film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Men in Black 3

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Men in Black 3 semble revenir de loin. Et aura au passage nécessité les efforts conjugués d’une petite brochette de scénaristes pourtant confirmés – Etan Cohen, Jeff Nathanson ou David Koepp –. Victime d’un tournage chaotique, le métrage aura été interrompu pendant de nombreux mois faute de script, les premiers coups de manivelles ayant été lancés alors que ce dernier n’était pas achevé. Presque devenu projet risqué pour ses producteurs au vu des multiples dépassements budgétaires constatés, Men in Black 3 parvient pourtant à s’imposer comme un petit divertissement rétro fun et agréable. Si l’ensemble ne s’écarte à aucun moment de l’esprit imposé par ses successeurs, Barry Sonnenfeld livre un produit estival frais et bien calibré. Toujours grand public et regorgeant d’humour, son travail a pourtant la lourde tâche de réactualiser une franchise légèrement tombée dans l’oubli. 

 

 

La séquelle tardive est toujours un exercice particulièrement difficile. Si la conquête de nouveaux spectateurs peut s’avérer difficile, présenter un nouveau segment à des aficionados ayant érigés le premier opus en quasi-madeleine de Proust reste particulièrement casse-gueule. Les plus grandes franchises du divertissement Américain auront en ce sens connues des gloires diverses – Indiana Jones, Die Hard ou encore Terminator –, et ce malgré la présence de cinéastes chevronnés aux manettes. Men in Black 3 joue pour sa part une carte plutôt intéressante, et mise dès le départ sur la thématique du voyage dans le temps. Une pirouette scénaristique qui permet d’éclipser un Tommy Lee Jones visiblement fatigué, ce dernier ayant clairement évoqué le souhait de n’intervenir sur le métrage qu’à l’occasion d’un long caméo. Exit le héros vieillissant, Men in Black 3 installe la majeure partie de son déroulé à l’aube des seventies. La vie de K et le destin de la Terre étant menacés suite à l’intervention de l’alien Boris l’Animal dans le passé, l’agent J décide de remonter le temps pour remettre les choses en ordre. Il va alors découvrir qu’il existe certains secrets de l’univers que K ne lui a jamais révélés. Il est cette fois obligé de faire équipe ce dernier, plus jeune, pour sauver la vie de son partenaire, l’agence, et l’avenir même de l’humanité. Habile, le script du métrage conserve de ce fait le binôme d’origine, et en profite pour redynamiser ce dernier par la présence de l’amusant Josh Brolin, qui opère une transition parfaite en revêtant la défroque du « jeune agent K ». Malgré les multiples réécritures, Men in Black 3 carbure du tonnerre, et trouve dans l’univers des années 70 un environnement kitch qui convient parfaitement à l’esprit décalé du métrage.

 

 

Si Men in Black 3 use d’un gimmick de départ relativement usité – l’altération de l’avenir suite à la disparition d’un personnage dans le passé, ressort scénaristique déjà utilisé par l’excellent Retour vers le Futur 2 –, le métrage de Sonnenfeld témoigne d’un scénario solide et bardé de rebondissements détonants. Le cinéaste profite de l’époque et de certains grands événements historiques pour s’amuser malicieusement de l’ensemble des clichés en vigueur, notamment en ce qui concerne les afro-américains via le personnage de Will Smith. La naissance des années pop – l’intervention d’un Andy Warhol convaincu de l’imposture de ses créations artistiques – offre à Men in Black 3 un contexte peace & love complètement azimuté, au sein duquel les inventions complètement archaïques se voient dégainées par des agents à la technologie tout juste naissante. Complètement délirant. Sonnenfeld multiplie les gags sans temps morts, jusqu’à un final épique qui fait appel aux possibilités induites par les sauts temporels pour amener tranquillement un cliffhanger particulièrement bien trouvé. Car si Men in Black 3 se profile comme une comédie fantastique plutôt bien troussée, l’ensemble se permet parallèlement quelques révélations plutôt intéressantes vis-à-vis de ses protagonistes.

 

 

Techniquement, Barry Sonnenfeld aborde son métrage comme une production Amblin à l’ancienne. Bien que le cinéaste aborde le tout à travers une réalisation passe-partout, Men in Black 3 s’avère parfaitement emballé et déborde de détails amusants. Sonnenfeld laisse le maquilleur Rick Baker s’exprimer avec brio, ce dernier concevant une ribambelle d’extraterrestres délicieusement ringards. Flashy et grimés avec un volontaire mauvais goût, les aliens semblent sortir d’un autre âge, et renvoient directement à l’approche du fantastique propre aux métrages des décennies 60-70. Men in Black 3 dénote clairement au vu des productions actuelles, mais permet à Sonnenfeld d'imprimer à son travail une réelle originalité ainsi que de faire preuve d'un esprit quasi-anticonformiste. Côté casting, Tommy Lee Jones rempile avec un cynisme et un second degré intact – le discours prononcé lors du décès de Z, hilarant de simplicité –, mais se voit rapidement éclipsé par un Josh Brolin visiblement à l’aise dans ses pompes. Reprenant à la volée le rôle de l’agent K, ce dernier constitue une association comique explosive avec un Will Smith égal à lui-même. Efficace. 

 

 

Divertissement familial par excellence, Men in Black 3 ramène la franchise dans l’actualité sans marquer de cassure avec ses prédécesseurs. Léger et pétillant, le métrage de Barry Sonnenfeld parvient plutôt astucieusement à renouveler le concept de base. Un film sans prétentions, furieusement bien mené par un cinéaste à l'aise avec son sujet.

Auteur :

Critique vue 6546 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 73+30

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction