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Critique Paranormal Activity

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Etrange histoire que celle de Paranormal Activity. Tourné dans l’amateurisme le plus total en 2007, le concept posé sur bandes par l’inconnu Oren Peli aura été racheté de longs mois plus tard par DreamWorks, dans l’optique d’en faire un remake plus vendeur et grand public. Les projections-tests viendront pourtant prouver que le film original possède les atouts nécessaires à une sortie à grande échelle, le cinéaste ayant entre-temps pris soin d’opérer à un remontage de certaines séquences. Finalement distribué sous l’égérie de Paramount et projeté sur les écrans américains pour la rentrée 2009, le long-métrage aura généré un buzz si conséquent qu’il se sera vendu dans plus de cinquante pays en seulement quelques heures. Initialement programmé en France pour la mi-janvier, le film de Oren Peli aura ainsi été avancé à début décembre, probablement dans l’espoir de surfer sur les critiques dithyrambiques formulées outre-Atlantique.

 

 

Si l’on pourra détacher le métrage de Peli de l’effet de mode amené par Cloverfield ou [Rec] du fait de son antériorité, le concept de Paranormal Activity, qu’il s’agisse du contenu en lui-même ou de sa promotion, n’est pas sans évoquer Le Projet Blair Witch. Le cinéaste en recycle sans vergogne les grandes lignes : tourné caméra au poing comme un authentique témoignage filmique, le métrage reste articulé autour d’un nombre restreint de protagonistes et se veut minimaliste au possible, aussi bien en ce qui concerne les décors que dans ses effets. Vendu comme « le film le plus terrifiant de tous les temps » par une faction médiatique sans doute peu rodée au film de genre, Paranormal Activity mise malheureusement davantage sur les déclarations chocs que sur le fond, ici totalement dénué d’intérêt. A l’instar de Blair Witch, le film de Oren Pely souffre étrangement des superlatifs en tous genres employés pour ses besoins promotionnels, le tout se profilant d’avantage comme une morne succession de séquences hautement répétitives que comme le moment d’anthologie cinématographique vanté par des trailers aguicheurs au possible. Le principal problème tient dans l’absence de matière indispensable à créer un quelconque sentiment de frayeur, voire simplement d’inconfort. La peur, bien qu’occasionnellement sous-jacente, ne parvient jamais véritablement à transpercer l’épaisse banalité d’un script sans surprise. Plat et férocement morose dans ses deux premiers actes, Paranormal Activity se révèle tout aussi prenant qu’un film de famille. Enfermé dans une maison bourgeoise pendant l’intégralité du métrage, le spectateur est invité à partager la vie du couple formé à l’écran par Katie Featherston et Micah Sloat, du brossage de dents à la chasse à l’araignée, en passant par les recherches inutiles à la bonne progression de l’histoire sur les cas passés d’apparitions fantomatiques. Passionnant.

 

 

Si Paranormal Activity ne raconte pas grand chose, vide intersidéral répercuté dans des dialogues ayant la fâcheuse tendance à tourner en rond, Oren Pely émaille le tout des « fameuses » séquences de terreur nocturne. Essai manqué. Quelques bruits, portes qui se ferment et autres télévisions qui s’allument subitement ne parviennent que difficilement à rendre le métrage addictif, chaque scène d’apparition se dressant inlassablement en simple copié / collé de la précédente. Tout juste notera-t-on un certain soin dans le développement des personnages, psychologiquement fragilisés et au bord de l’implosion au fur et à mesure que les événements s’intensifient. Rien de bien original néanmoins, tant Le Projet Blair Witch s’était appliqué à dérouler une étude similaire des caractères pour justifier son manque de rythme. Un syndrome que Paranormal Activity reproduit malheureusement, transformant l’interminable ballade dans les bois en une inintéressante promenade dans les pièces de la maison. Ils, malgré ses nombreuses carences, avait fait nettement mieux dans le registre. Paranormal Activity parvient malgré tout à prendre son envol dans son dernier tiers, plus prompt à avancer des éléments nouveaux et à dévoiler un semblant d’explication. Oren Pely préfère pourtant laisser place à l’imaginaire, et se fend d’une conclusion plutôt intéressante mais peu convaincante, le métrage laissant planer le sentiment de n’avoir jamais véritablement avancé. Malgré quelques pistes parsemées dans le dernier acte, Paranormal Activity en revient simplement à son point de départ : un esprit malfaisant dans une maison, point.

