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Critique Lost Identity

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Depuis peu, on assiste à une petite montée des huits clos / survival, autant sur grand écran que directement dans les bacs. Buried, Stuck, Frozen, Nine Dead ou encore Devil, l’exercice de style attire les cinéastes mais demande une maitrise que certains ont manifestement laissée au placard. Pour son tout premier long-métrage et aux côtés de son compère Christopher Dodd, Michael Greenspan se jette à l’eau. Afin d’assurer une certaine crédibilité au projet, le réalisateur a dégoté Adrien Brody (Oxygen, Splice, Giallo), capable du meilleur comme du pire. Une belle tête d’affiche et un scénario intriguant, Lost IdentityWrecked dans sa version originale – a toutes les cartes en mains pour nous livrer une pellicule qui tient la route.

 

 

 

Si le titre hexagonal ne fait pas rêver de prime abord, son scénario attise la curiosité. Un homme se réveille dans une voiture au beau milieu de la forêt suite à un accident. Seulement voilà, livré à lui-même et totalement incapable de se souvenir qui il est et pourquoi il est ici, l’homme va tout faire pour retrouver la mémoire. Le secret qui plane autour du projet attire l’attention. Le mystère reste entier, ce qui rend l’expérience excitante. Dans sa première partie, Michael Greenspan centre l’attention du spectateur sur son héros, assis sur le siège passager et incapable de sortir, en plaçant sa caméra au cœur du sujet. Les plans sont serrés, en plongée, en contre-plongée, capturant majoritairement le visage de son protagoniste, et ne s’éloignent que très rarement – voire jamais – de l’envergure de la voiture. En procédant ainsi, le réalisateur ne laisse aucun élément supplémentaire à la portée au spectateur, on se retrouve ainsi aussi paumé que le bonhomme. On observe l’environnement tout en essayant de lire le visage de cet homme piégé, espérant peut-être anticiper les évènements et découvrir la vérité avant révélation. Ce n’est pas sans compter sur le cinéaste. Seules quelques suppositions nous viennent en tête, aussi pauvres soient-elles.

 

 

Seulement voilà, si cette première partie opère plutôt correctement sans pour autant proposer quelque chose de vraiment neuf, Lost Identity bascule ensuite hors de la voiture. Exit le huit clos, le chemin du survival/thriller semble se profiler. A partir de ce moment-là, le film s’embourbe légèrement. On a rapidement l’impression que le protagoniste met toutes les chances de son côté pour errer au milieu des bois. Par exemple, pourquoi part-il s’enfoncer dans la forêt au lieu de suivre les traces de la voiture ? Bonne question. Bien qu’elles n’aient que peu d’incidence sur le déroulement, quelques incohérences font leurs apparitions apportant de ce fait une légèreté dont on se serait bien passé. Le réalisateur semble plus occupé à faire errer son protagoniste au milieu des bois amassant quelques mésaventures plutôt qu’à tenter de reconstruire le passé d’un homme détruit. Malgré l’aspect mémoriel relativement léger, Lost Identity parvient à mettre son personnage face à sa propre culpabilité d’un passé rapiécé dans la douleur, en l’engageant dans un parcours initiatique traduit par cette errance dans un monde qu’il ne connaît pas.

 

 

Sa mémoire se reconstruira grâce à des personnages extérieurs, une mystérieuse femme pour sa vie passée et un chien apparaissant comme un guide. Malgré de bonnes intentions et un ensemble relativement correct, le métrage reste beaucoup trop superficiel pour accrocher le spectateur comme il se doit. Avec la présence d’Adrien Brody, on était en droit de se demander si la pelloche ne va pas nous livrer un joli numéro de cabotinage au détriment d’un scénario solide. Malheureusement, Lost Identity empreinte ce chemin à de trop nombreuses reprises, le cabotinage n’étant cependant pas de mise. Autant apprécié que critiqué, Adrien Brody nous livre une performance tout à fait convenable qui permet de faire oublier les nombreux passages à vide. On est bien loin de ce que pouvait être un Buried ou un 127 heures, mais la réalisation soignée et la performance de son acteur principal confère au film un certain cachet. Beaucoup d’ennui pour une révélation finale très loin d’être palpitante et survendue par des mini twists tout au long du parcours.

 

 

Premier essai de Michael Greenspan, Lost Identity flirte davantage avec le ratage qu’avec la réussite. Avec un scénario beaucoup trop léger et une ambiance globale peu prenante, le métrage suscite l’attente là où il aurait dû susciter l’attention. Sympathique mais monotone.

Auteur : TIBO

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