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Critique Outpost 2 : Black Sun

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Petit budget mais véritable réussite artistique, Outpost était parvenu à s’imposer comme un métrage solide. Son géniteur reste pourtant abonné aux productions confidentielles et indépendantes, à l’instar de l’audacieux et jubilatoire Bitch Slap. Près que quatre années après le succès de son film de siège horrifique, Steve Barker en signe la séquelle. Un métrage sur lequel le cinéaste conserve une nouvelle fois un contrôle total. A la fois réalisateur et scénariste, ce dernier propose un prolongement intéressant à un premier opus qui manquait à l’époque d’un brin de consistance. Bien qu’une nouvelle fois ultra-rigoureux sur le plan artistique, Barker ne parvient pourtant pas à faire de son Outpost 2 : Black Sun un métrage indispensable.

 

 

Retour au bunker de l’horreur. Ou du moins, partiellement. Dans la directe continuité du premier volet, Outpost 2 : Black Sun prolonge néanmoins grandement le champ d’action, Barker disposant ici de moyens plus confortables. La machine offrant une quasi-invincibilité aux hordes nazies est désormais sur le point de renverser l’équilibre mondial, les vétérans zombifiés du IIIème Reich avançant désormais en Europe de l’Est. Helena, une détective qui travaille sur le dossier du célèbre criminel de guerre Klausener, découvre l’origine de l’invasion. Un complexe souterrain ayant abrité des expériences secrètes au cours de la guerre, et au sein duquel un commando mené par Helena et la scientifique Wallace va devoir s’aventurer afin d’enrayer la menace. Rien de bien nouveau sous le soleil noir. L’effet de surprise étant désormais absent de l’équation, Steve Barker construit son métrage en accentuant de manière significative la présence des revenants. Plus nombreux, véloces et bourrins, les invincibles nazis imposent désormais une présence nettement plus menaçante que dans le premier opus. L’ambiance de ce Outpost 2 : Black Sun s’avère de ce fait radicalement différente de son ainé. Davantage orienté vers l’action et l’horreur là ou le métrage précédent lorgnait vers une relative suggestion, le film de Steve Barker se montre logiquement plus grand public. Ce qui n’empêche pas à l’ensemble de peiner avant de véritablement trouver son rythme de croisière.

 

 

Moins mystérieux, Outpost 2 : Black Sun déroule un développement sans réelle valeur ajoutée. Si Barker semble ici désireux de diversifier l’expérience en laissant ses personnages évoluer en dehors du bunker – le trop long périple à travers la forêt –, le métrage ne parvient pourtant à s’imposer qu’à partir du moment ou ces derniers gagnent les entrailles des installations allemandes. Outpost 2 : Black Sun patauge en effet longuement sur une interminable séquence introductive, le métrage n’ayant rien de foncièrement intéressant à proposer si ce n’est quelques décalquages de bidasses américains. Barker fait les choses certes efficacement, mais sans âme. Le réalisateur parvient à rectifier le tir in-extremis, en couchant une seconde partie clairement plus accrocheuse. Outpost 2 : Black Sun impose dès lors un jeu du chat et de la souris plutôt intéressant, Barker dévoilant des ramifications inconnues au sein du complexe souterrain. Si le tout s’avère parfois un peu trop too-much, le savoir-faire du réalisateur permet à ce dernier dede signer une fin de course au rythme effréné. Relativement malsain et pesant, le métrage retrouve temporairement ce qui faisait la force de son prédécesseur. Une ambiance ultra-oppressante, encore renforcée par la lumière faite sur les morts-vivants nazis. Ces derniers ne sont plus uniquement brossés comme des ombres menaçantes, mais attaquent par nuées entières les rares survivants en quête de vérité. 

 

 

Du film de siège, Outpost 2 : Black Sun mue vers le métrage de couloir. Steve Barker maitrise son évolution avec un sérieux total. Brutal, tendu et sans compromis, son métrage témoigne une nouvelle fois d’un travail esthétique ultra-soigné. Qu’il s’agisse d’éclairage – crépusculaire au possible – ou de réalisation, Outpost 2 : Black Sun réplique à la lettre les choix artistiques du premier opus. Le métrage se profile de ce fait comme une séquelle parfaitement cohérente, et tout aussi efficace en la matière. Dommage que le casting brille pas sa transparence, notamment en matière de méchants. Si le nazi en chef – Johnny Meres, impeccable – se démarque par son allure et sa trombine cabossée, Steve Barker ne lui laisse qu’une place minime. Bien que sans éclat, la direction d’acteurs s'avère cependant convenable.

 

 

Si Outpost 2 : Black Sun reste globalement bien troussé, l’ensemble souffre de quelques carences qui empêchent le métrage de sortir de l’ombre du précédent volet. Steve Barker passe cependant la main pour le prochain volet, qui devrait sortir prochainement sous le nom d’Outpost 3 : Rise of the Spetsnaz, et pour lequel les producteurs semblent aujourd’hui parier sur le choix d’une préquelle. Pourquoi pas.

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