film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Paranormal Activity : The Marked Ones

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Que l'on soit dans le camp de ceux qui n'aiment pas Paranormal Activity ou dans celui de ceux qui sont avides d'un énième nouvel épisode, on ne peut qu'être d'accord sur un fait : le premier opus fut en son temps un sacré coup de pied dans la fourmilière Hollywoodienne. Un constat qui tient surtout grâce à son record de bénéfices engendré avec ses 100 millions de dollars de gagnés pour seulement 15 000 investis, et cela uniquement au box-office américain. Avant même sa sortie, les camps s'étaient déjà mis en place. Les uns attendaient LE film qui avait terrifié Steven Spielberg au point qu'il quitte la salle de projection avant la fin du métrage, les autres expliquant cela par le fait que Steven, trop déprimé par la médiocrité du film, soit sorti pour se cuiter la gueule au bar du coin. Une fois en salles, certains le considérèrent comme un chef d'œuvre d'horreur glacial, les autres se gaussèrent de son rythme global très lent et de l'attaque du poulet géant aux pattes enfarinés. Effectivement, le concept de docu / film basé sur des caméras de surveillance fixes en a rebuté pas mal, étant donné que Blair Witch, [Rec], Cloverfield, Diary of the Dead et tant d'autres avaient déjà utilisé le principe du found footage jusqu’à l'écœurement. Avec la logique lucrative habituelle des studios de cinéma américain, les Paranormal Activity s'enchaînèrent chaque année depuis. Égaux à eux mêmes que ce soit dans leurs déroulements comme dans leurs manières de poser les ambiances, ils se succédèrent jusqu'à ce Paranormal Activity : The Marked Ones, considéré comme un spin-off.

 

 

Oren Peli, réalisateur du premier volume, quitta la franchisedès la mise en œuvre du second et passa la main à Cristopher Landon, fils du créateur de la série La Petite Maison Dans La Prairie ayant déjà scénarisé l'intéressant Paranoïak en 2007 puis réalisé l'atypique Burning Palms. Il s'attacha à l'œuvre originale au point d'en écrire toutes les suites, sauf Paranormal Activity : Tokyo, réalisé par Toshikazu Nagae, qui n'a aucun lien avec la trame principale insufflée par Peli. Le spin-off The Marked Ones peut pour saa part être considéré comme un complément d'information des précédents métrages. Nous avons donc droit à un esprit qui possède un adolescent cette fois, les événements étant capturés cette fois à travers l'objectif d'une caméra embarquée dans l'action, cette dernière remplaçant ainsi les appareils fixes des titres antérieurs. Nous suivons Jesse, un adolescent de 18 ans fraîchement diplômé qui assiste à des phénomènes paranormaux. Lui et son meilleur ami Hector décident d’espionner à l'aide d'une petite caméra la voisine du dessous dans une bouche d'aération. Ils s'aperçoivent alors que celle-ci peint des symboles ésotériques sur une femme nue, et que ce n’est apparemment pas dans le cadre d’un cours de « body-painting ». Elle est découverte morte chez elle le lendemain. Par curiosité, ou plutôt par crétinerie scénaristique, Jesse et Hector décident d'aller jeter un coup d’œil dans la maison de la défunte. Le rythme global reste le même que sur les précédents chapitres, soit une montée en pression très progressive, mais moins soporifique que par le passé. Jesse et son pote sont des sales gosses. Ils enchaînent les bêtises grotesques et les jeux enfantins jusqu'à provoquer - forcement - des situations propices à énerver l'esprit très « soupe au lait » qui rôde au-dessus de leurs têtes. Tout cela est cependant un peu en décalage avec l'âge réel des protagonistes interprétants les rôles principaux.

