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Critique Pandorum

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Réalisateur médiocre - Resident Evil - ou au mieux dispensable - le bourrin mais amusant Death Race 2008 -, l’américain Paul Anderson W.S. Anderson signait en 1996 un véritable bon film avec Event Horizon. Petite perle de Science-Fiction s’inscrivant dans un registre « horreur spatiale » rarement exploité, le métrage cultivait les ingrédients du genre avec une grande maitrise. Probablement désireux de renouer avec cette incartade réussie dans le registre, Anderson supporte aujourd’hui la premier long-métrage du newcomer Christian Alvart, apportant à cette modeste production un appui marketing non négligeable. Malgré un potentiel plus que certain, Pandorum souffre cependant de quelques maladresses qui lui empêchent de flirter avec l’excellence.

 

 

Plonger l’horreur dans l’infini de l’espace impose bien souvent certaines barrières en matière d’originalité. Si Alien – le huitième passager pouvait se profiler comme une œuvre novatrice à sa sortie, l’habille schéma instauré par ce classique semble aujourd’hui tellement éculé qu’ils demeure difficile à répliquer. Pires, les tentatives de renouvellement - Alien Resurrection - ou de fusion des genres cinématographiques  - Jason X, les pitoyables boucheries perpétuées par Dracula dans une production spatiale nanardesque - sonnent comme des essais manqués, voire même affublés d’un traitement kitch et ridicule. Avec Pandorum, Christian Alvart nous épargne au moins les dérives inadaptées, et se fend d’un film de science-fiction respectueux des codes du genre. En 1h40, le jeune réalisateur préfère reléguer toute notion d’originalité au profit d’un script vu et revu, Pandorum opérant une synthèse assez efficace de Sunshine, Event Horizon et Alien. Sans prétention, le scénario s’amorce sur un pitch conventionnel mais néanmoins suffisamment intriguant pour poser de solides bases à son futur développement. Echappés de leurs caissons de cryogénisation, les protagonistes évoluent ici dans des couloirs sombres peuplés d’un hybride humain inconnu et carnassier. Le film s’articule ainsi autour du mystère des origines de ce peuple barbare, ce dernier se développant malheureusement sur un air de déjà-vu : John Carpenter est déjà passé par là avec un inégal Ghosts Of Mars, tout comme le thème de la démence inhérente à l’isolement spatial - ici appelé « Pandorum » - à été brillamment abordé par l’extraordinaire Sunshine. Si le traitement scénaristique de Alvart semble flancher dès le premier acte, le réalisateur conserve malgré tout quelques atouts - dont un excellent twist final - afin de relancer l’attention autour d’une œuvre au suspens bien maintenu. Idée brillante, les protagonistes courent derrière une mémoire partiellement abandonnée dans leurs caissons, ce qui permet à Alvart d’aborder Pandorum comme un puzzle auquel s’ajoutent petit à petit les nombreuses pièces manquantes. Assez savoureux.

 

 

Si les trente premières minutes imposent un huit-clos captivant en s’articulant autour de deux uniques personnages et en se focalisant sur l’exploration, la découverte de la menace fait définitivement verser Pandorum dans un honnête mais routinier film de survie spatiale. Bien que le tout se montre relevé d’une petite brochette de rebondissements heureusement judicieusement disposés dans la trame narrative, Pandorum témoigne d’une relative platitude et d’une ennuyeuse froideur artistique. Bien que Christian Alvart n’use jamais d’effets spéciaux outranciers afin de dynamiter le spectacle - tout juste dénotera-t-on une maigre poignée de plans extérieurs du vaisseau - et parvienne à conserver tout du long une véritable aura mystique autour des mutants, le réalisateur n’échappe pas à la monotonie induite par des décors lassants. De couloirs en couloirs, les protagonistes échappent à leur Némésis sans traverser de paysages mécaniques foncièrement fascinants, malgré quelques pièces visuellement impressionnantes - le laboratoire et le réacteur - dévoilées avec une trop grande parcimonie. Dommage, d’autant plus lorsque l’on constate le gigantisme de l’Elysium à travers ses plans extérieurs somptueux ou suite aux révélations inhérentes à sa précieuse cargaison. 

 

 

Le classicisme ainsi que le manque d’audace de Pandorum pourraient cependant passer pour anecdotiques, s’ils n’étaient pas accompagnés d’une réalisation sombrant à occasionellement dans les travers les plus pénibles du nouveau cinéma hollywoodien. Bien que que le métrage ne s’assimile en rien à un blockbuster pétaradant, Alvart témoigne de l’enseignement Michael Bay à travers ses séquences d’action, totalement brouillonnes et illisibles. Epileptiques au possible, les scènes d’affrontements / poursuites sacrifient tout sentiment d’angoisse - pourtant par ailleurs relativement bien traduit en images - au profit d’un montage ultra-cut. Relativement fatiguant, ce choix se voit de plus décuplé par l’obscurité constante et un brin lassante dont s’habillent les images de Christian Alvart. Vraiment dommageable et nuisible à l’instauration d’une véritable tension. Pandorum peut cependant compter sur une direction d’acteurs impeccable, qualité indispensable au vu du nombre très réduit de protagonistes. Etonnant, le métrage présente plus particulièrement un Dennis Quaid sur le retour, qui abandonne ses élans de patriotisme habituel - Le Jour d’Après, G.I. Joe - au profit  d’un personnage complexe et multi-facette à l’origine des retournements de situation les plus inattendus.

 

 

Bien que Pandorum distille habillement ses indices jusqu’à sa conclusion finale, le premier long de Christian Alvart reste une œuvre mineure. Légèrement plus étoffé qu’un Ghosts Of Mars ou que Event Horizon au niveau de son scénario, le film s’habille d’un travail visuel superficiel et pourtant indispensable au registre. La copie impose néanmoins un réalisateur prometteur, et bénéficie de suffisament de qualités pour constituer un honnête divertissement.

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