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Critique Le Hobbit : un voyage inattendu

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Après une trilogie entrée au panthéon des meilleurs œuvres cinématographiques et couronnée par de nombreux oscars - preuve du talent de Peter Jackson -, voilà la préquelle du Seigneur des Anneaux se déroulant 60 ans auparavant et mettant en lumière certains éléments des films précédents. Maîtrisant dorénavant le monde de Tolkien, Peter Jackson nous invite à nouveau à le rejoindre dans la comté et ainsi prendre part à une aventure peuplée de nains, elfes, magiciens, trolls et gobelins, et bien entendu hobitts.  Ce dernier a dans l 'optique de livrer une adaptation fidèle mais en même temps d'y apporter de nouveaux éléments afin d'avoir suffisamment de matière pour une nouvelle trilogie. A la vision du Hobbit : un voyage inattendu, difficile de faire la fine bouche, tant la qualité est au rendez-vous.

 

 

Bilbon, hobbit de la Comté décide d'écrire un livre sur la plus grande aventure qu'il ait jamais vécu. Alors qu'on s'apprête à fêter son anniversaire, il se remémore le jour où, 60 ans auparavant, Gandalf le magicien fit irruption dans sa vie. Suite à cette intrusion, Bilbon voit frapper à sa porte une bande de nains de tous âges, apparemment conviés par Gandalf. Toute cette joyeuse bande compte sur Bilbon pour les accompagner dans leur quête de revanche, afin de reconquérir Erebor, ancien fief des nains, désormais sous le joug de Smaug, dragon féroce qui curieusement ne donne plus signe de vie depuis des dizaines d'années. Mettons les choses au clair dès le départ. Ceux qui n'ont pas aimé la trilogie du Seigneur des Anneaux risquent de ne pas être plus conquis par ce voyage inattendu. Exclusif, Le Hobbit ? En fait, non. Car si forgé dans le même moule, envoyant de nombreux clins d'œil aux fans et en même temps respectueux de l'œuvre dont il est adapté, Le Hobbit : un voyage inattendu diffère par son histoire et le traitement que lui a réservé Jackson et ses habituels acolytes – avec en sus Guillermo Del Toro, un temps pressenti pour réaliser le film –.  Ainsi, si Le seigneur des Anneaux est sombre et désespéré, Bilbon le Hobbit – le roman comme le film – se veut plus léger et parsemé de chansons ainsi que de séquences drôles. Et cela se ressent à l'écran, Peter Jackson imposant sa vision de fan de l'œuvre de Tolkien tout en prolongeant le roman par l'ajout de personnages inédits de séquences inventées de toutes pièces.

 

 

Le premier plaisir du film – vu en 24 images / seconde et en 3D – est visuel. La 3D est un bonheur pour ceux qui rêvaient de voir la précédente trilogie convertie. On entre littéralement dans le film – la version HFR, 48 images / seconde est  semble-t-il plus immersive – et c'est bien peu de dire tant on évolue en territoire connu. Du moins dans la première partie, nécessaire pour présenter ne serait ce que les 12 nains prenant part à l'aventure. Tout comme dans le roman, ceux-ci sont effacés par leur chef, Thorin, leader charismatique. Gandalf est plus présent pour le bonheur du spectateur et Bilbon n'est pas encore affecté par l'anneau et se veut donc moins antipathique que dans Le Seigneur des Anneaux. Le second plaisir tient dans la notion de « partage » installée par le métrage. Les acteurs – et la mise en scène de Jackson – semblent tellement s'amuser au cours d’une introduction rythmée et immersive qu'on se croirait pour un peu à table avec eux. De plus, Jackson a semble-t-il oublié certains tics de mise en scène – les zooms intempestifs sur les visages –. Sûrement restreint par la 3D, il livre un travail fluide et aérien. Le film est long mais on ne s'y ennuie pas un seul instant tant les péripéties s'enchaînent. La comparaison avec la communauté de l'anneau n'est pas en la faveur de ce dernier car Le Hobbit : un voyage inattendu n'est pas avare en spectaculaire et action. Les séquences se succèdent parfois à un rythme effréné et la dernière heure n'est qu'un long climax bourré de combats entrecoupés par le duel Bilbon/ Gollum. Et celui-ci est tel qu'on pouvait l'imaginer. Inventif, effrayant, drôle et magnifiquement mis en scène –quelle performance capture encore une fois –, ce face à face est un des points forts du film, quand bien même on en connaisse l'issue. Les combats sont nombreux et impliquent nains aussi bien avec trolls, gobelins ou orques. On y voit même des géants de pierre s'y affronter ! De plus, un réel plaisir nous prend quand certains acteurs de la précédente trilogie apparaissent comme Frodon, Galadriel ou Saroumane.

 

 

Beau à en mourir, le métrage laisse penser que Peter Jackson et son équipe ont voulu se surpasser. Et si certains SFX font parfois pâle figure, l'ensemble est d'une tenue exceptionnelle, surpassant même Avatar sur de nombreux points comme la performance capture ou les décors. La terre du milieu est vraiment magnifique et on se surprend plus d'une fois à avoir la mâchoire pendante. Les acteurs sont, tout comme dans Le Seigneur des Anneaux, parfaits – mention spéciale à Martin Freeman en Bilbon peureux– et ils sont pour beaucoup dans le plaisir éprouvé par leur périple. N'oublions pas de citer Howard Shore. Après une partition de premier ordre pour la trilogie des Anneaux, et s'il n'a pas le même génie ici, il rythme le film et donne certains des plus beaux morceaux de sa collaboration avec Peter Jackson comme ceux consacrés aux nains.

 

 

Vous l'aurez compris. Peu de chances d'être déçu si vous faites partie de ceux qui ont aimé la précédente adaptation de Tolkien par Peter Jackson. Encore une fois, c'est l'amour qui transpire du film. Amour pour le monde de Tolkien, pour ses personnages, pour leur destinée. Au final, cela donne donc un film d'introduction de premier ordre, voire unique, tant l'action est omniprésente  une fois les présentations faites entre les protagonistes. Ne boudez pas votre plaisir. Après tout, il faut être bien aigri pour ne pas apprécier un tel sens du spectacle. Cela ne peut qu'augurer du meilleur pour la suite, car il faut souligner qu’au cours de ce premier volet, vous ne verrez que bien peu Smaug, pourtant grand méchant de l'histoire.

Auteur : TONTON

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