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Critique Le Labyrinthe : La Terre Brûlée

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Le labyrinthe : La Terre Brûlée est le deuxième volet de la trilogie L’Epreuve. Grâce au succès surprise du premier opus, sorti il y a moins d’un an en salles, le film a bénéficié d’un budget revu à la hausse – le double, rien que ça – et ça se voit. Comme on ne change pas une équipe qui gagne, la réalisation est de nouveau confiée à Wes Ball. Adaptation des romans pour ados à succès de James Dashner, ce deuxième opus change complétement de décor : après le Block, ses cabanes en bois, sa verdure et les immenses murs du labyrinthe, l’histoire nous emmène dans un monde complétement dévasté.

 

 

Le Labyrinthe : La Terre Brûlée étant une suite, il faut replacer les choses dans leur contexte. Thomas et ses camarades ont réussi à sortir du labyrinthe pour se retrouver dans une installation du W.I.C.K.E.D où tout le monde a été tué. Ils ont alors appris que le monde extérieur a été détruit par des éruptions solaires et qu’une maladie appelée la Braise fait des ravages chez les survivants. Les ados ont donc été enfermés dans le labyrinthe pour trouver un remède. Thomas et toute sa bande sont ensuite évacués par hélicoptère pour se retrouver… Au début de ce deuxième opus. Ils sont donc dans une installation protégée, où on leur fait passer tout un tas de tests, où ils font la rencontre de Monsieur Janson, personnage antipathique s’il en est et où ils découvrent qu’ils n’étaient pas les seuls adolescents enfermés dans un labyrinthe. Thomas qui n’est pas la moitié d’un idiot sent bien qu’il y a un os, fait sa petite enquête et finit par convaincre ses copains de s’enfuir. S’en suit alors 1h30 de courses poursuites à travers un monde dévasté, un désert de sable, des souterrains, que des endroits super agréables quoi. Même si on ne s’ennuie globalement pas durant le film, il aurait tout de même mérité d’être raccourci. 2h13, ça finit par être long sur la fin. Le spectateur perd un peu le fil et ne comprend plus grand-chose à l’histoire de base.

 

 

L’un des intérêts du film est son changement drastique de décor par rapport au premier. Le Labyrinthe ne montrait que le block A, lieu de vie de Thomas et sa bande et les fameux murs, où les couleurs étaient assez sombres : les murs gris, le vert foncé des plantes, l’ombre du labyrinthe… La Terre Brûlée change complétement de cadre. Les héros se baladent désormais dans un monde post apocalyptique : ville détruite, immeuble à terre, désert, montagnes arides. Les paysages sont beaux et la photographie très réussie. Ce second volet joue également plus sur la tension et veut que le spectateur se retrouve sous pression. Même si on est loin de l’angoisse d’un Je suis une légende, quelques scènes feront néanmoins sursauter. Les acteurs de leur côté font le boulot, même si certains restent toujours fantomatiques comme Kaya Scodelario, le rôle féminin du premier film. Elle se fait piquer le poste par la nouvelle venue Rosa Salazar, jouant Brenda. Les adultes font quant à eux leur apparition dans ce nouveau film et se payent un casting de têtes connues, principalement en télé : Giancarlo Esposito – Breaking Bad, Once Upon a Time -, Barry Pepper – Lone Ranger, Broken City et Aidan Gillen – le Littlefinger de Game of Thrones – qui joue à merveille l'enfoirés fini, Janson.

 

 

Si on prend ce Labyrinthe : La Terre Brûlée pour ce qu’il est, c’est-à-dire un blockbuster ado / machine à cash, le film est assez réussi. Rythmé, visuellement beau, assez angoissant par moment, il a tout pour plaire au grand public. Seulement ici, c’est une adaptation d’un roman que l’on nous propose et question adaptation, il ne reste quasiment rien du matériau de base. Pour les lecteurs qui sont les premiers à se rendre au cinéma pour voir les personnages prendre vie, c’est une énorme déception. Une adaptation cinématographique s’accompagne toujours de coupes, de changements et donc forcément de mécontents. Mais c’est une véritable honte de dénaturer à ce point l’œuvre originale, surtout quand celle-ci tient très bien la route et que tout est fluide. Les lecteurs auront énormément de mal à comprendre le parti pris des scénaristes, les modifications n’amenant absolument aucun plus à l’histoire d’origine, l’embrouillant même passablement. Qu’est-ce qu’il leur a pris de caster un acteur de 56 ans afro pour le rôle de Jorge, jeune d’une vingtaine d’années, d’origine hispanique dans le bouquin ? Et ce n’est qu’un exemple parmi des centaines. On n’avait pas vu d’adaptation aussi foireuse depuis le Under The Dome de Stephen King décliné en série TV.

 

 

Il y a deux lectures possibles pour Le Labyrinthe : La Terre Brûlée. La première donne à voir un film grand public, bourré d’action, d’images assez belles, d’une bande d’ado badass et de décors impressionnants. Une réussite en somme : un film grand spectacle qui ne prend pas la tête, même s’il est moins compréhensible que le premier métrage. Et puis il y a la deuxième lecture : l’adaptation du roman. Et là, c’est juste nul. Quand on adapte un livre, on essaye d’être un minimum fidèle et on ne peut pas dire que ce soit le cas ici. Dommage. 

Auteur : FLORA

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