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Critique Mechanic Résurrection

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The Mechanic était de ces films d’action parfaitement oubliables. Articulé autour d’un synopsis déjà-vu et emballé paresseusement, le métrage n’était qu’un Statham-movie de plus. Pas dégueu certes, mais pas bien excitant non plus. Sans grande surprise, le métrage du semi-tacheron Simon West – l’homme est quand même à l’origine des effroyables Lara Croft : le Berceau de la Vie, Joker et Expendables 2 – ne trompera pas grand monde et ne dynamitera pas vraiment le box-office. Distribué en France dans une relative discrétion sous le titre Le Flingueur – ridicule mais raccord avec la VF du métrage original de 1972, The Mechanic étant un remake d’un actioner oublié avec Charles Bronson –, ce dernier rentrera néanmoins largement dans ses frais. De quoi greenlighter une séquelle un poil plus ambitieuse, mais pas foncièrement plus réussie.

 

 

Grands princes, les mecs de Millenium Films ont accordé au réalisateur Dennis Gansel une petite rallonge de quatre millions de dollars. Au vu des résultats du premier film, ces derniers sont bien conscients que leur Mechanic Résurrection n’a que peu de chances de s’imposer parmi les gros cartons de l’été. Charge à Gansel, obscur cinéaste allemand habitué au circuit indé’, de faire mieux avec budget à peine plus conséquent que Simon West en son temps. Et force est de constater que le bougre s’en sort à ce titre assez bien, tant cette séquelle enterre – sans grande peine, certes – le film précédent. Délocalisée aux quatre coins du monde, cette suite profite de décors exotiques sympathiques et d’un cast plutôt classe. Jessica Alba, Tommy Lee Jones et Michelle Yeoh viennent donc dans l’affaire avec plus ou moins de panache. Jones n’apparait cependant  presque qu’en guest-star, Alba se cantonne au rôle de nana séquestrée et Yeoh tourne deux-trois séquences sur une plage. Si la promo s’axe logiquement sur la présence de ses « gros » noms, Mechanic Résurrection transpire par tous les pores ses contraintes budgétaires, là ou le cahier des charges imposait probablement un actioner « bigger than life » avec vedettes au cast et séquences explosives en veux-tu en voilà. Gansel parvient pourtant à articuler tout cela convenablement malgré un aspect général parfois un peu décousu. Statham est là pour faire le spectacle et Jessica Alba impose la touche sexy – le film ne se prive d’ailleurs pas d’imposer la fameuse séquence en bikini, avec options gros plans cul / nichons en prime –.

 

 

Il faut bien se l’avouer : l’aficionado de l’œuvre Stathanienne n’attend pas à découvrir une œuvre complexe et peuplée de personnages soignés. La marque Statham impose un max de bastons qui cognent dur, de cascades, de gunfights voire de poursuites furieuses. Mechanic Résurrection remplit son contrat sans se risquer plus loin que le minimum syndical. Le métrage se déroule à ce titre comme un assemblage de scénettes disparates proches des missions d’un jeu-vidéo d’infiltration, Gransel livrant la came niveau haute voltige et explosivité mais ne parvenant jamais à afficher une trame narrative dotée d’une véritable montée en puissance ou d’un climax notable. Le scénario segmente / saucissonne en ce sens complètement l’intrigue. Disparu des écrans radars après avoir orchestré sa propre mort, Arthur Bishop coule désormais des jours heureux dans l’anonymat le plus total. L’ex-tueur à gages est pourtant retrouvé par un ancien ennemi, Crain, qui essaye de le convaincre de reprendre du service. Ce dernier n’étant pas vraiment motivé pour dézinguer du salopard, Crain kidnappe la nana – Jessica Alba – avec qui Bishop s’est envoyé en l’air le soir précédent. Piégé, celui-ci n’a plus qu’une option : remplir trois contrats en 36 heures. Pourquoi un tel impératif horaire ? Parce que c’est comme ça et qu’il faut bien rajouter du piquant à l’affaire. Et comme le méchant bad-guy est équipé d’un logiciel tip-top de reconnaissance faciale qui fonctionne même dans le tiers-monde, Bishop se trouve doublement dans la panade. Trois assassinats, trois « morceaux » de film. Gansel accouche pour ce faire d’un mix de James Bond, 24 Heures Chrono et Mission : Impossible.

 

 

Présenté comme un individu à la morale douteuse, Statham présente néanmoins tous les attributs du bon héros américain : sculpté comme un dieu grec, malin comme un singe et doté d’un cœur gros comme ça. Ce dernier est donc sensible aux formes affolantes de Jessica Alba, mais également à son engagement pour les orphelins Thaïlandais. C’est beau. Le bonhomme est de plus omniscient et increvable. Les différentes éliminations donnent ici lieu à d’improbables plans et autres idées alambiquées que le gonz’ prépare avec l’inventivité d’un MacGyver de l’extrême. Sur la forme et outre le sentiment de collage, le film s’avère assez stylisé. En ce qui concerne le fond, c’est sans grande surprise souvent n’importe-nawak. Le premier meurtre à lieu dans une prison africaine inviolable, le second dans une piscine juchée dans le prolongement du rooftop d’un gratte-ciel et le dernier dans une base sous-marine ultrasecrète. Ne manquait plus que la station spatiale pour parachever le tableau. Mais qu’importe : bien que bordélique dans sa narration et invraisemblable dans ses retournements de situation, Mechanic Résurrection reste divertissant, correctement rythmé et en impose côté bourrinage malgré une entrée en matière un poil pataude ainsi qu'une love-story dispensable. Dennis Gansel emballe le tout sans personnalité, mais sans faire preuve de mauvais goût.

 

 

Mechanic Résurrection est un film anecdotique. Partiellement handicapé par une structure bancale et négligeant vis-à-vis de de seconds couteaux trop peu exploités, le métrage déroule quelques séquences d’action qui pourront contenter les moins exigeants. Les fans de Statham retrouveront par ailleurs l’acteur au meilleur de sa forme, après un Joker / Wild Card assez peu bandant. Ultime métrage d’un saison estivale 2016 pas folichonne sur le plan du gros divertissement, le film de Dennis Gansel respecte son cahier des charges et fait nettement mieux que son prédécesseur. C’est déjà pas si mal.

 

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