film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Mad Max : Fury Road

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Le travail de George Miller a marqué à tout jamais l’histoire du cinéma. Débarquant de nulle part, le réalisateur australien livrait avec Mad Max un violent actioner post-apocalyptique, révélant au passage un Mel Gibson encore débutant. La suite fera encore mieux en accentuant à outrance l’imagerie sado du produit, le côté furieux des poursuites et l’aspect complètement déjanté de l’univers. Mad Max 2 : Le Défi – plus justement sous titré The Road Warrior en version originale – assomme plus particulièrement les esprits en déroulant en guise de run final un mémorable rodéo routier. Etonnamment, le dernier volet en date s’orienter dans une toute autre voie, pas désagréable mais nettement plus grand public. Trente ans après cet ultime volet mi-figue mi-raison, Miller recharge la machine. Mad Max : Fury Road se profile comme un ride hallucinant de furie et de noirceur.

 

 

Plus personne n’osait y croire. L’arlésienne de Miller se sera longuement fait attendre, changeant de forme au fil des années. Annoncé une première fois en 2003, annulé dans la foulée, ce quatrième opus revient dans le planning de Warner Bros quelques années plus tard en étant envisagé en images de synthèse. Nouveau stand-by, nouveau revirement de situation. Miller associe Charlize Theron au projet, désormais envisagé en deux volets live. Le cinéaste attendra pourtant encore longuement avant de véritablement tourner le premier coup de manivelle. En bout de course, trente années séparent Mad Max : Fury Road de son prédécesseur. Dans l’approche, rien n’a changé. Ou si peu. Mad Max reste violence, pétrole, décadence et tôle froissée. Un morceau de péloche à l’ancienne, un pur film d’exploitation à la virulence bandante, un truc qui vibre de toutes parts et propulse définitivement le cinoche bis dans des sphères hautement décomplexées. Miller emmerde définitivement Hollywood et ses produits aseptisés en livrant un spectacle qui piétine la bonne morale – l’anti-héros, Max, y apparait une nouvelle fois comme un bel individualiste, du moins pendant un temps – et le politiquement correct. Mad Max : Fury Road carbure à toute berzingue, point.

 

 

Les détracteurs – s’ils existent – souligneront la légèreté du scénar’. La plupart des aficionados de fantastique s’en foutront comme de leur première couche. Miller donne clairement au public ce qu’il à envie de voir : les trente dernières minutes de Mad Max 2 : Le Défi en version extended. Le métrage s’engouffre tête baissée dans l’action non-stop, Miller accouchant d’un produit presque inédit en matière de fureur, de carambolages délirants, de bastons burinées. Mad Max : Fury Road s’articule plus ou moins autour d’une interminable course en forme d’aller-retour, à peine émaillé de quelques respirations salvatrices. Tout juste ce qu'il faut pour ne pas finir au tapis avant le générique de fin. Esclave sous la coupe d’un seigneur de guerre, Furiosa s’enfuit avec les femmes du clan à bord d’un camion militaire. Le tyran, Immortan Joe, envoie toute son armée à la poursuite du véhicule. Enchainé sur l’un des véhicules de l’armada de l’apocalypse, Max se retrouve embarqué malgré lui aux côtés de Furiosa. Simple, efficace, sans fioritures. Mad Max : Fury Road est éreintant, mais assurément jouissif. Deux heures de pure folie et d’anticonformisme qui tiennent presque du miracle en ces temps de remakes sans saveur. Sans véritablement prendre position – séquelle, semi-reboot ? –, Miller livre juste un film qui arrache la rétine et martyrise les tympans.

 

 

Visuellement, Mad Max : Fury Road fait du gros dégât. L’univers construit par Miller fusionne ferraille, crasse, désespoir et déformations corporelles. Les semblants d’humains qui hantent le métrage sont cradingues, torturés physiquement et mentalement, plus proches du monstre que de l’individu civilisé. Un constat qui vaut autant pour les méchants que pour les autres. Miller s’affranchit d’un improbable mix de film de survie, de western, de SF et d’actioner bigger than life. Une étrangeté cinématographique qu’il capture avec une insolente maestria, ce dernier profitant d’un scope gigantesque pour capturer une multitude de séquences incroyablement complexes niveau cascades mais pourtant parfaitement lisibles. C’est beau, impressionnant et parfaitement soutenu par la composition de Tom Holkenborg aka Junkie XL. Transfuge de l’école Zimmer, ce dernier capture parfaitement l’essence même de la franchise pour s’affranchir d’un score épique, bardé de bidouillages sonores grinçants, aussi expérimental que les images qu’il habille. Bien que moins accessible que son excellente travail sur 300 : Naissance d’un Empire, sa bande-originale est absolument parfaite. Tout comme le casting quatre étoiles réuni par Miller. Le binôme Charlize Theron / Tom Hardy fonctionne du feu de Dieu, alors que le méchant se positionne ici en digne héritier du mémorable Humungus – Mad Max 2 –.

 

 

Mad Max : Fury Road est le truc le plus bad-ass sorti sur grand écran depuis un bon bout de temps. Un film affolant, délicieusement aride, parfois extrêmement choquant. Un électrochoc. Pour autant, ce quatrième volet reste très légèrement inférieur au mémorable Mad Max 2, qui avait en son temps imposé ses lettres de noblesses au cinéma post-apo. Rien qui ne puisse justifier de bouder le nouveau métrage du revenant Miller, qui se profile d’hors et déjà comme l’un des événements les plus notables de l’année 2015.

 

Auteur :

Critique vue 6395 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 68-20

Votre réponse :

super critique de Ben ! 13-02-2016
Toute fois, si on ne se fout PAS de la l"égèreté du scénar", ou si on a l'impression d'un mauvais remake d'une des poursuites d'un épisode précédent mais rallongée pour en faire un film complet on évitera l'ennui copieux en allant voir Babar contre Capitaine Flamm qui est bien meilleur tant dans l'intrigue que dans le jeu d'acteurs :)

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction