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Critique Open House

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Né au Canada mais ayant grandi principalement en Nouvelle Zélande, le métier de cinéaste n’apparaissait pas vraiment comme une carrière viable pour Andrew Paquin. Mais lorsque sa sœur, Anna Paquin, a gagné un Oscar pour sa prestation dans La Leçon de Piano, le déclic fût immédiat et il décide de se lancer dans le cinéma en travaillant sur quelques films, puis en tant que producteur – quelques courts métrages mais aussi Blue State et prochainement New in Town –, il déboule aujourd’hui avec sa première réalisation, le thriller Open House.

 

 

 

 

Open House narre l’histoire d’un couple divorcé qui souhaite vendre sa maison dans le but de refaire leurs vies séparément en partant sur de nouvelles bases. Alors qu’ils ouvrent la demeure pour autoriser les visites, une personne a décidé de ne pas partir tout de suite. Open House s’engouffre dans les sentiers battus en abordant sans grande conviction le thème de l’intrus dans le domicile familial, sujet traité sous de nombreux angles avec des styles néanmoins différents. On peut penser à des métrages tels que The Strangers, Funny Games, Le Beau Père ou encore le récent The Collector. Même si Open House se rapproche par de nombreux aspects de ses consœurs, la pellicule procure un sentiment d’honnêteté. Le premier long d’Andrew Paquin ne laisse de côté aucune facette, l’atmosphère, les relations entre les personnages et les meurtres plutôt violents. Si cette volonté d’étoffer la pellicule en incluant les éléments essentiels à ce genre est honorable, tous ne brillent pas par leur inventivité et souffrent parfois d’un manque de jusqu’auboutisme.

 

 

L’atmosphère proposée ici n’a rien à envier à ses grands frères. Aseptisée, glauque et impersonnelle, la demeure prend rapidement l’apparence d’un antre dans laquelle la durée de vie s’effondre en flèche. Anecdote intéressante, la maison du drame n’est autre que celle du réalisateur lui-même. En effet, bien conscient du faible budget dont il allait bénéficier, quoi de mieux que de tourner à la maison, dans un endroit familier et à un coût quasi nul. Pour venir soutenir cette ambiance inquiétante, il faut reconnaître que le score se superpose parfaitement aux images et intervient au bon moment, sans trop en faire. De son côté, Andrew Paquin livre une réalisation tout ce qu’il y a de plus classique et sans fioritures. Si tous ces éléments trouvent leur cohésion et procurent à la pellicule un climat froid et menaçant, le manque de personnalité du métrage se fait néanmoins sentir et on ne peut s’empêcher de penser que l’on a déjà vu ça quelque part, et à de nombreuses reprises. La clé de voute du film – primordiale pour un thriller psychologique – est la relation qu’entretient le trio infernal : les deux vilains – David et Lila – et la captive – Alice. Le rapport entre David et Lila reste très flou pendant la majorité du métrage, même l’on se doute du lien qui les unis, une sorte de malaise et de mystère parvient à se maintenir. Ils se parlent, s’aiment, se détestent et évoluent sans que le spectateur  n’ai trop de cartes en main pour découvrir leurs motivations. Qui sont-ils ? Pourquoi font-ils ça ? Autant de questions qui trouvent bien évidemment leurs réponses à différents moments de l’intrigue, mais qui sont également d’une banalité accrue. Les doutes viennent tout naturellement se confirmer. Dommage. Quant au rôle d’Alice, celui-ci manque grandement de mordant. La compassion envers elle est bien présente mais notre attention se tourne davantage vers le duo barbare, en se demandant qu’est ce qu’ils vont bien pouvoir nous réserver.

 

 

C’est justement sur cet aspect du scénario que Open House déçoit. La bande se résume à regarder les vilains faire leur petit train-train quotidien, se contentant de faire intervenir différents personnages pour amener un peu d’action, bien que l’on sache exactement commet cela va se terminer. L’ex-mari, la femme de ménage, le promoteur immobilier, les voisins, tout le monde aura sa part du gâteau. Si le cyclisme des interventions est un tant soit peu avisé et ne surprend à aucun moment, les meurtres sont quant à eux assez crus. Violents et graphiques, les coups portés enfantent leur quota d’hémoglobine qui ne fait manifestement pas partie de la réduction budgétaire. Malgré le budget limité de Open House – qui n’apparaît jamais à l’écran –, Andrew Paquin a choisi son casting avec précaution. Point d’amateurs ni de stars du genre, mais du talent avant tout. On retrouve bien évidemment une apparition d’Anna Paquin, sœur d’Andrew, et de Stephen Moyer, son acolyte dans la vraie vie comme à l’écran dans la série True Blood. Dans le rôle des deux rustres, Brian Geraghty (Démineurs) et la canadienne Tricia Helfer, plutôt branchée séries TV, que l’on a pu voir notamment dans Battlestar Galactica. La captive est incarnée par une autre canadienne, la talentueuse Rachel Blanchard (Peep Show). Une jolie galerie de comédiens sans lesquels la pellicule aurait probablement perdu de sa valeur. Un pot pourri de bonnes choses comme de mauvaises, Andrew Paquin a un talent certain derrière la caméra. Malheureusement, un peu de fougue n’aurait pas fait de mal.

 

 

Ni bon, ni mauvais, Open House s’engouffre dans la commodité mais n’est pas pour autant déplaisant. Même s’il tient la route techniquement et jouit d’un scénario crédible, l’indifférence est probablement l’un des pires sorts qui puissent être réservés à un film. Le métrage dispose de qualités non négligeables mais il faudra allez un petit peu plus loin la prochaine fois pour marquer le coup.

Auteur : TIBO

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