 

 

Dans la forme, le métrage de Oren Pely tient pourtant la route. Bien qu’emballé sous la forme d’un documentaire capté par ses protagonistes, Paranormal Activity s’avère bien moins gerbant qu’un [Rec] ou que le nauséeux Blair Witch. Pely prend en effet soin d’éviter les plans illisibles shootés dans la panique, et alterne agréablement caméra au poing et plans fixes, les personnages déposant souvent leur précieux objet à droite ou à gauche. Le résultat final adopte l’aspect documentaire d’infortune sans pour autant s’avérer aussi désagréable et fatiguant que ses prédécesseurs dans le genre, un bon point de plus renforcé par l’excellence de son maigre casting. Bien que le métrage tourne en circuit fermé et repose quasi-exclusivement sur les épaules de deux protagonistes, ces derniers livrent des performances extrêmement crédibles. Naturels et convaincants dans leur terreur, Katie Featherston et Micah Sloat apportent un peu de substance à un film trop faible dans le fond, matérialisant à l’écran un couple impeccable jusque dans ses conflits les plus violents. Deux espoirs que l’on espère revoir prochainement dans des productions plus emballantes.

 

 

Malgré quelques bons points, Paranormal Activity ne tient pas véritablement la longueur. Ennuyeux et vide, le premier essai de Oren Pely manque clairement d’un scénario et de rebondissements. Les novices de l’épouvante y trouveront peut-être un divertissement effrayant, les autres se rabattront probablement sur la séquelle de [Rec], les allergiques au genre « horreur-réalité » passeront eux tout simplement leur tour.

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Votre réponse :

BEN 26-10-2011
Votre commentaire opère à une sacré fusion : intolérance totale, orthographe approximative et argumentaire proche du néant. Ne nous méprenons pas : je suis heureux que le film ait suscité chez vous une réaction. Ce n'est pas mon cas, et j'estime être en droit de le dire sans être taxé de "bidon" pour des raisons purement gratuites. Votre message prouve d'ailleurs d'une sacré analyse de mes différents papiers : je n'ai jamais critiqué le film The Human Centipede. J'aurais de plus eu du mal à "aller le voir" étant donné qu'il n'est jamais sorti au cinéma. Lorsque l'on remet en cause le savoir de quelqu'un en prétendant prétentieusement détenir le bon goût - vous savez très certainement, vous, ce qu'est un "bon" film d'horreur -, la moindre des choses est de vérifier ses dires.
ludo 25-10-2011
mon cher ben
moi jai vu un film qui a enfin reussi a mfair un peu peur,
mais en regardant vos critique vous avez des gouts bidon pour les film
d horreur
aller voir des film de merde comme the human centipede mais arreté de fair des critique de film par pitié

brikice 08-09-2011
Mon cher BEN, je te trouve un peu dur...
Certes, tout cela sent un peu le réchauffé, mais enfin, j'ai trouvé que le film faisait tout de même son effet. Il est vrai, il ne se passe pas grand chose et ceux qui souhaitent s'agripper à leur canapé toutes les cinq minutes resteront en effet sur leur faim.
Mais à mon sens, c'est peut être la recette qui donne un peu de crédit à l'ensemble. Car les histoires de démons dans lesquels le démon fait montre de beaucoup d'imagination et invente toutes sorte de stratagèmes pour faire frissonner ses victimes tiennent plus de la comédie que de l'épouvante. Quand il se passe trop de choses, on fini toujours par voir des comportements ridicules et incohérents de la part des acteurs. Et forcément ça tue le film...
Là au contraire, il se passe peu de choses et ces choses tiennent debout. Car enfin, les film dit d'épouvante qui tournent à l'horreur, merci bien... Moi j'ai bien aimé; pas autant que le projet blair witch j'en conviens, mais bon...
(Mais je précise que tout ce qui touche aux histoires de démons et autres esprits n'ont pour moi qu'un seul nom commun: FOUTAISES...lol) mais j'aime bien voir les films...


 

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