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Critique Les Enquêtes du Département V : Profanation

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Depuis quelques années, les auteurs nordiques ont la côte auprès du grand public. Cela est surement dû au succès de la trilogie Millenium de Stieg Larsson. L’écrivain Jussi Adler-Olsen s’inscrit parfaitement dans le style de ces auteurs : le récit est noir et sans compromis. Et quand un auteur cartonne bien, que ce passe-t-il généralement ? Il est adapté au cinéma, pardi. Bravo pour ceux qui avaient la bonne réponse. Le premier livre des Enquêtes du Département V : Miséricorde a été adapté l’année dernière mais est sorti directement en VOD. Mikkel Norgaard reprend du service derrière la caméra pour ce deuxième opus qui a le droit cette fois-ci aux honneurs du grand écran.

 

 

Les  auteurs nordiques ont la fâcheuse tendance lorsqu’ils écrivent à n’épargner aucun détail et à y aller franco. Et cela se voit dans leurs adaptations ciné. Millenium, que ce soit la version suédoise ou américaine – bien que la version suédoise ait un avantage: elle a eu le droit à ses 3 films – ne laisse aucune place à l’imagination du spectateur et les scènes de viols, par exemple, sont crues et dérangeantes. Pour Profanation, le réalisateur a pris le parti de montrer la violence sans fard mais sans aller plus loin. Le film est sombre et l’histoire légèrement glauque, mais sans être trop torturée. Et au cas où le spectateur ne saurait pas qu’il vient pour un bon thriller, le réalisateur le met dans l’ambiance tout de suite : beaucoup de scènes de nuit, des décors relativement froids, beaucoup de pluie. Cependant avec son envie de mettre un peu de lumière ici et là, le réalisateur livre un métrage moins déprimant que Millenium.

 

 

La force de ce film repose sur la psychologie des personnages même si cela reste très conventionnel pour un récit de ce genre. Nous avons donc un flic torturé et limite alcoolo, son acolyte facile à vivre, deux sociopathes gosses de riche qui échappent à toute justice... Mais même si ce sont des clichés, ils sont plutôt bien traités par Mikkel Norgaard. Le but du Département V est de rouvrir les enquêtes classées ou non résolues et de faire éclater la vérité. Carl Mørck – le flic alcoolo – reçoit la visite d’un homme un soir lui débitant tout un charabia sur le meurtre 20 ans plus tôt de ses jumeaux. Le lendemain le père est retrouvé suicidé dans sa baignoire. L’enquête peut commencer. Et ce que les deux flics sont amenés à découvrir n’est pas joli, joli. Et surtout passablement énervant quand les gosses de riche se croient au-dessus des lois et qu’ils sont complétement fêlés. Le parti pris du réalisateur a été de multiplier les gros plans afin de coller au plus près de ces personnages. Et l’effet recherché est là, on comprend les failles et les buts de chacun en un regard.

 

 

Un autre point fort du film reste son casting, même s’il peut parfois s’avérer étrange de voir des gueules totalement inconnues sur écran et en VO danoise. Le seul acteur à peu près connu, Pilou Asbæk – vu dernièrement dans le très spécial Lucy de Besson – interprète le psychopathe en chef de l’histoire, dans sa version adulte. Et il joue son rôle avec conviction, il en devient même légèrement flippant par moments, tout comme sa version ado. Le reste du casting n’est pas en reste, mention spéciale à Danica Curcic et Sarah-Sofie Boussnina qui jouent Kimmie – témoin essentiel dans l’affaire – version adulte et ado. Complétement névrosée à l’adolescence et définitivement folle à lier à l’âge adulte, c’est l’un des personnages les plus réussis du métrage. La narration faite de flashbacks et l’enquête en temps réel rythme bien le film, même si l’intrigue en elle-même reste très bateau et au final sans surprise – on connait l’identité des assassins dès le départ –. Néanmoins, on se laisse entrainer et surprendre par les quelques rebondissements qui jalonnent le métrage.

 

 

Profanation ne révolutionne par le thriller mais se laisse regarder sans ennui. Le réalisateur s’est appliqué à dépeindre des personnages crédibles et soignés et il remplit parfaitement son contrat. Certes ça ne restera pas dans les mémoires – on remercie néanmoins le réalisateur de nous avoir évité les scènes trop trash – mais ça donne quand même envie de voir la première adaptation pour comprendre les quelques références, c’est déjà pas mal.

Auteur : FLORA

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