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Critique Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées

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Est-il encore nécessaire de présenter ce film ? Treize ans après la sortie de La Communauté de l’Anneau qui, on peut le dire sans hésitation, a marqué à jamais le cinéma grand spectacle, Peter Jackson clôt définitivement son aventure en Terre du Milieu. Définitivement ? Rien n’est jamais sûr avec lui. Après tout il ne devait pas réaliser Le Hobbit, puis finalement… Gros succès de la fin d’année 2014 – près de 5 millions d’entrées en France, 955 108 370 $ de recettes mondiales –, est ce que ce final est à la hauteur ?

 

 

Le deuxième opus s’était terminé sur l’un des cliffhangers le plus réussis de ces dernières années. Pour rappel, les nains de la compagnie de Thorin Ecu de Chêne ont réveillé Smaug le dragon et celui-ci n’est pas content du tout. Benedict Cumberbatch qui prête sa voix au saurien, déclame en se dirigeant vers Lacville « I’m fire, I’m death… ». Et puis pouf, écran noir. Autant dire que ça en a frustré plus d’un. Ce dernier chapitre commence exactement où cela s’était arrêté : Smaug part détruire la ville, les nains sont sur leur montagne et observent. On peut dire sans rien dévoiler de l’intrigue que ça part sur les chapeaux de roues ! La suite est assez simple, les nains sont dans la montagne avec le trésor. Thorin pète légèrement les plombs à cause de tout cet or, les elfes veulent récupérer certaines pierres précieuses, les hommes convoitent une part pour reconstruire leur ville et les orques veulent tuer tout le monde et conquérir le monde. Bref, personne n’est prêt à s’entendre et forcément devant ces différents irréconciliables, tout le monde se tape dessus. Là où les deux premiers opus étaient plutôt légers, lumineux et assez drôles, Le Hobit : la Bataille des Cinq Armées se montre beaucoup plus sombre.

 

 

Assurément le spectacle est beau. Epoustouflant même. Peter Jackson n’a rien perdu de son talent entre sa première trilogie et celle-ci. Il a quelque chose en plus, une technologie qu’il n’avait pas à l’époque du Seigneur des Anneaux. Et il a bien l’intention de s’en servir. Le métrage bénéficie donc d’effets spéciaux first class. La 3D permet d’être encore plus au cœur de l’action, les artistes de Weta Digital sont excellents. On ne le dira jamais assez, mais Peter Jackson bénéficie en plus d’un atout majeur : les paysages de Nouvelle Zélande, personnage à part entière dans ses six films. Tous ces aspects font de ce métrage un divertissement taille XXL. Les vrais afficionados de la première trilogie seront heureux de retrouver tout un tas de références : les paroles de Galadriel, les acrobaties de Legolas – oui avant de faire du rodéo sur un oliphant, il en faisait sur des trolls ou des tours qui s’écroulent – ou encore la façon de se défendre de Bilbon – le jet de pierres made in Merry et Pippin –. Toutes ces petites choses sont réjouissantes à dénicher. Servi par un casting complétement investi et rythmé par la bande son de Monsieur Howard Shore, tout est maitrisé de A à Z. Très bonne idée également de confier la chanson finale à Billy Boyd – alias Pippin –, tant « The last Goodbye » est une vraie réussite. Cependant,soyons réalistes, ceux qui n’ont pas apprécié le Seigneur des Anneaux n’aimeront pas plus le Hobbit.

 

 

Maintenant il faut également être honnête. Non ce film n’est pas parfait. La comparaison est obligatoire avec la première trilogie et si certains préféreront Le Hobbit car il est plus drôle, plus lumineux, plus spectaculaire, les autres auront toujours une très large préférence pour les premiers films. Malgré un métrage très maitrisé, il lui manque une chose : l’authenticité des premiers films. A vouloir en faire toujours plus, Peter Jackson s’est un peu perdu et on finit par ne plus s’impliquer dans l’intrigue. C’est bien dommage. De plus, pourquoi avoir fait des rajouts inutiles à une histoire déjà amplement compliquée ? Quel est l’intérêt d’un triangle amoureux entre Tauriel, Kili et Legolas ? Le spectateur n’y croit pas une seconde et c’en est même gênant à certains moments – déjà qu’à la base Tauriel n’existe pas et que Legolas ne fait pas partie du livre… –. Ce qui manque au film en général, c’est l’attachement que l’on a pu ressentir pour les personnages de la première trilogie. Ici, hormis pour Bilbon – magnifique Martin Freeman – et Gandalf – toujours parfait Ian McKellen –, les gens ne sont pas attachés aux nains. Il n’y a qu’à entendre les rires dans la salle au moment de la mort d’un des personnages principaux – anecdote véridique –. C’est certainement pour cette raison que Peter Jackson a fait revenir Legolas et donné plus d’importance à Elrond et Galadriel, ou même Saroumane.

 

 

Pour les fans de la première heure, la fin de ce film laisse un vide. Plus jamais – quoi qu’il ne faut jamais dire jamais – on ne reverra les hobbits, les elfes ou les nains en Terre du Milieu. Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées est spectaculaire et remplit son contrat même s’il laisse un goût légèrement amer pour certains. Cependant cette dernière trilogie a le mérite de faire la parfaite jonction avec la première, la scène finale étant l’exacte réplique de celle de la Communauté de l’Anneau. On peut le dire, ces personnages vont nous manquer.

Auteur : FLORA

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