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Critique Le Transporteur : Héritage

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Quand on pense détenir une poule aux œufs d’or, on ne la lâche pas aussi facilement. Ce concept, Luc Besson l’a bien compris, quitte à oublier toute logique ou toute qualité artistique. La trilogie initiale du Transporteur a rapporté plus de 236 millions de dollars de recettes, alors forcément, Besson ne pouvait pas s’arrêter là. Dommage. Pour des raisons pécuniaires, Jason Statham, le héros badass des premiers opus, a refusé de signer pour trois films supplémentaires. Qu’à cela ne tienne, Ed Skrein reprend le flambeau. Et on ne peut décemment pas dire que c’est une réussite.

 

 

La réalisation de Transporteur : Héritage a été confié à un habitué des films d’EuropaCorp, Camille Delamarre ayant réalisé Brick Mansions – reboot américain de Banlieue 13 –, chef monteur de Taken 2, Colombiana, Lock Out et des précédents Transporteurs. Delamarre connait donc son affaire, spécialiste qu’il est des films d’action super burnés et peu portés sur la cohérence. Il livre ici un film soit disant fun, qui se veut rythmé, plein de course poursuites tendues mais au final très inégal, gangréné par multiples scènes qui plombent le tout. Le scénario reste très basique : une jeune femme, Anna, prostituée pour le compte d’un méchant russe durant toute sa vie, décide de se venger. Aidée par trois autres bombasses pas contentes, elle décide de piéger le très stoïque Franck Martin, transporteur de son état. Au début très sceptique et surtout très énervé d’être manipulé par la prostituée, il va évidemment se prendre au jeu et tataner tout ce beau monde. Vacuité totale du scénario et des dialogues, rien n’a de vraisemblance dans ce métrage. Il reste toujours une très jolie voiture et des décors plutôt sympas, c’est mince pour sauver le tout.

 

 

Statham ayant décliné l’offre de reprendre son rôle – ce n’était pas une mauvaise idée au final –, Luc Besson a dû lui trouver un remplaçant. Ed Skrein a certainement plus été choisi pour sa belle gueule, sa plastique et son passé de membre de gang que pour son jeu d’acteur. Pourtant pas si mauvais dans Game of Thrones – mais si, c’est lui qui jouait Daario Naharis dans la saison 3 – il essaye d’enfiler le costume de Statham en faisant du Statham mais sans vraiment parvenir à convaincre. Froncer des sourcils, tirer la gueule et jouer les mystérieux, c’est pas tout. Il essaye pourtant. On verra ce qu’il aura à nous montrer dans le prochain Deadpool, mais ce Transporteur : Héritage, n’augure rien de bon. On peut ajouter au casting une ancienne miss monde, des mannequins pour camper les rôles féminins potiches et on obtient des jeux d’acteurs au top de la médiocrité. Seul Ray Stevenson semble tirer son épingle du jeu dans le rôle du père – probablement ancien espion américain – du héros. Toujours dans le second degré et comic relief du film, il permet au moins au spectateur de se détendre un peu dans les scènes où il apparait. Sa carrure aide également à lui donner une présence à l’écran, ce qui manque cruellement à ses partenaires.

 

 

L’idée de base du métrage est de faire une pré-suite de la première trilogie – l’industrie cinématographique ne cessera jamais de nous étonner dans son imagination débordante –. Donc le concept est d’explorer la jeunesse du transporteur, ou du moins ses débuts puisque l’intrigue est sensée se dérouler en 2010. Quid dans ces cas-là de l’utilisation d’une Audi S8 sortie en 2012, ou d’Iphone 5 pas encore inventés ? Ok, ce sont des détails qui ne sont certainement pas très importants. En effet, pourquoi s’embêter à être cohérent dans ce type de film ? C’est somme toute très secondaire comme objectif... Le but est surtout d’aligner bon nombre de bagarres musclées, explosions en tout genre, un peu de sex-appeal et des cascades démentes – vous ne verrez pas souvent une voiture réussir à entrer dans un avion par une rampe d’accès passagers et sortir tranquillement de l’aéroport ensuite –. Alors oui, d’un point de vue strictement « action », Le Transporteur : Héritage est assez réussi. C’est tout ce qu’on peut lui concéder.

 

 

EuropaCorp tire sur la corde. Après trois films auréolés d’un joli succès au box-office, une série télé qui en est à sa troisième saison, voilà que le producteur Luc Besson espère lancer avec ce film une nouvelle trilogie. Trois versions différentes, trois acteurs différents, quelle est la prochaine étape ? Un dessin animé peut-être… Soyez sympa, arrêtez-vous là. 

Auteur : FLORA

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