 

 

Une fois encore les deux camps de spectateurs opposés se défient dans des joutes verbales passionnées sur les réseaux sociaux. Le premier accusant le film au barreau de ce tribunal virtuel du cinéma d'user la corde jusqu'au bout et de nourrir un public pré-pubère avide des produits frelatés qui sont distribués au moment d'halloween. La défense quant à elle, essaie de faire comprendre à la partie adverse que ces suites sont cohérentes si l'on arrive à remettre en place les différents éléments du scénario. Il est vrai que le problème majeur est de pouvoir recoller les pièces du puzzle. Par exemple, si l'on considère que Paranormal Activity est symbolisé par PA, PA1 devient PA3, PA2 reste PA2, PA3 est en fait PA1 et se termine sur PA4 qui est véritablement le PA4. Mais si l'on considère que PA The Marked Ones est le PA4bis du problème et qu'il s'intercale entre tous les précédents PA, cela nous donne PAbis(PA3+PA4)= PA1√xPA2. Est-ce que tout le monde suit ? Si ce n'est pas le cas, il y'a de nombreux sites sur internet qui sont spécialisés dans la recherche des PA. Tous les spectateurs n'ont pas forcement envie de se remettre au mathématiques quant ils entrent dans une salle de cinéma. Mais pour les passionnés le phénomène est apparemment très intéressant, pour les autres le format cinéma de 1h20 est trop long. Si l'on exclu les éléments inutiles destinés à détourner l'attention du public et que l'on écourte les scènes à rallonge capable d'endormir un hyper actif en pleine crise, nous nous retrouvons devant un court métrage.

 

 

Chaque épisode est propice à l'utilisation d'un nouvel attirail technologique. Fini le temps des caméras de surveillance fixes ou les webcams pour discuter avec mamie et autres mobiles, place à la caméra VHS ! Il faut ici bien considérer le budget possédé par le personnage principal du film : il va chez le brocanteur du coin choper une vieille caméra et s'amuse avec comme un petit fou des années 80. D’ailleurs, on est peut être dans ces années là, puisque PA1 est en fait PA3 et que PA… Bref,.encore un exemple qui montre à quel point il est facile de se perdre dans les méandres de la science des PA. Outre des personnages qui feraient bien de penser à grandir un jour, le jeu et la direction d'acteur sont corrects. L'environnement d'une banlieue latine défavorisée nous expose un décor cradingue à souhait et possède un bon rendu des couleurs à travers le grain d'image typique des VHS. Si l'ont met de coté les méandres scénaristiques, que reste-t-il au métrage ? Rien. Le rythme est soutenu, mais ne raconte pas grand-chose, les protagonistes gesticulent comme des pantins articulés par un metteur en scène qui désespère dans le néant. On saute des blagues potaches du benêt du coin à des explosions d'hormones adolescentes bien trop pudiques. Puis l'élément qui permet de communiquer avec l'outre tombe, pointe le bout de son nez et là c'est le pompon - pidou -, car après la Kinect de Microsoft du précédent opus, cet épisode choisi le « Simon » ! Oui, le jeu aux quatre couleurs luminescentes qui fait des bruits de cafetière entartrée. Un choix qui laisse... Sans voix. Vivement les prochains épisodes que l'on puisse jouir des nombreux substituts de planche de Wouija que Christopher Lindon nous prépare, comme un Monopoly, un Pictionary, un rubixcube ou mieux encore, une partie de petits chevaux avec des entités maléfiques.

 

 

Cette idée de vouloir surfer sur une grosse vague de dollars puis d'enchainer sur une seconde, une troisième et ainsi de suite jusqu'au petit clapotis final qui fait échouer sa planche sur le sable sec du DTV est-elle judicieuse? Les Paranormal Activity se démarquent-ils des autres séries « inter-minables » en innovant sur la narration ou sont-ils eux aussi des poissons-pilotes se nourrissant des déchets de leurs hôtes? Ce dernier chapitre en date s'avère n'être qu'une autre paréidolie parmi tant d'autres, soit une simple illusion d'optique traçant une figure exceptionnelle sur un caillou pourtant bien insipide.

 

Auteur : MARC D'OC

Critique vue 4657 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 100-13

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction