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Critique Ninja Turtles

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Probablement nées des suites d'une soirée arrosée par Kévin Eastman et Peter Laird pour parodier les comics à succès des 80's - DareDevil, Cerberus et autres Ronin -, Les Tortues Ninja étaient à l'origine destinées à n'être qu'une blague potache sans lendemain. Le succès fulgurant du comic-book one shoot qui découla de ce qu'on imagine comme la cuite du siècle - il fallait au moins ça pour imaginer les aventures des quatre tortues pratiquant les arts martiaux et sauvant New-York entre deux pizzas - lui offrira un autre futur. L'œuvre d'origine deviendra une serie de comics qui donnera naissance à des figurines ainsi qu'une série animée qui propulse les Teenage Mutant Ninja Turtles - littéralement Tortues Mutantes Adolescentes et Ninja ou TMNT pour les intimes - en héros cultes de toute une génération.

 

 

Les Tortues Ninja étaient déjà passées au format long métrage entre 1990 et 1993 avec trois films terriblement potaches et donc forcément cultes, puis en 2010 avec un film d'animation plutôt bien foutu. La préparation d'un nouveau film sous le titre de Ninja Turtles avait émoustillé plus d'un fan des quatre frangins verdâtres. L'annonce de l'équipe du film notamment composée de Mickael Bay - bien connu pour sa capacité à pourrir les franchises cultes - à la production et de Jonathan Liebesman - World Invasion : Battle of Los Angeles, La Colère des Titans - suivie des premières images du look des Tortues ont pourtant provoqué une levée de boucliers de la fanbase, et ont longtemps fait craindre le pire quant au traitement réservé à cette rennaissance des héros de notre jeunesse. Ninja Turtles plante rapidement le décor avec une brève mais classieuse intro en mode comics animé. New York est à la merci du clan Foot qui fait régner sa loi et tyrannise les habitants malgré les efforts conjoints de la Police Locale et d'Eric Sacks, le milliardaire philanthrope de la Grosse Pomme. C’est dans ce contexte qu’April O’Neil tente désespérément de percer dans le journalisme d’investigation. Pour ce faire, elle est prête à s’approcher au plus près des scènes de crimes du clan Foot. Tant et si bien qu’elle finit par croiser la route de mystérieux justiciers œuvrant la nuit. Sentant le scoop, elle cherche alors à faire toute la lumière sur cette histoire. A l'image de ce début classique, Ninja Turtles ne bouleversera pas les annales des scénarios de films d’action. Tous les clichés sont présents, du gentil finalement pas si gentil que ça aux incohérences criantes du plan machiavéliques des vilains, en passant par la jolie jeune femme un peu cruche – rôle tenu à merveille Megan Fox – qui tantôt aide, tantôt pénalise les héros.

 

 

Ce n’est pas tant sur le fil conducteur que le film de Liebesman surprend que sur le traitement réservé aux quatre tortues. Si l’aspect physique de Leonardo, Michelangelo, Donatello et Raphael en avait - à juste titre - rebuté plus d’un, les héros ressemblant plus à des Footballeurs Américains gavés aux Stéroïdes qu’à des ninja, on se fait plutôt rapidement à leurs nouvelles apparences. Dès les premières séquences, Ninja Turtles fait mouche en usant d'une bonne dose d’humour dans les dialogue. S’il est bien un aspect de la série animée qui a été conservé - les comics d’origine étant plus sombres et matures -, c’est bien le côté déconneurs des Tortues Ninja, et surtout de Michelangelo qui représentent à lui seul 90% des situations drôles du film. Le caractère de chaque tortue est d’ailleurs plutôt bien respecté. Léonardo est le leader qui cherche l’approbation, Raphael le rebelle qui souhaiterait être calife à la place du calife, Michelangelo l’ado immature et Donatello est le geek du groupe. C’est d’ailleurs pour ce dernier que le trait parait un peu gros et tombe parfois dans le cliché. Le maître de toute cette petite bande, Splinter, et également fidèle à la représentation gardée en mémoire : la voie de la sagesse un peu pénible qui cherche à calmer les ardeurs de ses ouailles. Il a tout de même droit à une scène de baston qu’on ne peut s’empêcher de rapprocher de celle de Maître Yoda dans l’épisode II de Star Wars. Son style de combat est jouissif et il utilise tous les éléments dont il dispose pour mettre les sbires du clan Foot au tapis. La réalisation est d’ailleurs très soignée et les effets spéciaux bien gérés. On note bien quelques traditionnels plans-mis-ici-pour-justifier-la-3D, mais même sans cela les combats sont très bien rendus bien que parfois un peu brouillons.

 

 

Sans s'attarder sur l'abscence de scénario crédible, on peut cependant adresser plusieurs reproches au métrage. Hormis Michelangelo qui tient la vedette, on regrettera le traitement plus que superficiel de la personnalité de chaque tortue. Il est bien sur impossible de s’arrêter trente minutes sur chacun des Ninja dans un film d’1h40, mais il aurait été bienvenu de connaître les motivations et objectifs des personnages principaux. De même, certaines séquences, aussi spectaculaires soient-elles, n’apportent strictement rien à l’histoire et auraient pu être raccourcies pour laisser les personnages  prendre un peu plus d’épaisseur. Les seconds couteaux n’ont aucun charisme même si Will Arnett sauve quelques peu les meubles dans son interprétation du looser amoureux. Shredder accumule cliché sur cliché et le summum est atteint avec une réplique particulièrement ridicule.

 

 

On s’était habitué à des films de super héros – notamment chez Marvel – réservant une part plus importante à la psychologie des personnages. Oubliez tout ça en allant voir Ninja Turtles. Nous sommes ici en présence d’un film d’action old-school ou le scénario n’est qu’un prétexte pour pouvoir profiter pleinement des nombreuses vannes assénées par les héros ainsi que de multiples combats spectaculaires. Le film ne prétend pas offrir autre chose que du grand spectacle et de ce côté-là, il remplit plutôt bien son objectif. Les fans des Tortues Ninja seront plutôt soulagés de voir que leurs héros n’ont pas été martyrisés, ceux qui découvrent l’univers TMNT pourraient se laisser séduire.

 

Auteur : BEGZ

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