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Critique Lazarus Effect

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Jason Blum encore, Jason Blum toujours. Souvent synonyme de bons filons qui rapportent gros, le nom du producteur super-actif – Paranormal Activity, Dark Skies, Insidious – est désormais autant gage de divertissement sympathique que de gros navet vide de sens. Le bonhomme n’est en effet pas très regardant, et place davantage ses billes en fonction du potentiel commercial qu’en se basant sur les qualités intrinsèques d’un projet. Lazarus Effect répond en ce sens au strict cahier des charges Blumhouse. Tourné pour trois francs six sous dans un décor quasi unique, le film de David Gelb – un « yes-man » inconnu et plus ou moins débutant – s’articule autour de l’équation gagnante « intrigue surnaturelle, timing serré et guest-star un poil reconnue ». L’ensemble fonctionne plutôt correctement.

 

 

Luke Dawson et Jeremy Slater ne se sont clairement pas trop pris le chou. Les deux scénaristes livrent en effet pour les besoins de ce Lazarus Effect un script parfaitement conventionnel. Les plus critiques considéreront ce dernier comme une repompe intégrale d’œuvres fantastiques et horrifiques véritablement marquantes, les autres évoqueront une relecture pas trop dégueu d’un concept déjà bien éculé. Lazarus Effect évoque en effet fortement L’Expérience Interdite, et dans une moindre mesure La Voix des Morts ou Reanimator. David Gelb injecte parallèlement sans son travail l’idée de base des cartons Lucy et Limitless, à savoir un personnage qui se voit soudainement capable d’utiliser son cerveau au-delà des fameux 10%. Et qui se met par conséquent à faire une multitude de trucs étranges et flippants. En route pour l’aventure. Le cadre est rapidement posé, bien que Gelb allonge clairement la mise en place des éléments afin de grappiller quelques minutes afin d’atteindre le minimum syndical – le film s’étend sur 1h23, génériques d’ouverture et de conclusion inclus –. Une petite équipe de scientifique élabore ici un dispositif permettant de ramener les morts à la vie. Le sérum, couplé à une impulsion électrique, est concluant sur un animal. Lorsque Zoé décède accidentellement au cours de l’expérience suivante, ses amis réaniment son cadavre. La jeune scientifique revient cependant différente, son passage dans l’autre-monde ayant réveillé toute la noirceur de son âme. Bouh.

 

 

Lazarus Effect se profile en pur produit commercial. En ce sens, le métrage de David Gelb reste parfaitement inoffensif, téléphoné et gentiment tendu. Le cinéaste use ici de ressorts bien visibles, de raccourcis narratifs souvent hâtifs et déroule du dialogue d’une relative platitude. Difficile dès loirs d’imposer un véritable climax, d’autant plus lorsque la longue séquence introductive se complait dans les explications scientifiques absolument incompréhensibles mais tout à fait comiques. Bien que scandaleusement pépère en ce qui concerne le synopsis et ses pseudo-rebondissements, Lazarus Effect reste pourtant un petit film du dimanche soir parfaitement divertissant, peuplé de jump-scares grossiers mais parfois efficaces. Gelb injecte un sens du rythme à son petit huis-clos, ce dernier empilant les séquences sans jamais sombrer dans le bla-bla trop crétin ou les rajouts inutiles. L’ensemble est certes très dispensable et parfaitement bis, mais se déguste comme un plaisir coupable. Le scénar’, bien que simpliste, réserve même son petit lot de surprises. Le cliffhanger final – à base de secret terrifiant et bien enfoui – est malheureusement incroyablement prévisible, ce qui ne nuit en soit pas vraiment au métrage. Du moins si l’on n’en attend rien de plus d’un film pop-corn sans prétention démesurée, approche dont Jason Blum s’est depuis longtemps fait spécialiste.

 

 

Artistiquement, Lazarus Effect s’inscrit dans la plus pure logique vidéo. La réalisation de David Gelb est en effet fonctionnelle, ce dernier couchant sur pellicule un produit télévisuel de luxe. Le cinéaste ne prend jamais véritablement le temps de penser ses cadrages, de travailler sur l’éclairage ou d’imposer un style à ses images. L’ensemble est par conséquent assez laid, et n’hésite pas à se vautrer dans les pires poncifs et fautes de goût du cinéma horrifique récent. Si Gelb nous sert du found-footage de ci et là, ce dernier n’en use cependant qu’avec parcimonie. Ouf. Lazarus Effect est enfin tout à fait correct au niveau du casting. Peu nombreux, les acteurs cachetonnent mais brossent une petite série de personnages sympathiques, jamais irritants à défauts d’être véritablement attachants. Et Olivia Wilde est plutôt mignonette.

 

 

Lazarus Effect est une parfaite œuvrette de cinéma fast-food. Du Blum, point. Dans le genre, le film parvient cependant à dérouler quelques arguments intéressants et profite d’une structure ultra-resserrée qui permet de visualiser un joyeux melting-pot d’idées faisandées sans véritablement sourciller. Déjà-vu, pas gore pour un sou, mais pas désagréable.

 

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