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Critique Les Tortues Ninja 2

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Même avec des ambitions artistiques modestes et un budget qui ne l’était pas moins, le premier épisode cinéma des Tortues Ninja avait été un carton inespéré pour ses producteurs, rapportant jusqu’à dix fois sa mise. Pas étonnant qu’une suite ait été mise en chantier et sortie au ciné moins d’un an après son prédécesseur. Fidèle à l’esprit du premier, Les Tortues Ninja 2 n’apporte rien de neuf et continue de surfer sur la vague de la turtlemania qui battait encore son plein.

 

 

Le premier épisode des Tortues Ninja était une pochette surprise qui nous avait servi un peu de tout et beaucoup de n’importe quoi dans un spectacle déjanté qui partait dans tous les sens. Un film somme toute rondement mené mais qui souffrait de sa désinvolture affichée et d’une légèreté dans le scénario qui laissait un désagréable goût d’inachevé dans la bouche. Cette suite ne se propose pas de transcender la franchise ni d’en améliorer la facture, mais préfère calquer pépère le modèle précédent avec quelques variations qui seront laissées à l’appréciation du spectateur. Le principal changement qui s’opère ici est certainement celui de la cible, qui s’adresse plus clairement aux ados et aux enfants – il parait que la censure en Grande Bretagne a eu son mot à dire concernant la violence du premier, pas bien les Nunchakus –. Les Tortues Ninja 2 est plus axé sur la déconne et la vanne facile comme en témoigne l'intro sympathique qui montre un New York complètement accro à la pizza.

 

 

Cette suite fait mine de vouloir creuser plus en profondeur l'origine des tortues en se concentrant sur ce mystérieux liquide mutagène qui les avait transformés dans le passé. Mais cette envie est vite délaissée au profit du prétexte grossier qui permet d'introduire deux nouveaux méchants de service exposés à ce même liquide, Tokka et Rahzar. Ces derniers font office de gimmick comique puisqu'ils sont aussi menaçants dans le look que mentalement attardés. Autant dire que tout le potentiel qu'il y aurait pu y avoir est honteusement jeté aux ordures. Cette paresse est aussi évidente dans le scénar' : on prend les mêmes et on recommence, Shredder n'est pas mort, le Foot Clan se reforme, Casey Jones n'est plus là et April O'Neil a été remplacée par une autre actrice toujours aussi énervante. Et les tortues font du breakdance aussi, tiens.

 

 

En réalité, à force de d'être déjanté et furieusement simplet, ce deuxième épisode force le respect et arrive à être encore plus sympatoche que son prédécesseur. Déjà, le film est beaucoup moins décousu et ne souffre plus des passages à vide qui plombaient le premier. Certaines vannes arrivent même à faire mouche - comme le Pre-Fight Donut -. Steve Barron a été remplacé derrière la caméra mais c'est à peine si on le remarque, la réalisation reste tout aussi impersonnelle mais solide, avec cette fois-ci un peu plus de bastonnades délirantes. Mention spéciale aux superbes animatronics de l'équipe de Jim Henson - décédé peu après la sortie du premier film et auquel cet épisode rend hommage - qui impressionnent même aujourd’hui avec des marionnettes extrêmement bien réussies. Encore une fois dommage que le film pêche par manque d'ambition et affiche aussi clairement ses intentions purement mercantilistes. Seul le climax final restera dans les mémoires avec cette baston-dance dans une boite de nuit chébran tout ce qu'il y a de plus 90's, y compris son guest star, l'unique, l'inénarrable Vanilla Ice qui improvisera même un rap dont il a le secret et qui servira de bande son au film : Ninja Rap !

 

 

Les Tortues Ninja 2 bat le fer tant qu'il est encore chaud et calque au détail près le modèle du premier. Pour peu qu'on y mette de la bonne volonté et beaucoup de pizzas quatre fromages, il pourra faire illusion le temps d'un visionnage, mais une certaine redondance dans les thèmes et une réalisation totalement impersonnelle en feront, comme la pizza, un produit de consommation rapide fort en cholestérol.

 

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