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Critique Les Gardiens de la Galaxie

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Il est rare de voir des producteurs hollywoodiens jouer un coup de poker aussi risqué. Même si James Gunn est adulé par une horde de fans indéfectible, il n'est demeure pas moins un poil trop inexpérimenté pour prendre les commandes d'un porte-avions tel que le dernier produit estampillé Marvel, Les Gardiens de la Galaxie. Mais le plus fou dans cette histoire c'est d'avoir confié un tel projet à un poulain des studios Troma - boîte mythique de production de film hyper gore et burlesque fondée en 1974 par une bande de hippies sous LSD- et dont les deux seules œuvres connues sont Horribilis, un slasher/gore énergique et Super, dont le titre résume à lui tout seul le film. Ces deux films, tout en étant réalisés avec brio, étaient aussi imprégnés d'une émotivité quasi charnelle ainsi que d'un amour incommensurable pour leurs personnages. Cette aventure Marvel à donc été suivie par toute une bande de geeks bercés au gore ainsi que par un large public curieux de voir quelque chose de nouveau dans le monde aseptisé du blockbuster synthétique.

 

 

Peter Quill - Chris Pratt - est un aventurier traqué par des chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot - incarné par Vin Diesel, mais qui aurait très bien pu être remplacé par Dany Devito, personne ne s'en serait aperçu -, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora - splendide Zoe Zaldana - , et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. James Gunn nous expose leurs caractères bien trempés, mais aussi leurs failles  tout en exacerbant le paradoxe entre tout ce beau monde. Ce qui fonctionne très bien, car chacun d'entre eux - même pour des personnages totalement virtuels - nous parait crédible, voire attachant. D'ailleurs la carte des paradoxes sera présente tout au long du métrage : dans l'environnement, très futuriste où l'on trouve les technologies les plus anciennes, comme le lecteur de cassette qui ne quitte jamais le capitaine de cet équipage de bras cassés. Mais aussi dans les décors dont les couleurs criardes, voire fluorescentes rappelant celles du comic original de 1969, se marient à merveille avec d'immenses paysages d'une précision rarement vue au cinéma. Des contrastes comme ceux-là, il y en à foison dans Les Gardiens de la Galaxie. Une bande originale old school dans un environnement de science-fiction, le passé de chaque membre qui au lieu de les opposer devient leur point de jonction, les relations shakespeariennes de la famille de Gamora et celle de Peter, le design global du métrage… Il en va de même pour le traitement des costumes combinant des technologies futuristes avec un aspect rétro donnant à l'ensemble un petit côté Steam Punk - ainsi le masque de star lord se matérialise automatiquement grâce à la nanotechnologie, mais son apparence se rapproche plus du comics orignal des années 60 -. L'architecture de la ville reste dans un style européen très typé et réaliste, bien loin du tape à l’œil outrancier et factice de films comme la Colère des Titans ou autres Thor.

 

 

James Gunn à l'habitude d'utiliser des ficelles scénaristiques peux coûteuses dans ses films et il ne s'en privera pas ici, malgré un budget plus que confortable. Grâce à son personnage principal et à son passé, il transporte toute une culture bien ancrée sur la planète terre jusque dans l'espace et la confronte à celle d'un monde peuplé d'aliens totalement étrangers à celle-ci. Cet environnement de pure Science Fiction, donc imaginaire, est crédibilisé par la présence d'objets, chansons, gimmicks, clins d' œil appuyés à des références que nous connaissons tous très bien. Ce n’est pas cher et c'est efficace. Ainsi tout au long des deux heures du film, l'argent ira là ou il doit aller. Il servira surtout à financer les idées folles de notre réalisateur, les mêmes que nous lui connaissons dans ses précédentes réalisations, mais en version 2.0 cette fois ! En dehors du long climax qui fait la pige à toute la première trilogie Star Wars, l'ensemble des scènes d'actions s'intercale à merveille à des moments de comédie pure, basée majoritairement sur des dialogues efficaces et qui évite l'écueil d'humour bas du front - voir du slip - caractéristique des blockbusters estivaux. On sent d’ailleurs notre réalisateur à l’étroit dans son écriture, nécessitant sans doute trois autres trilogies pour pouvoir injecter toutes ses idées et sa fougue.

 

 

Divertissement est le mot d'ordre et tout est fait pour aller dans ce sens. La bande originale évitera les arrangements philharmoniques permanents pour accompagner les scènes de combats en hyper espace. Non, James Gunn préfèrera envoyer du Marvin Gaye, Blue Swede, David Bowie ou les Jackson Five. Ça contraste, mais ça groove. Même si le compositeur Tyler Bates ne peut s’empêcher de rythmer certains passages par un ensemble orchestral classique, le spectateur, lui, ira sur internet en rentrant pour écouter la mixtape de Star Lord, qui lui  a fait découvrir ou redécouvrir tous ces vieux tubes exhumés des années 80. Le clou sera enfoncé par cette campagne promotionnelle low cost et virale, qui n'est certainement pas étrangère au succès du film et qui tisse encore plus de liens avec une fan base déjà acquise.

 

 

Malgré tout cela l'ombre de Mickey Mouse plane sur les Gardiens de la Galaxie. Au même titre que les autres licences Disney - Pirate des Caraïbes et sûrement Star Wars -, il y règne une forte odeur de guimauve. L'ensemble à beau être aussi décalé que l'est son réalisateur et viser un public plus mature que celui de Pocahontas, James Gunn a dû se plier aux exigences des producteurs personnels d’Oncle Picsou. Le climax nous rappellera inexorablement ce fait, à travers un final ridicule qui mitraille d'un seul coup tous les efforts faits pour construire une œuvre originale. Espérons que cela soit un coup d'essai, que l'intégration des Gardiens de la Galaxie dans le team des Avengers ne leurs porte pas préjudice et surtout que James Gunn ne soit pas éjecté du projet comme l’a était Edgar Wright dans Ant Man. Malgré tout, Les Gardiens de la Galaxie reste un film monstrueusement fun et irrévérencieux qu’il faut absolument voir si ce n’est déjà fait.

Auteur : Marc Doc

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