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Critique The Mirror

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« Par les producteurs de Paranormal Activity et Insidious ». Mention gagnante, succès assuré. Le cinéma hollywoodien n’hésite désormais plus à mentionner le moindre artisan ayant officié sur les derniers cartons au box-office afin de vendre un nouveau produit. Difficile en effet d’assurer la campagne marketing sur le simple nom de Mike Flanagan. Le réalisateur se profile en effet encore en newcomer, ce dernier n’ayant à son actif qu’un petit film de monstres – Absentia – passé relativement inaperçu à l’international. Pour son second long, Flanagan vient piétiner les plates-bandes de James Wan, nouveau chantre du film de frousse à base de maisons hantées. Bien construit et plutôt flippant, The MirrorOculus en version originale – navigue certes sur la vague du surnaturel mais se profile comme un œuvre solide.

 

 

A l’instar de Wan, Flanagan n’affiche pas la prétention de réinventer le genre. Le cinéaste déroule même un script des plus conventionnels, The Mirror s’articulant comme un semi-huis clôt capturé dans une énième maison de banlieue. L’élément déclencheur est également plutôt basique : un vieux miroir, dans lequel semble résider une entité maléfique qui prend possession des âmes qui passent à sa portée. Rien de bien neuf sous le soleil. Une brave famille fait donc l’acquisition de l’instrument de la malédiction, jusqu’à ce que le père présente rapidement des troubles comportementaux des plus inquiétants, voire dangereux. L’originalité du métrage est cependant de présenter une narration pour le moins déstructurée, Flanagan déroulant deux lignes temporelles bien distinctes. The Mirror se centre en effet sur l’enquête menée par les enfants onze ans plus tard mais dévoile parallèlement les événements tragiques traversés par la famille par le passé. Au fur et à mesure que les deux protagonistes avancent dans leurs constats, ceux-ci se voient progressivement happés dans « l’univers » et les pièges de l’esprit insidieux, tout comme leurs parents auparavant. Cette construction en miroir permet à Flanagan de transcender un fond relativement léger, ce dernier habillant son travail d’une tension calibrée au millimètre près.

 

 

Mike Flanagan se profile ici en artisan virtuose. Alors même que The Mirror ne réserve qu’une petite poignée de rebondissements notables, le cinéaste parvient à retranscrire dans la structure de son film les grands principes de son scénario. Une habilité de construction qui confère à l’œuvre un redoutable suspense. The Mirror joue en effet constamment sur les faux semblants et les illusions en laissant les deux « histoires » s’entremêler jusqu’à laisser voler en éclats les repères positionnés en début de course. L’intrigue en devient quasiment hypnotique, le métrage s’amusant dès lors à multiplier les pistes de réflexions. Le cheminement labyrinthique emprunté par The Mirror l’éloigne de ce fait de toute norme, le cinéaste livrant un produit intelligent, expurgé des poncifs habituels, doté d’une réelle puissance narrative. Le tout explose littéralement dans un final certes plus ou moins attendu, mais extrêmement bien amené. Impressionnant.

 

 

En seulement deux films, Flanagan semble avoir digéré tous les codes du film de genre. Son travail reflète un savoir-faire déjà certain, ce dernier usant des traditionnels jump-scares avec parcimonie mais efficacité. The Mirror est un film de trouille à l’ancienne, emballé avec le plus grand soin. Si les personnages ont parfois recours à des caméras portables, le cinéaste ne lorgne jamais du côté found-footage et prend le temps de poser absolument tous ses plans. Un très bon point. Le montage, assuré par Flanagan lui-même, est pour sa part le véritable point fort du projet. Le cinéaste use en effet d’excellents raccords afin de créer d’habilles transitions présent / passé, et offre ainsi une totale lisibilité à un métrage qui se complexifie pourtant progressivement sur la forme. Bien que composé de relatifs inconnus, le casting reflète enfin du même sérieux. Les deux protagonistes centraux sont impeccables – Karen Gillan / Brenton Thwaites – et apportent une très bonne dynamique au projet.

 

 

The Mirror est un savoureux produit de trouille. Mike Flanagan se profile en artiste multi-casquettes plutôt doué, et transcende un synopsis d’une apparente simplicité pour livrer un métrage au climax envoutant. Une écrasante réussite, qui propulse le jeune réalisateur sur la liste des noms à suivre.

 

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