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Critique Nine Dead

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Largement influencé par le premier opus de la saga Saw, Nine Dead fait parti des nombreux rejetons de ce dernier. Le tour de force qu’avait réussi James Wan avec un budget légèrement inférieur est malheureusement bien loin du résultat de ce Nine Dead. Si le fond est quasi identique (vilain moralisateur impliquant ses victimes dans un jeu morbide), la forme est quant à elle beaucoup plus sobre et bien moins maîtrisée. La première réalisation de Chris Shadley ne vole pas bien haut mais parvient néanmoins à maintenir l’intérêt du spectateur de bout en bout.

 

 

 

 

Neuf personnes, kidnappées par un mystérieux homme masqué, se retrouvent enfermées dans un local, chacune menottée à une barre de fer. Toutes les dix minutes, l’un d’entre eux mourra s’ils ne découvrent pas pourquoi ils sont là. Avec des craies comme seuls outils, ils vont devoir collaborer pour survivre. Un pitch plutôt sympathique qui reflète cependant un irritant air de déjà vu. La saga Saw a entraîné derrière elle un nombre incalculable de films moralisateurs plus ou moins réussis. Malgré cette connexion évidente avec la saga, Nine Dead se rapproche plus d’un thriller classique à l’instar du méconnu Blackout (de Simon Brand) que d’un torture porn sawesque, faisant abstraction de toute violence gratuite et se concentrant uniquement sur le développement des faits. L’entrée en matière proposée par Nine Dead manque cruellement de panache préférant montrer un par un les enlèvements diablement répétitifs des différents personnages. Une introduction dont le but semble se trouver dans la seule volonté de retarder sont huit clos, partie pourtant la plus intéressante. Ceci dit, ce choix nous épargne au moins les probables flashs back auxquels le réalisateur aurait eu recours. Nine Dead bénéficie d’un scénario tout de même intelligent malgré quelques maladresses dans le déroulement des faits.

 

 

L’intrigue concoctée par Patrick Wehe Mahoney, dont Nine Dead est le premier papier à ce jour, est, d’une part, bien ficelée et crédible, mais aussi très bien amenée à travers un développement rigoureux. Si le spectateur est pleinement conscient qu’il existe un lien entre les protagonistes, celui-ci n’est perceptible qu’une fois que la pellicule décide de le révéler. Les différents éléments de l’intrigue sont divulgués au fur et à mesure de l’histoire en prenant bien soin de toujours laisser une part d’ombre dans le but de conserver l’attention du spectateur. La réalisation est quant à elle basique, n’utilisant aucune fioriture ou supercherie, laissant de côté tout effet de style malvenu. Réalisation d’autant plus épineuse que la quasi-totalité du métrage se déroule à huit clos, ne se privant tout de même pas de quelques flashs back pour éclaircir la situation. Dans ce décor restreint, Chris Shadley parvient à donner un certain rythme à sa pellicule permettant ainsi de maintenir l’attention. La tension et le doute sont constants, mais la mise en scène ne permet pas vraiment au spectateur d’être impliqué dans le déroulement des faits, adoptant de ce fait une attitude plutôt passive et curieuse qu’une réelle volonté de découvrir la vérité. Quelques facilités de parcours qui nuisent malheureusement au métrage.

 

 

Un des gros problèmes de cette pellicule est le jeu d’acteur qui frôle de très près l’amateurisme, balayant parfois d’un revers de main la crédibilité de certains personnages. D’une part, leurs réactions sont totalement inappropriées face à la mort, à peine paniqués à l’idée qu’ils vont se retrouver avec une balle dans la tête dans les prochaines minutes, prenant même le temps de faire de longs discours mélodramatiques pour faire pleurer la galerie, et, d’autre part, l’absence de charisme et de profondeur des protagonistes engendre le désintéressement total du spectateur quant à leur sort, préférant se concentrer sur l’intrigue. On retrouve notamment la médiocre Melissa Joan Hart (Sabrina, l’apprentie sorcière), William Lee Scott (Farmhouse, L’Effet Papillon) et différents comédiens plus ou moins familiers. Nine Dead nous livre une flopée de personnages tous plus clichés les uns que les autres, virant parfois dans le ridicule, comme le patron d’une boîte de striptease, interprétation ratée de Chip Bent, vêtu d’un costard bleu et d’une coupe à la Candeloro, sensé être le bad boy du groupe, ou encore le black du ghetto qui sonne étonnamment faux. Certains acteurs auraient pu être mieux choisis et certains personnages plus travaillés, non pas que cet aspect soit vraiment gênant dans le genre, mais l’auditoire étant coincé pendant près d’une heure trente avec eux, un casting plus percutant aurait renforcé la crédibilité des évènements. L’autre défaut de cette pellicule est son final. Quand des bandes comme Saw nous réservent généralement des twists certes parfois saugrenus mais globalement spectaculaires, la finale de Nine Dead nous surprend par sa frivolité une fois l’intrigue révélée. Un ending décevant.

 

 

Que retenir de ce thriller bancal ? Pas grand-chose si ce n’est qu’il s’avère être une alternative correcte pour un dimanche après-midi pluvieux. Ce premier métrage de Chris Shadley peine à sortir la tête l’eau mais réussit néanmoins à maintenir l’attention et la curiosité du spectateur. Un bon point donc.

Auteur : TIBO

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Combien font : 93+37

Votre réponse :

Insomniak 25-05-2013
Je viens de voir ce "film". Je suis attéré par tant de médiocrité. Je serais encore plus critique sur le scénario, les acteurs, la réalisation poussive... Quant au final, je l'ai trouvé d'un plat désolant. Je me suis même demandé s'ils avaient pas oublié un morceau du film ! A éviter, ou alors à regarder à l'occasion d'une soirée nanar, en mettant son cerveau de côté...
Alavavite 20-11-2011
En fait il est plutôt bien dans son genre. (Pas celui que tu penses "TIBO")
Trop occupé avec Saw dans la tête t'as tout mélangé. Saw n'est pas un référentiel.
Bon film, thriller qui tient la route.
Bon "ending". Pas la peine de finir en Disney pour être "bien"

 

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