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Critique Pawn

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Pawn a été distribué uniquement sur les écrans Américains et Israéliens. Pour le reste du monde, ce petit film de siège restera cantonné à de discrètes sorties vidéos. Produit par de petits studios indépendants, le métrage de David A. Armstrong présente pourtant quelques belles cartes. Classé « R » dans son pays d’origine et réunissant certains second couteux du cinéma populaire – Ray Liotta, Michael Chiklis – ainsi qu’un Forrest Whitaker capable du pire comme du meilleur, Pawn avancait des arguments nettement plus convaincants qu’un projet vidéo lambda. Si Armstrong ne livre pas ici une œuvre renversante, ce dernier emballe un thriller sans concessions et doté d’une rythmique soutenue.

 

 

David A. Armstrong est un novice en matière de réalisation. Son statut de « newcomer » ne l’empêche pourtant pas de connaître la grammaire du film à suspense sur le bout des doigts. Rien d’étonnant, le cinéaste ayant eu l’occasion d’intervenir en tant que directeur photo ou caméraman sur une impressionnante palanquée de films de genre – la quasi-intégralité de la franchise Saw, Infectés, le dernier Hellraiser –. Doté d’une enveloppe budgétaire limitée, ce dernier bricole ici un métrage policier sous la forme d’un huit-clos nerveux. Tout juste libéré de prison, Nick s’engage sur la voie du repentir. Pris en otage lors du braquage d’un restaurant, le jeune homme va avoir l’occasion de prouver sa valeur lors d’une nuit mouvementée. Rien ne se passe comme prévu pour les gangsters venus récupérer un disque-dur visiblement convoité. Incapables de forcer le coffre, ces derniers sont en effet pris dans l’étau des forces de police. Pawn déroule donc un postulat ultra-simple, proche dans la forme d’un téléfilm quelconque. Armstrong garde cependant bon nombre d’atouts en jeu, et dissémine au sein de son travail une petite quantité de rebondissements d’une extrême efficacité.

 

 

Le réalisateur mène son affaire comme une partie d’échecs. Rapidement installés, les pions dévoilent leurs intentions et leurs véritables identités progressivement et habilement. Malgré certaines scories et un classicisme affiché, Pawn tient parfaitement en haleine. Le métrage multiplie pour ce faire les traditionnels allers-retours présent-passé, n’hésite pas à sacrifier des personnages de prime abord perçus comme essentiels ou à en développer soudainement d’autres cantonnés à de la figuration lors des séquences introductives. Bien que le format huis-clos se profile comme le piège par excellence, Armstrong livre une bobine effrénée, dont le timing resserré – 80 minutes montre en main – contribue à maintenir une cadence plein régime. L’aspect déjà-vu devient dès lors un défaut clairement excusable, le métrage présentant toute l’explosivité nécessaire à un bon divertissement violent et tendu. Nickel-chrome.

 

 

Artistiquement, David A. Armstrong utilise au mieux son micro-budget pour emballer un métrage sans fioritures inutiles. En artisan rodé au genre, le cinéaste maitrise parfaitement l’ensemble des aspects techniques et livre donc un film soigné. Les plus pointilleux souligneront la réalisation passe-partout et plutôt plate. Armstrong n’injecte en effet aucune véritable créativité dans son travail, mais le sujet très terre à terre ne réclame dans tous les cas nul besoin d’esbroufe visuelle. Côté casting, Pawn rassemble une petite poignée de visage connus. Si Whitaker traverse le métrage de façon purement anecdotique, Michael Chiklis occupe l’espace en campant un méchant crédible et évite soigneusement le sur-jeu du bad-ass timbré. Un bon point.

 

 

Pawn n’a certes par les arguments pour se profiler en œuvre indispensable. Pour une première réalisation, David A. Armstrong signe cependant un métrage indépendant bien troussé. A mi-chemin entre actioner, thriller et film de siège, Pawn est un parfait produit pour une séance du dimanche soir.

 

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