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Critique Oblivion

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Joseph Kosinski aura abordé l’art du cinéma sans véritables préliminaires. Doté dès son premier long-métrage d’un budget monumental, le réalisateur servait avec Tron : l’Héritage un film initiatique visuellement ébouriffant mais néanmoins aseptisé par le studio Disney. Dommage, au vu de l’indiscutable potentiel geek du produit. Avec Oblivion, Kosinski met en scène un métrage nettement plus personnel, l’ensemble se voyant adapté d’un roman graphique rédigé par ses propres soins quelques années auparavant. Esthétiquement captivant, son nouveau projet se dote d’une épaisseur qui permet au à ce dernier d’outrepasser la simple notion de divertissement pop-corn.

 

 

Si Oblivion ne réinvente pas fondamentalement le genre, Kosinki place son travail à la croisée des genres. Entre métrage post-apocalyptique et pure science-fiction, le travail du cinéaste s’articule autour d’un postulat initial aux contours plutôt bien esquissés. 2077 : Jack Harper, en station sur la planète Terre, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens, exilés sur une lune de Saturne. La vie de Jack va cependant être bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial, et à la rencontre de son unique survivante. Ce qu’il pensait alors être la réalité vole en éclats quand il est confronté à certains éléments de son passé qui avaient été effacés de sa mémoire. Dans son approche première, Oblivion navigue plus ou moins en terrain connu. Etendues dévastées, engins aux designs soignés, effets spéciaux aux petits oignons, le métrage de Kosinski conjugue avec une certaine maestria tous les éléments nécessaires au projet grand spectacle. Un enjeu dont le cinéaste ne se cache nullement. Oblivion est une parfaite machine à rêves, les pirouettes visuelles multiples émaillant le film lui offrant une rythmique assurément soutenue. Kosinki habille parallèlement le tout d’une certaine densité scénaristique, et déroule pour ce faire une intrigue efficace et bardée de rebondissements.

 

 

De prime abord très manichéen – Kosinki joue astucieusement du blanc et noir afin de duper son monde –, Oblivion parvient à retourner fondements et acquis afin d’installer un climax parfaitement calibré. Sans s’engager dans des ramifications trop complexes, le métrage laisse une petite série de questions en pointillés suffisamment longtemps pour installer un excellent suspense. Une tension d’autant plus hypnotique que le cinéaste monte conjointement à une certaine science de l’action ébouriffante. High-tech et clinquant, Oblivion use des thématiques propres à son géniteur – clonage, suprématie de la technologie sur l’humain – pour saturer un script à l’intensité dramatique palpable. Ce dernier pourra certes évoquer tour à tour diverses œuvres majeures – de 2001, l’Odyssée de l’espace à Terminator –, mais parvient néanmoins à fusionner toutes ses influences pour se doter d’une originalité propre. La conclusion restera malgré tout légèrement en deçà au vu du surprenant développement imposé par Kosinki. Dommage.

 

 

Joseph Kosinski avait su mettre à profit son expérience de l’infographie sur Tron : l’Héritage. Oblivion s’inscrit dans la directe continuité de celui-ci. Esthétiquement très proche, le film présente des designs parfois quasi-similaires en matière de lignes comme de qualité. Oblivion s’avère en effet particulièrement soigné, le travail du cinéaste offrant un feu d’artifice de tous les instants, doublé d’une réalisation certes sans réelle patte, mais assurément fluide. La marque de fabrique du blockbuster, registre auquel Oblivion se rattache tout en évitant de sombrer dans ses pires travers. A l’aise dans le domaine, Tom Cruise rentre une nouvelle fois avec justesse dans la peau de son personnage. Une condition indispensable à la bonne tenue du film, uniquement centré autour de son principal protagoniste au cours du premier tiers. Le reste du casting passe donc inévitablement au second plan, malgré la présence d’acteurs reconnus – Morgan Freeman, Olga Kurylenko – et en phase avec leurs rôles respectifs.

 

 

Grand public mais intelligent dans son déroulé, Oblivion se profile comme un excellent métrage de science-fiction moderne. Reprenant la recette graphique qui avait fait le succès de Tron : l’Héritage, Joseph Kosinski injecte dans son travail une profondeur qui faisait cruellement défaut à sa précédente œuvre de commande et signe un métrage bien mené, certes perfectible mais plutôt hypnotique.

 

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