rodé au nanar dégueu livré à la chaine, ce projet était au moins attendu en divertissement gentiment hot et bien rythmé. Lap Dance n’est malheureusement rien de tout ça. Mal fagoté, le métrage se vautre en effet dans les tirades niaises et patauge dans un scénario galvaudé chiantissime au possible.

 

 

Le contexte est posé en à peine quelques minutes, le métrage affichant ses scènes pseudo-torrides sans trop tarder. Si l’aspect érotico-dramatique est utilisé avec brio – le film n’est jamais avare en plans sympathiques et en formes rebondies –, Lap Dance affiche une étrange propension à virer dans la love-story dégoulinante bien girly. La relation Kevin-Monica occupe presque tout l’espace, Greg Carter tartinant avec une irritante insistance son métrage de disputes / réconciliations gnan-gnan qui fusillent le semblant de tension sexuelle qui tente de se greffer de ci et là. Le cinéaste tente bien de s’affranchir de rares rebondissements à base de tromperies, mais l’ensemble bande désespérément mou. Lap Dance sombre en effet dans une avalanche de clichés propres à la comédie romantique, choix qui tranche radicalement avec le manque de pudeur affiché par bon nombre de séquences. Etrange association.

 

 

Lap Dance articule sa promotion autour de la présence au casting de l’ex-playmate Carmen Electra. Vulgos et retouchée de partout, cette dernière est absolument horrible à reluquer. Electra s’avère de plus très mauvaise actrice mais n’apparait fort heureusement qu’occasionnellement. Ouf. La jeune Ali Corbin – vue à poil dans American Pie 4 – porte pour sa part joliment le mini-shorty, en plus d’être plutôt correcte dans son jeu pour une production de ce calibre. Les mecs sont sans grande surprise ultra-caricaturaux, Carter brossant un panel bien cliché allant du lascars wesh-wesh au boyfriend trop gentil mais finalement un peu salaud. Beurk. Le réalisateur emballe enfin le tout par-dessus la jambe. Si les séquences de danse passent plus ou moins, le métrage multiplie les erreurs techniques. L’étalonnage est parfois complètement différent entre deux plans consécutifs,  les faux-raccords sont légion et la fluidité technique de ce produit purement télévisuel s'avère extrêmement laborieuse.

 

 

Lap Dance est un projet vidéo vite-fait mal-torché. Plutôt moche sur la forme, le travail de Greg Carter ne sait de plus jamais sur quel pied danser et se profile comme un faux Hollywood Night assez foireux. Autant conserver ses bons souvenirs d’ado libidineux.

 

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