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Critique Texas Chainsaw 3D

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Septième film mais première suite. Enfin, seconde première suite. La série des Massacre à la Tronçonneuse présente aujourd’hui une cohérence pour le moins douteuse. Initialement étalée sur quatre métrages, la franchise avait été remise à zéro en 2003 par Marcus Nispel, qui livrait une relecture exemplaire du classique de Tobe Hooper. Le rachat des droits par un studio concurrent aura pourtant eu raison de ce nouveau départ, tout juste complété par une préquelle assez stylisée –  Massacre à la Tronçonneuse : le Commencement –. Confié à John Luessenhop, yes-man inconnu au bataillon, Texas Chainsaw 3D vient pour sa part se positionner directement après le film initial. Une idée plutôt curieuse mais assez séduisante.

 

 

Eclipsant Massacre à la Tronçonneuse 2 – 1986, Tobe Hooper –, le métrage de Luessenhop vient créer une seconde ligne temporelle à la saga originelle. Retour en 1974. Unique survivante de la boucherie perpétrée par la famille Sawyer, Sally prévient les autorités. Rapidement débordés, les représentants de l’ordre ne peuvent empêcher les habitants des environs de faire justice eux-mêmes. Quelques années plus tard, Heather se rend au Texas avec des amis afin de toucher l’héritage légué par une grand-mère inconnue. Alors qu’elle ignore qu’elle n’est autre que la descendante de la famille Sawyer, cette dernière va découvrir que les souterrains de la maison abritent un autre rescapé d’une lointaine nuit sanglante : Thomas Sawyer, dit Leatherface. Un poil tiré par les cheveux, le script de Texas Chainsaw 3D utilise donc un intéressant subterfuge pour relier l’œuvre de départ à l’époque actuelle. Et si les incohérences ne tardent pas à transpirer de ci et là – 39 ans séparent les deux films, alors que l’héroïne aborde plus d’une décennie de moins au compteur –, le métrage de John Luessenhop se risque avec plus ou moins de réussite à redéfinir les bases d’une franchise difficilement renouvelable. L’ensemble n’a bien évidemment plus la portée politique et contestataire de son ainé, mais Texas Chainsaw 3D parvient néanmoins à compiler une petite poignée de séquences pop-corn amusantes – l’incursion de Leatherface au cœur d’une fête foraine ! – conférant au film un rythme relativement convenable. Une bonne tenue générale qui n’empêche pourtant pas cette énième déclinaison de sombrer dans une certaine forme de redite.

 

 

A quelques écarts près, Texas Chainsaw 3D suit le schéma imposé par Tobe Hooper. Une petite poignée de jeunes, une vieille bâtisse, une bonne dose de courses poursuites dans les bois, le tout saupoudré d’une dimension gore bien appuyée : Texas Chainsaw 3D s’articule comme un survival au classicisme un brin désespérant. D’autant plus lorsque l’essai de relecture s’avérait plus concluant à peine dix ans plus tôt. Moins porté sur le côté glauque, viscéral et habité que le remake de Nispel, le travail de Luessenhop reste une œuvrette divertissante et assez inoffensive. Un côté conventionnel imposé par les accents teenagers du métrage, qui se vautre dans les pires travers du slasher de bas-étage lorsqu’il s’évertue à aligner quelques séquences d’effeuillages purement anecdotiques et toujours politiquement correctes. John Luessenhop essaye tant bien que mal de relever la sauce en emballant certaines mises à mort bardées de gros rouge qui tache certes efficaces, mais rarement marquantes. Texas Chainsaw 3D reste de ce fait un petit bis bien articulé, mais dénué de tout climax oppressant voire même de rebondissements dignes de ce nom. Le final verse pour sa part dans un grand-guignol ridicule au possible qui vient littéralement anéantir tout le sérieux affiché jusqu’ici. Dommage.

 

 

Inévitablement, le casting réuni à l’occasion de cette nouvelle mouture brille par sa transparence. Certes acceptables en ce qui concerne la justesse de leurs performances respectives, les minettes de Texas Chainsaw 3D présentent au moins de jolies formes, plutôt bien mises en valeur par un John Luessenhop qui n’hésite jamais à s’attarder sur l’impeccable plastique de ses actrices. Dans le fond comme dans son habillage, le métrage fait preuve d’une réelle cohérence dans sa volonté à ne jamais sortir d'un schéma désormais bien connu. Agréable à regarder, l’ensemble se limite au strict minimum syndical. La réalisation de Luessenhop est à l’avenant. Parfaitement lisible, professionnelle mais terriblement impersonnelle, l’approche technique du métrage reste à mille lieux du sublime travail d’éclairage et de couleurs dont pouvait témoigner le Massacre à la Tronçonneuse de Marcus Nispel à sa sortie.

 

 

Texas Chainsaw 3D est un petit film, nettement plus léché que certains volets de la saga – l'abominable The Next Generation – mais hautement dispensable. Bien fichu, le tout se raccroche bien à la franchise mais n’apporte clairement aucun élément nouveau. Un bis du dimanche soir sans réelle saveur, à consommer comme un bon plat fast-food.

 

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