film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Parallels

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Artisan multi-casquette cherche formule de la série à succès. Monteur, scénariste, producteur et réalisateur, Christopher Leone s’est déjà lancé dans plusieurs TV-Shows – Wolfpack of Reseda, Suit Up – sans parvenir à rassembler un public suffisant pour leur assurer une véritable pérennité, et ce malgré un accueil critique pourtant favorable. Parallels s’inscrira malheureusement une nouvelle fois parmi les projets avortés de son géniteur. Initialement tourné sous la forme d’un épisode pilote, le projet ne convaincra pas les magnats des réseaux câblés. Fox Digital Studios récupère néanmoins la matière et demandera à Leone d’en remodeler partiellement le contenu afin de pouvoir distribuer le tout comme un petit stand-alone du dimanche soir. Forcément curieusement articulé, ce Parallels s’avère cependant globalement divertissant.

 

 

Inutile d’aller chercher loin pour trouver un bon élément déclencheur. Leone ne renouvelle pour sa part en rien le vaste monde de l’entertainment et pompe ici l’excellente série Sliders, dans laquelle une bande d’aventuriers « glissait » de monde en monde via un vortex éphémère. Parallels s’articule plus ou moins sur une base similaire, le cinéaste remplaçant le tunnel par un immeuble. L’idée à de quoi surprendre, mais Leone conserve le principe de contrainte temporaire afin de justifier le fait que l’apparition soudaine de cet imposant édifice ne gène à aucun moment les autorités en place. Le bâtiment s’installe donc pépère durant 36 heures dans une ville, puis « saute » ni vu ni connu dans un univers parallèle, ce dernier embarquant bien évidemment par la même occasion ses rares occupants. Et abandonnant sur place les malheureux qui n’auront pas su regagner ses murs dans les temps. Ronan et Beatrix se retrouvent ici involontairement embarqués dans la galère suite à un message de leur père, qui leur demande de se rendre à l’adresse où s’est implanté l’immeuble. Ces derniers sont accompagnés d'un voisin, Harry, et se voient transportés à leur arrivée dans une réalité parallèle ravagée par une apocalypse nucléaire. Rencontrée sur place, Polly se révèle rapidement être une habituée des sauts entre dimensions. En route pour un voyage sans retour. Du moins dans l’idée, puisque suite au recalibrage sur un timing ultra-serré, l’histoire de ce Parallels ne s’étale que sur deux nouveaux mondes.

 

 

Si le postulat initial s’avère plutôt prometteur, Parallels s’avère assez logiquement plutôt bancal. Le travail de Christopher Leone reste ce qu’il aurait du être : deux épisodes collés l’un derrière l’autre et doté d’une ultime séquence shootée rapidos afin de conclure honnêtement l’entreprise. Chaque segment de ce « film » se dote donc d’une structure propre au format TV, avec son monde propre, ses seconds couteaux et son intrigue. Toute bonne série nécessitant quelques épisodes avant d’imposer ses personnages, Parallels ne parvient jamais à véritablement creuser ni imposer ses infortunés explorateurs. On sent bien de ci et là quelques enjeux amoureux naissants, un semblant de mystère autour du passif de certains, rien de plus. L’ensemble s’avère de ce fait extrêmement frustrant, le raccommodage opéré par la Fox afin de pouvoir proposer un produit terminé se montrant assez grossier. Certaines idées sont par ailleurs sous-exploitées, à commencer par l’existence des doubles sur chaque nouveau monde. Dommage. Le métrage compense cependant par une rythmique soutenue qui laisse l’ensemble se profiler comme un pur téléfilm de consommation rapide. Parallels démarre à fond les ballons, réserve son lot d’action bien emballée et parvient de plus à dérouler un cliffhanger final pas dégueu à défaut d’être véritablement transcendant. C’est déjà pas si mal.

 

 

Parallels est malheureusement assez cheap sur le plan esthétique. L’ensemble se montre convenable pour un programme TV, mais rame loin derrière les productions fantastiques actuelles. Christopher Leone fait malgré tout le choix judicieux de ne pas insister sur les plans numériquement retouchés, son film restant de ce fait assez sobre malgré quelques paysages apocalyptiques franchement laids. Le second univers, futuriste au possible, se montre pour sa part visuellement plus réussi et crédible. Ouf. La réalisation se veut purement fonctionnelle, le film étant de plus livré dans un format 1.85 assez peu emballant. Même constat au niveau de la direction d’acteurs. Ces derniers sont absolument tous inconnus, et font leur office sans imprimer la bobine d’un réel éclat. Passable.

 

 

Parallels est un excellent pilote, mais un « faux-film » anecdotique. Intéressant sur bien des aspects, le récit avance quelques points d’interrogations prometteurs, des enjeux sous-jacents et un suspense tout juste esquissé avant de s’achever brutalement via un final hâtif, bidouille de studio oblige. Le tout fonctionne néanmoins correctement, et ne sombre à aucun moment dans les longueurs ou rebondissements tirés par les cheveux. Si Parallels n’a rien d’exceptionnel, le film de Christopher Leone affiche très largement les qualités nécessaires à une bonne petite séance pop-corn à la maison.

 

Auteur :

Critique vue 8323 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 68+39

Votre réponse :

Inter' 29-11-2017
Bonjour,

Je viens de comprendre a la lecture de cette page pourquoi j'ai trouvé, au final, le film merdique ><
Je viens de le regarder, j'etais a fond dedans et d'un seul coup, "fin". J'AI RIEN COMPRIS.
Mais maintenant, je sais pourquoi... Je suis étonné qu'un tel film remporte de telles critiques, parce que l'absence totale de coherence/explication sur la fin fait que pour moi ce film n'est pas a voir...
Regarder ce film, c'est un peu regarder l'episode 1 du seigneur des anneaux et y ajouter un resumé des 2 episodes suivant en moins de 3 min pour finir. Forcement, ca va gueuler dans les chaumieres!

'fin bref ,dommage. Mais merci pour les explications :)
syldragon 21-11-2016
dégoutée .... même si ça ressemble à sliders l'idée était sympa et moi perso sliders me manque ....

clems 24-02-2016
ouai moi aussi, je suis trop dégouté
Maia 01-01-2016
ça veut dire qu'on ne doit pas s'attendre à une suite ? dommage ..ça m'avait bien accrochée ... :'(

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction