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Critique Muck

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Le slasher est un sous-genre codifié à l’extrême. Populaire au début des eighties, relancé avec brio par Wes Craven avec Scream, ce dernier reste articulé autour d’une formule certes efficace mais rapidement limitée. La trilogie ButcherHatchet en version originale – aura pourtant dernièrement usé des poncifs afin de proposer des divertissements funs et jouissifs. Abordant la même approche rétro, Steve Wolsh  se risque dans un copycat à peine dissimulé. Si son Muck pousse le vice jusqu’à articuler sa promotion autour de la présence du légendaire Kane Hodder – Vendredi 13, Wishmaster et… Butcher –, le coup de bluff ne fait jamais illusion. D’une crétinerie abyssale, son film s’avère de plus chiantissime au possible.

 

 

Muck est donc la suite d’un film qui n’existe pas. D’entrée de jeu, Wolsh pose le cadre. Si la profondeur du scénario n’a jamais été le point fort du slasher – malgré quelques exceptions notables, dont le remarquable All The Boys Love Mandy Lane –, Muck ne prend pas même la peine de présenter ses personnages. Le film s’ouvre sur une bande de jeunes en mauvaise posture et en fuite. Une nana bien gaulée se ballade en shorty-sous tif, un mec amoché ne parle que de sa bite et un autre part en courant vers la ville la plus proche afin de prévenir la police. Ce qu’il ne fait pas, le jeune préférant appeler à la rescousse un lointain cousin qui débarque plus tard avec deux prostituées habillées ras la moule. Logique. Pendant ce temps là, les jeunes crétins se sont réfugiés dans une maison rapidement prise d’assaut par des albinos chauves qui se baladent torse-poil. Le type blessé évoque toujours son sexe, pendant qu’absolument toutes les filles se dessapent pour un oui ou pour un non. Mais jamais pour chevaucher la biroutte de l’autre chaud de la gaudriole, qui se console donc en se saoulant la tronche. Difficile de savoir si Wolsh se joue des clichés éculés du slasher ou si ce dernier se fout tout simplement de la gueule de ses aficionados. Son film déroule en effet dans un n’importe-nawak presque inédit, Muck faisant dans le Z de chez Z.

 

 

Steve Wolsh ne lésine à aucun moment sur la nudité. Les nanas sont « utilisées » ici en temps que simples objets esthétiques, ces dernières dévoilant dès que l’occasion des obus démesurés. C’est gratuit, un temps amusant mais rapidement lassant. Le « cinéaste » présente une telle obsession à multiplier les plans nichons / culs qu’on frôle rapidement l’overdose, l’omniprésence de séquences pseudo-érotisantes ne compensant de plus jamais une rythmique vraiment nazbroque. Muck navigue en effet péniblement dans un hallucinant et intenable gloubi-boulga de dialogues irréels sur quasi-toute la longueur. Wolsh émaille évidemment ce marasme narratif des inévitables meurtres, pour l’occasion bien sanglants. Ce dernier ne fait certes pas dans la demi-mesure, mais le tout n’a absolument aucun intérêt tant le métrage peine à installer un quelconque semblant de tension, voire même d’humour noir. Muck est juste vide de sens, dépourvu de fun, et manque de ce fait complètement ses objectifs. Déroulé sur un timing relativement serré, le métrage semble durer une éternité. Horrible.

 

 

Muck promettait donc le colosse Kane Hodder dans la peau d’un énième maniaque dopé à l’hémoglobine. Ce dernier se contente pourtant d’un rôle de figurant et doit cumuler au moins cinq minutes à l’écran. Merci pour l’effort. Le reste du casting – composé pour une grande partie de playmates vulgros – est juste hallucinant de nullité, voire involontairement comique. Wolsh n’a rien à foutre de sa direction d’acteurs, comme du reste d’ailleurs. Etonnamment, la réal’ reste globalement correcte malgré une esthétique très vidéo. Les maquillages sont parfois un peu bâclés et la technique s’avère purement fonctionnelle, mais l’ensemble tient la route et parvient au moins à conférer au produit le côté old-school recherché. C’est déjà ça.

 

 

Muck est un Z absolument pitoyable. Poussif et sans intérêt, l’ensemble se profile comme un hommage foiré au cinoche horrifique d’exploitation. Satisfait de son travail, Wolsh préparerait déjà une suite annoncée sous le titre de Muck : Feast of Saint Patrick. Au secours.

 

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Votre réponse :

TIBO 06-04-2015
Le trou noir, le vide absolu. Ni fun, ni gore, et prétentieux. Et puis le cachet Kane Hodder, la bonne blague. "Wolsh n’a rien à foutre de sa direction d’acteurs, comme du reste d’ailleurs.", ça résume pas mal.

 

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