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Critique Le Dernier Exorcisme

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Ah les documenteurs ! Explosant avec le Projet Blair Witch à la fin des années 90 – et remis au goût du jour avec la série des Rec notammen t– ce concept qui traite un film sous aspect documentaire est devenu particulièrement roublard avec les Paranormal Activity. Mais, alors qu’il s’apprête à sortir en DVD et Blu-Ray, un film parvient enfin à exploiter ce genre et a pour nom Le Dernier Exorcisme. Réalisé par un inconnu, supervisé par ce fou d’Eli Roth, l’homme derrière les Hostel, ce film apporte la preuve qu’une bonne histoire repose avant tout sur ses personnages, surtout quand on fait un faux documentaire.

 

 

Prédicateur en pleine crise de foi, le révérend Marcus Cotton est un ancien spécialiste en exorcisme. Ou plutôt, comme on l’apprend assez rapidement, un charlatan qui exploite la détresse ou la folie de certains pour arriver à ses fins. Mais, désireux de révéler ses secrets dignes d’un magicien, le révérend accepte d’être suivi par une équipe de télévision pour un dernier cas dont il ne sait pas grand-chose, si ce n’est que la soi-disant possédée se trouve dans une ferme en Nouvelle Orléans. Bien vite, les choses vont prendre une tournure étrange, mettant à l’épreuve les convictions du révérend, quand ce n’est pas sa propre vie. Le Dernier Exorcisme possède déjà un pitch accrocheur et une mise en place parfaite. Là où bon nombre se focalisent sur le mal – ou ses victimes – le film de Daniel Stamm se concentre lui sur le soi-disant sauveur dont on sait dès le départ qu’il n’est qu’un charlatan exploitant la misère à des fins égoïstes. Toute la première partie du film, particulièrement crédible, nous envoie de fausse piste en fausse piste, et regorge d’indices sur la véritable nature de la possession de la jeune fille concernée. D’ailleurs, il est regrettable qu’affiches et extraits soit trop révélateurs mais le film lui laisse planer le doute pendant une bonne partie de sa durée – jusqu’à 1h15 environ – évoquant aussi bien la possession démoniaque, vite réfutée par notre religieux escroc, que l’inceste et sa fréquence dans les milieux ruraux.

 

 

Si certains ont regretté que des effets typiquement de mise en scène les sortent de l’aspect documentaire – exemple avec deux points de vue lors d’une scène alors qu’il n’y a qu’une seule caméra – cela va dans le bon sens puisque dans un but d’impliquer encore plus le spectateur. Nanti d’effets chocs, roublard par certains côtés, Le Dernier Exorcisme est avant tout un film où la facilité n’est pas de mise. Déjà par la personnalité du révérend, d’abord antipathique et dont les fêlures vont révéler un être plus humain et sensible qu’il n’y parait de prime abord. Il est avec Nell, la jeune fille « possédée » le personnage central et celui par qui l’action se déroule, la caméra le suivant de bout en bout, ou presque. Effrayant, le film sait l’être, en jouant essentiellement dans un premier temps sur des effets chocs où les sons ont une importance capitale, et parfois, à l’aide d’images qui impriment la rétine, telle cette séquence où la caméra se retrouve entre les mains de Nell. L’aspect crédible du film est renforcé par des ellipses qui contrairement à d’autres films d’aspect documentaire s’avèrent parfaitement gérées et bousculent encore un peu plus les convictions du spectateur. Le final du film – après une révélation qui va remettre tout ce qui précède en question – amène une séquence riche en émotions, terrifiante même, où les protagonistes vont être confrontés à quelque chose d’inattendu et déstabilisant. Cette dernière conduit Le Dernier Exorcisme aux confins de l’horreur, rappelant des classiques tels Rosemary’s Baby et La Malédiction, et ce, sans que ce soit au détriment du film de Stamm.

 

 

Il va de soi que pour que l’aspect documentaire soit réaliste et émotionnellement réussi, il fallait des acteurs capables de nous impliquer. Que ce soit Patrick Fabian dans le rôle du révérend Marcus Cotton, ou encore Louis Herthum dans celui du veuf Louis Sweetzer, les acteurs sont crédibles, voire même exceptionnels. Et à ce titre, dans le rôle délicat de Nell Sweetzer – Linda Blair ayant mis la barre haute – Ashley Belle est une révélation. Touchante, effrayante ou naïve tour à tour, elle joue sur une palette d’émotions phénoménales et possède un physique parfait pour un rôle où contorsions et autres mouvements disgracieux sont essentiels. Si les acteurs sont quasi inconnus, l’équipe à l’origine du film l’est tout autant. Et pourtant, le talent est bel et bien là. Scénario, mise en scène, photographie : tout concourt à rendre le film le plus vrai et effrayant possible, l’addition de toutes les personnes impliquées dans le film donnant un résultat des plus convaincants, allant même jusqu’à réhabiliter un style de mise en scène meurtri par certains naufrages cinématographiques.

 

 

Arrivé sur nos écrans précédé d’un buzz élogieux, Le Dernier Exorcisme aura prouvé que lorsqu’on veut, on peut, si tant est que le talent et l’implication soient présents. Fait dans le seul but d’effrayer, le film  réussi haut la main son ambitieux dessein et restera comme l’une des péloches les plus flippantes de ces dernières années. Le Dernier Exorcisme fait honneur au genre.

 

Auteur : TONTON

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