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Critique Marebito

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Takashi Shimizu est principalement connu pour The Grudge. Profitant d’un petit temps libre entre les deux premiers opus, le cinéaste aura également signé un film d’angoisse, Marebito, tourné en seulement huit jours. Le résultat vaut pourtant le détour. Parfois, il est possible de tomber sur un film intéressant, discret, sans qu’il ne passe forcément par la case blockbuster cinéma.

 

 

 

L’histoire suit, souvent en caméra embarquée, la vie de Masuoka, caméraman pour une chaine de télé Japonaise. Sa vie change subitement lorsqu’il assiste en direct au suicide d’un homme particulièrement effrayé par l’inconnu. Et comme l’inconnu attire toujours, ce dernier décide d’en savoir plus sur les motivations de l’homme ayant souhaité mettre fin à ses jours. Le thème prédominant du film reste ici la peur. Masuoka veut la ressentir au plus profond de lui-même. Ses recherches vont l’emmener jusqu’aux souterrains de Tokyo, pénétrer au plus profond de son esprit, si l’on cherche à faire des métaphores.

 

 

Un point de vue intriguant, puisque les méandres de Tokyo sont aussi impressionnants que la ville en elle-même, à sa surface. Caméra à la main, il s’enfonce petit à petit puis fait la découverte d’une jeune fille, nue et muette, qu’il ramène aussitôt à son domicile. Le genre de truc qu’une personne normale ne ferait pas. Mais les Japonais sont probablement légèrement fous. Le scénario avance dès lors relativement lentement, ce qui n’est pas dérangeant en soi pour les plus patients. Les recherches du reporter filent progressivement vers l’obsessionnel, ce dernier analysant les moindres faits et gestes de la fille sauvage, nommée F. Un point de mire s’impose comme la question existentielle : Qu’est ce qui nous faire peur au point de trouver la mort comme unique échappatoire ?

 

 

Cependant, avec ou sans patience, on se rend compte que le film tourne en rond autour de cette interrogation, et de son hypothétique rapport avec F. On constate uniquement que le pauvre cameraman essaye de perdre le peu de conscience qu’il détenait en lui, et que la folie s’approche inévitablement. Mais une fois de plus, pas le moindre malade mental hurleur en vue, seulement un homme qui ne sait plus trop distinguer le réel de l’irréel, ainsi que le rationnel de l’irrationnel.

 

 

Dans Marebito, l’effet de lenteur combiné à l’ambiance étrange partage les opinions. Objectivement, en tenant compte du budget investi, le film de Shimizu est plutôt bon dans son genre. Quelques scènes plus intenses auraient cependant pu électrochoquer le spectateur. Marebito est de fait un long métrage assez captivant, à condition que l’on accepte ses lenteurs. Qui vient à point à qui sait attendre. Ne filmez pas les gens à leur insu, cela pourrait vous coûter cher.

 

Auteur : QUENTIN

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