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Critique Leprechaun : Origins

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La franchise Leprechaun n’aura pas laissé un souvenir impérissable. S’articulant maladroitement autour d’une formule comico-gore assez grotesque, le film original méritait cependant un coup d'œil curieux afin d’y découvrir les débuts d’une certaine Jennifer Aniston. La suite sombrera rapidement dans un ridicule délirant, les producteurs ayant même envoyés leur bestiole irlandaise dans l’espace à l’occasion d’un quatrième volet furieusement nanardesque. Mis au placard depuis près d’une décennie, le Leprechaun bénéficie aujourd’hui d’un lifting complet. Catapulté à la réalisation de cet épisode reboot, l’inconnu Zach Lipovsky opte pour une relecture en profondeur les codes du métrage originel. Une approche surprenante mais  judicieuse, Leprechaun Origins s’inscrivant parfaitement dans son époque.

 

 

Le Leprechaun est une créature issue des légendes folkloriques irlandaises. Ce dernier prend la forme d’un lutin habillé de vert veillant sur un trésor enfoui. Si la « première » série de films gardait à cœur de préserver l’apparence et le côté facétieux du psycho-nain, Leprechaun Origins exfolie d’emblée toute éventuelle touche d’humour de sa formule. Lipovsky couche sur bandes un pur produit horrifique, ce dernier conférant à son œuvre un côté survival bien troussé. Sur le papier, le synopsis déroule ses grandes lignes sans véritable originalité, et néglige même complètement l’aspect « origines » pourtant avancé par le titre. Quatre post-ados débarquent dans un petit village minier perdu et sont enfermés par les autochtones dans une cabane au fond des bois. Ces derniers vont alors être pris en chasse par une mini-monstruosité. Parallèlement, Lipovsky brode de ci et là en dévoilant grosso-modo l’histoire de la découverte de l’infernale bestiole, semi-rebondissements dont on devine aisément les contours dès les premières minutes du métrage. Si le script n’affiche rien de véritablement transcendant sur le fond, la relative faiblesse de ce dernier est aisément compensée par une rythmique menée tambour-battant ainsi que par un traitement premier degré parfaitement calibré.

 

 

Leprechaun Origins est un film d’horreur, point. Le métrage de Zach Lipovsky affiche de ce fait un certain nombre de clichés inévitables – les nanas ultra-sexy sponsorisés Wonderbra –, mais parvient à s’habiller d’une tension palpable. Le soin apporté au suspense passe notamment par un réel travail sur les personnages, étonnamment creusés pour un projet vidéo mid-budget. Au-delà des quatre victimes du monstre, le cinéaste s’attache par ailleurs à positionner au cœur de son intrigue des villageois aux motivations parfois troubles, Leprechaun Origins profitant de certains protagonistes presque torturés pour éviter soigneusement toute notion de manichéisme. Plutôt habile. Le monstre en lui-même tranche radicalement avec le passif de la franchise. Plus proche des prédateurs de The Descent que du machin bavard et rigolard d’autrefois, ce dernier se profile ici comme un chasseur muet, bestial et cradingue. Du tout bon, Zach Lipovsky pouvant de ce fait coucher sur péloche un petit chapelet de séquences bourrines et violentes à souhait. Dommage que le cinéaste ne gâche occasionnellement la puissance de son œuvre en effectuant certains choix techniques véritablement hasardeux.

 

 

Zach Lipovsky se fend d’une réal’ mi-figue mi-raisin. Capable de cadrer ses plans avec une lisibilité exemplaire et bien que profitant d’une direction photo claire-obscure assez classe, le cinéaste opte pourtant à intervalles régulier d’abominables séquences en « Leprechaun-vision ». Bardées de couleurs dégueulasses et capturées en shaky-cam, ces derniers désamorcent certaines montées en puissance en deux-trois secondes. Dommage. Leprechaun Origins fonctionne certes très bien sur la forme, mais le film aurait indiscutablement gagné à éviter ce genre de passades esthétiquement cheaps. L'excellent travail fourni en matière de direction d’acteurs rattrape légèrement la donne. Les différents participants, bien que peu nombreux, parviennent à retranscrire avec brio toutes les dissensions, doutes et autres sentiments imposés par un scénario un peu exigent que la norme en la matière.

 

 

Leprechaun Origins n’est clairement pas le métrage horrifique de l’année. Terriblement efficace et sans concessions, cet opus reboot se profile cependant comme un « petit » film globalement bien tenu, et ce malgré le classicisme de son scénario. Malgré quelques scories parfois handicapantes, Zach Lipovsky livre le meilleur épisode d’une franchise jusqu’alors anecdotique.

 

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