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Critique Lord of the Light

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Lord of the Light – ou de son ancien titre Fading of the Cries – de Brian A. Metcalf, qui sort directement en DVD et Blu-Ray – soit en DTV donc – est un déluge d’effets spéciaux numériques ratés et de personnages et situations stéréotypés, mais légèrement « sauvé » par la démarche sincère d’un amoureux du genre qui veut livrer une bonne série B fantastique et gothique. Hélas toutes les bonnes intentions ne donnent pas toujours des chefs d’œuvres… 

 

 

 

 

Bien que le titre sonne un peu comme le monument d’Heroic Fantasy adapté de J.R.R. Tolkien par Peter Jackson,  l’univers dépeint ici est plus celui de la Dark Fantasy, même si les frontières sont parfois ténues entre les deux genres – voir l’excellente série TV de HBO Le Trône de Fer / Game of Thrones – et Brian A. Metcalf n’a pas le génie du cinéaste néo-zélandais. Dès les premières séquences, il paraît évident que Lord of the Light ne donnera pas ses lettres de noblesses à ce sous-genre de l’Heroic Fantasy, mais s’inscrira plus dans la longue liste des téléfilms de seconde zone, à l’image des « œuvres » roublardes d’un Uwe Boll. A la différence que Brian A. Metcalf veut visiblement bien faire et respecter son public, aidé par un scope classieux qui tente de faire illusion cinq minutes en voulant donner à ce nanar des allures de production hollywoodienne, mais sans y parvenir une seule seconde.

 

 

Au casting, on retrouve un Brad Dourif quasi-méconnaissable, dont l’apparition furtive évoque – avec moins de conviction dans le jeu – son personnage « Grima Langue-de-Serpent » du Seigneur des Anneaux. Sans doute le réalisateur a ainsi voulu donner un cachet – sans mauvais jeu de mot – de respectabilité à son film en le rattachant au monument de Jackson. En tête de casting, on retrouve Thomas Ian Nicolas – Halloween Résurrection – qui apporte le rôle le plus intéressant du film : un écrivain qui a perdu sa femme et sa fille. Les scènes où il explore sa vieille maison vide abritant un secret – et le journal de l’ancien occupant – en racontant en voix off son histoire, sont parmi les plus réussies du métrage. Tandis que la jeune Mackenzie Rosman et – le un peu moins jeune – Jordan Matthews tentent en vain de donner de l’épaisseur à leurs personnages respectifs d’une ado rebelle et d’un guerrier protecteur tout de noir vêtu à la manière du héros de The Crow - mais n’est pas Brandon Lee qui veut – luttant au milieu d’un chaos de ténèbres dont tout spectateur un peu exigeant se fichera éperdument. 

 

 

Dans de rares moments, le film trouve une justesse psychologique inattendue. Le cinéaste se montre relativement à l’aise pour conter les tourments de l’adolescence. Le personnage de la jeune mère incarné par Elaine Hendrix un peu perdue face à une fille en pleine crise d’identité, évoque vaguement le rapport maternel de L’Exorciste de William Friedkin. Par contre le réalisateur peine un peu quand il s’agit d’installer une ambiance de peur et de flaquer une trouille bleu au spectateur, étonnant de la part d’un spécialiste des effets spéciaux. Les CGI sont d’ailleurs le point faible du film – trop nombreux, allant du très réussi au plus raté – et n’aident pas à la réussite de l’ensemble. Les maquillages numériques des « spectres » font plus pitié qu’autre chose, malgré le fait que ces derniers évoquent un peu les revenants du cultissime Carnival of Souls de Herk Harvey réalisé en 1962. Lord of the Light multiplie surtout des effets de trouille déjà vu mille fois auparavant, comme un personnage apparaissant subitement dans le champ de la caméra, et surprenant un autre par derrière en lui touchant l’épaule, avant de révéler son identité et soulager le cœur fragile des derniers spectateurs encore crédules.

 

 

Au final pas grand chose à sauver de ce bancal Lord of the Light, qui oscille constamment entre le bon, le moyen et le très mauvais. Un DVD / Blu-Ray édité par Condor qui ravira uniquement les ados amateurs de série B fantastique de seconde partie de soirée, ou ceux qui n’ont jamais vu une seule oeuvre de Dark Fantasy, mais pour la découverte mieux vaut se tourner vers les trilogies Underworld ou Twilight. La littérature gothique avec les adaptations de H.P. Lovecraft – Dagon, From Beyond - et celles de Clive Barker – Hellraiser, Cabal, Le Maître des Illusions, Livre de Sang – ont donné au cinéma des films autrement plus riches et profonds que cette série B relativement sympathique mais vite oubliée.

 

Auteur : THIERRY

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