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Critique Legion - L'Armée des Anges

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Etrange mix d’actionner US à la sauce comic-book, Legion – L’armée des Anges déboule dans les salles obscures sur un script complètement azimuté. Pour son premier long-métrage, le newcomer Scott Charles Stewart taille un blockbuster résolument prometteur, les bandes-annonces dévoilées en amont promettant une apocalypse originale et furieusement déjantée orchestrée par dieu le père en personne. Un étonnant programme cinématographique compte tenu du puritanisme avéré des américains et de la frilosité bien logique des huiles d’Hollywood, plus promptes à amasser les billets verts en distribuant des divertissements bien-propres sur eux. Atypique dans le fond comme dans la forme, Legion – L’armée des Anges reste pourtant très loin de la claque annoncée.

 

 

Le métrage concocté par Scott Charles Stewart pose pourtant des fondations solides via une introduction tonitruante. Le message semble clair d’entrée de jeu : Legion – L’armée des Anges n’a rien de l’œuvre meta-physique poussée, mais semble en contrepartie porter en étendard une réelle volonté d’accumuler les séquences dégoulinantes de tabassages et autres gun-fights qui arraisonnent sévère. Une grosse série B musclée qui s’assume, purement bête et méchante, mais d’autant plus jouissive qu’elle se voit emballée sous la forme d’un délire visuel de geek en plein trip vidéo-ludique. Charles Stewart semble promettre une invasion d’anges stylisés prêts à tataner l’humanité et un déballage de calibres bigger than life, le premières minutes conjuguant avec brio mitraillages ininterrompus et dialogues au ras des pâquerettes. Une formule bien américaine typiquement propice à la création d’un actioner décérébré, petit plaisir coupable à déguster histoire de s’en prendre plein la poire le dimanche après-midi. Sauf que non. Si Legion – L’armée des Anges démarre sur les chapeaux de roue, le déroulé du film s’avère chiantissime et fauché au possible, le cinéaste et son scénariste n’exploitant quasiment à aucun moment le fantastique potentiel de leur pitch initial. En lieu et place de l’anéantissement attendu des populations, c’est au sein d’une misérable station service perdue au milieu du désert que prend place « l’action » du métrage, les séquences dopées à la testostérones répondant de plus aux abonnés absents. Un comble pour un métrage misant ses cartes sur une furie visuelle annoncée.

 

 

Bien que l’archange Michael soit armé jusqu’aux dents, Legion – L’armée des Anges ne propose que deux fusillades dignes de ce nom. Difficile dès lors de trouver un quelconque intérêt dans cette œuvre qui n’a absolument rien à raconter, les minutes s’égrenant difficilement à grands renforts de répliques hallucinantes de niaiserie - « c'est pas parce que c'est la fin du monde qu'il faut faire la grève de la faim. Je suis content qu'ils n'aient pas coupés le gaz » -. C’en est plus triste que véritablement drôle, chaque protagoniste se sentant à un moment obligé d’évoquer un touchant souvenir d’enfance dont tout le monde se contrefout clairement, ces derniers disparaissant de l’équation sans évoquer le moindre sentiment chez le spectateur. La carence n’est pourtant pas véritablement handicapante, tant l’étude des caractères humains se révèle anecdotique à la bonne tenue de ce genre de métrage. Le manque de matière explosive est lui nettement plus préjudiciable, la fameuse « Armée des Anges » se limitant ici à deux stricts intervenants, dont un archange déchu somme toute très humain dans le style. Seul l’ultime méchant de l’affaire – le pieux et obéissant Gabriel - nous ressort la panoplie cuir-ailes et kung-fu du démon, la présence de ce dernier se limitant malheureusement à vingt anémiques minutes posées sur bandes en forme d’apothéose ratée. Sans surprise, le combat final se vautre à son tour dans la médiocrité, Scott Charles Stewart multipliant les plans sur une rythmique épileptique jusqu’à accoucher d’une illisible bouillie visuelle.

 

 

Les légions du ciel se matérialisent donc ici sous la forme d’un horde de zombies (?) aisément dézinguables. Ce qui a au moins l’avantage de rendre les deux séquences de fusillades plutôt généreuses en matière d’arrosage métallisé. Probablement désireux de ne pas présenter à l’écran des figures pures et innocentes défouraillées par les résistants à grands renforts de calibre 12,  Scott Charles Stewart postant devant les fenêtres du restaurant des légions constituées d’« anges » désarticulés et physiquement démoniaques. Complètement hors-propos, d’autant plus que la prise de possession des corps humains semble plutôt inutile lorsque leur comparse Gabriel se ballade sous sa véritable apparence, et s’avère invincible, alors que ses semblables tombent comme des mouches sous les balles. Tout juste retiendra-t-on la mémé qui carapate au plafond, le personnage étant plutôt propice à s’en payer une bonne tranche. Côté réalisation, Scott Charles Stewart emballe le tout convenablement, si ce n’est les séquences de bastonnade du final. Autrement dire, les plus importantes du métrage. Dommage, mais Legion – L’armée des Anges tient malgré tout la route, et profite d’effets spéciaux pas trop ratés pour légèrement rehausser son flagrant manque de péripéties. Rien de bien fantastique non plus, à l’image des acteurs, qui parviennent à faire abstraction de la nullité des personnages et des dialogues pour livrer des prestations convenables. Un bon point pour le jeune Lucas Black - Fast And Furious : Tokyo Drift – impressionnant CV - qui hérite d’un protagoniste d’une niaiserie crasse et abyssale, mais qui parvient à éviter de justesse la mention « insupportable ». Un exploit.

 

 

Etrange constat : Legion – L’armée des Anges est un film d’action avec des anges sans anges ni action. Autant dire que l’ensemble laisse sévèrement sur sa faim. La bande-annonce avait presque tout dit, inutile de pousser l’expérience plus loin. Le meilleur médicament soporifique du moment.

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