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Critique Le Chaperon Rouge

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Suite à l’immense succès financier mais controversé de la série Twilight, dont elle est la réalisatrice du premier opus, Catherine Hardwicke choisit d’adapter le fameux conte retranscrit par Perrault. Même si l’exercice à déjà été effectué, notamment par la team déjantée de Tex Avery, il reste difficile de par la popularité de cette histoire. Mais l’équipe est de taille, Leonardo DiCaprio s’alliant au staff en participant à la production, Gary Oldman et Billy Burke rejoignant la séduisante Amanda Seyfried sur les planches. Le Chaperon Rouge a de bonnes cartes en main pour concrétiser avec brio cette tentative de donner un côté sombre et fantastique à un conte extrêmement enfantin. Si l’idée est intéressante, elle est aussi très ambitieuse, et Catherine Hardwicke se lance dans un véritable défi.

 

 

La salle comprend dès le commencement de la bobine que le virus Twilight hante toujours la réalisatrice. La splendide vierge effarouchée se retrouve prise au milieu de deux hommes, cette dernière souhaitant vivre un amour impossible avec son ami d’enfance mais demeurant condamnée à épouser un autre charmant et riche jeune homme, victime de la vénalité de sa génitrice. Merde. Le spectateur est pris en traître et la mièvrerie embusquée s’abat violemment sur lui. Sadisme ou volonté de partager un trouble émotionnel, les paris sur l’origine de ce triolisme ressurgissant sont lancés. Et c’est vraiment regrettable, les décors restant vraiment réussis et les costumes travaillés. Juste le temps d’y poser les yeux et voilà qu’apparaît un autre double amour. Une centaine d’habitants dans un petit village et tant d’amants… Sans commentaire. Une fois déroulé le premier quart du film et la pilule twilightesque avalée, l’hémoglobine apparaît enfin sur la toile. Et le loup qui avait su se satisfaire des sacrifices animaux offerts par les villageois revient vingt ans après terroriser ce village. Mais cette fois-ci, les autochtones n’entendent pas se laisser croquer, appelant à la rescousse un prêtre frénétique interprété par Gary Oldman.

 

 

Les villageois apprennent alors que l’assassin est un loup-garou, et  si cette idée rappelle encore le récent passé de la réalisatrice, elle s’avère assez originale. Et c’est bien la seule à ne pas être ridicule. Pour le reste, le métrage sombre progressivement, tantôt par l’interprétation, tantôt par le texte ou par des idées saugrenues. Il en résulte un grand manque d’intensité, les échanges amoureux semblent platoniques, les éclats de joie surjoués. Seul le détachement du prêtre face aux tortures qu’il impose ôtera un sourire aux plus friands d’humour noir, même si ce n’était surement pas le but recherché. Quant aux séquences dramatiques, l’ensemble des personnages passent si rapidement des pleurs au pardon total ou à l’oubli que la crédibilité s’évapore. Après un clin d’œil au masque de fer et aux théières Lipton, le métrage reprend quelques scènes cultes du roman, exercice forcé à l’extrême qui fait contraste avec le reste du film et détache immédiatement le spectateur. Cependant, le prêtre et sa révélation sur l’apparence humaine du meurtrier en journée dote l’œuvre d’un aspect thriller, tournure à première vue bien pensée.

 

 

Mère-grand et ses grandes dents, cet amoureux ténébreux, ce villageois distrait, mais qui donc revêt son habit d’humain au petit matin ?  La suspicion gagne tout le village et gangrène les relations, l’auditoire quant à lui regarde stoïque ces êtres à peine développés se dénoncer et se trahir. Loin de miser sur la subtilité, le jeu des acteurs se résume à des regards prononcés, et l’enquête se traduit par des gros plans et des flashbacks sur les différents indices. La question de la tranche d’âge visée trouve donc une réponse, point trop de réflexion. D’ailleurs le meurtrier est livré comme par hasard, lors d’une étrange coïncidence à la suite d’un cauchemar. D’un point de vue technique, Le Chaperon Rouge n’excelle pas,  sans pour autant tomber dans le désastreux du point de vue de la photographie ou de la réalisation. Mais là encore, réunir décors et costumes de qualité sans vraiment rechercher à faire un travail exceptionnel sur ces deux points reste vraiment déplorable.

 

 

Le Chaperon Rouge, bien qu’entrepris dans un but intéressant, s’enfonce dans un mix entre Twilight et le conte, sans grande conviction. Plus dommageable encore, les points forts du film ne sont pas exploités jusqu’au bout et se retrouvent noyés dans la médiocrité générale du film. Un gros coup de bluff !

Auteur : FAB

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