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Critique Ouija

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Ouija est un parfait produit de studio. Financé par Universal, le film de Stiles White ratisse large parmi les exécutifs à l’origine des grosses franchises horrifiques actuelles. Le film aura en effet fait appel aux expertises conjuguées de Platinum Dunes – la société du nazbroque Michael Bay – et Blumhouse Pictures afin d’optimiser au mieux un budget riquiqui. Ecrit depuis presque cinq ans, Ouija aura de ce fait été bouclé vite fait bien fait. Puis partiellement modifié, tourné, réécrit et reshooté. Fusillé par la critique à sa sortie américaine, le métrage n’est pourtant pas la purge attendue. S’il reste extrêmement classique, le travail de White affiche une rythmique correcte et se montre assez divertissant.

 

 

Stiles White est le yes-man parfait. Responsable du script de Possédée, œuvre ultra-commerciale calibrée pour un public adolescent, ce dernier appuie sans trop sourciller sur la touche repeat en livrant ici un scénar’ basique et construit autour des poncifs habituels. Mieux, White cède aux multiples délires des studios et aura retouché son travail dans tous les sens afin d’en livrer une version « conforme » labélisée producer’s cut. Retourné à près de 50% alors même que de premières bandes-annonces ont déjà été dévoilées au grand public, Ouija est donc un énième produit de grande consommation. L’histoire n’affiche de ce fait rien de bien folichon. Laine Morris est une jeune fille à la cool qui cherche des réponses au suicide sa meilleure amie. Lorsqu’elle découvre une planche ouija dans les affaires de Debbie, cette dernière décide d’essayer d’entrer en contact avec l’âme de la défunte. Manque de bol, l’amie en question avait fait la zouave avec les esprits et une présence maléfique prend en chasse le petit groupe qui fait du spiritisme. Here we go again. Laine va donc être dans l’obligation de résoudre un mystère bien occulte des temps anciens. Sur le papier, Ouija n’a bien de bien excitant. Et le film ne l’est pas vraiment, tant il se limite à répliquer des schémas usités jusqu’à la moelle avec un je m’en foutisme occasionnellement irritant.

 

 

Ouija ressasse donc tout ce qui a fait le succès des grosses sorties de ces dernières années : une histoire de fantôme qui fait grincer des portes et toque au plafond, une vieille folle timbrée dans un hôpital psychiatrique, des jump-scares faciles en veux-tu en voilà et un usage quasi-inévitable de la suggestivité. Stiles White fait sans surprise dans l’ultra-lisse et le conventionnel. Toute mise à mort est filmée hors-champ, mais annoncée à grands renforts de grosse musique inquiétante et de hurlements hystériques. Pourtant et contrairement à bon nombre de concurrents – Paranormal Activity en tête de liste –, Ouija reste plutôt efficace dans le genre. Bien que simple, l’histoire est assez prenante et l’aspect parfaitement concis du métrage lui permet de dérouler ses petits rebondissements à l’aise. Le métrage n’a certes rien de bien ouf, mais ne souffre jamais de trop grosses cassures rythmiques. L’ensemble est honteusement calibré, raboté sous tous les angles – pas de violence ou de sexe – mais reste bien fait. Sans parler de véritable climax, on se surprendra même à sursauter à quelques reprises.

 

 

La très bonne surprise du film tient par ailleurs dans son casting. Alors que le registre horrifique s’appuie souvent sur des gravures de mode censées interpréter des adolescents lambdas, Ouija mise ici sur cinq-six jeunes parfaitement banals et dont l’âge correspond aux personnages qu’ils interprètent. Un très bon point, d’autant plus que la mignonette Olivia Cooke – Bates Motel, The Signal, The Quiet Ones – est une nouvelle fois très impliquée dans son rôle. Stiles White s’affranchit pour sa part d’une réalisation purement fonctionnelle. Si le tout ne fait preuve d’aucune grosse faute de goût, son travail est impersonnel au possible.

 

 

Ouija a déjà été vu à maintes reprises, parfois en mieux, souvent en pire. Bien que sans éclat, le film passe assez bien. Un petit film de pseudo-flip pas trop chiant à déguster lorsque le cerveau est en mode pause.

 

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