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Critique Piranha 3D

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Les réalisateurs français réussissant à Hollywood sont peu nombreux. Qu’il s’agisse de réussite artistique ou financière. Alexandre Aja – épaulé par son complice de toujours Gregory Levasseur – entre dans la catégorie de ceux qui ne s’en sortent pas trop mal. A la suite d’un remake très bien accueilli de La Colline a des Yeux et d’une relecture moyenne d’un film coréen déjà anecdotique – Mirrors –, le cinéaste ressort des cartons Piranha 3D. Sans se profiler comme un véritable remake, cette une nouvelle version du Piranha de Joe Dante s’épaule de la technique à la mode, la 3D.

 

 

Le Spring Break est une grande fête d’étudiants américains se déroulant au printemps et permettant à tous ces jeunes futurs diplômés d’évacuer la pression. Un événement qui ne manque pas de musique, de sexe et surtout d’alcool. En 2010 à Lake Victoria, alors que le Spring break s’apprête à commencer, un tremblement de terre ouvre une faille au fond du lac. Cette dernière laisse s’évader alors une espèce de piranha censée avoir disparue depuis des millions d’années. Ceux-ci, affamés et lassés du cannibalisme s’en donnent alors à cœur joie parmi la population locale. Alexandre Aja ne nous prend pas pour des andouilles. Le cinéaste est notamment conscient que tout le monde ou presque a vu Les Dents de la Mer, et tache par conséquent de s’en éloigner. Ici, les piranhas attaquent et les humains subissent, puis contre-attaquent. Point. L’histoire est linéaire et suit deux personnages, Jake d’un côté, adolescent un peu timide qui par bravoure et amour va se retrouver embarqué sur un yacht où alcool et drogue font bon ménage, et sa mère de l’autre, shérif inquiète qui va devoir affronter la menace de front. Aja, en bon faiseur, sait mener son film comme il l’entend et laisser libre cours à ce que le genre implique. Au programme : du sang, du gore, de la tripaille et un peu de sexe ! Ni plus ni moins. Cela faisait longtemps qu’un aussi gros film n’avait pas offert un spectacle de ce calibre, où rien n’est épargné. Au contraire, où tout est mis en œuvre pour que le spectateur en prenne plein les mirettes. Et le tout doté d’un humour ravageur qui fait que l’on s’amuse encore plus, d’autant qu’il désamorce la tension des passages les plus violents. Les piranhas du titre n’ont rien de terrifiant dans le film, ils se contentent d’attaquer en nombre et de provoquer beaucoup de dégâts.

 

 

A 32 ans, Aja a prouvé avec les très bons Haute Tension et La Colline a des Yeux qu’il n’avait rien à envier aux plus grands maîtres du genre. Sa mise en scène se veut nerveuse quand il faut et surtout toujours très lisible, et se met au service d’un film très bien tenu. Si le scénario de Piranha 3D ne casse pas des briques, il a le mérite d’être limpide et d’offrir de ce fait une voie toute tracée vers un final, qui a l’avantage d’offrir quelques moments jouissifs si vous êtes de ceux qui prennent leur pied devant des étalages de tripailles et de chair à vif. Car Piranha 3D est un spectacle pour public averti, tant il va loin dans le gore, permettant aux génies des effets spéciaux qui forment KNB – Vampires, Kill Bill, Une Nuit en Enfer – de se lâcher complètement. Ces derniers offrent quelques séquences cultes, à l’instar de celle où le personnage interprété par l’inénarrable Jerry O’Connell – la série Sliders, Joe’s Appartment – se retrouve dans une posture on ne peut plus délicate. Dommage à ce titre que l’on se sente un peu frustré devant le potentiel inexploité de certaines idées, comme le massacre de piranhas à l’hélice par Ving Rhames, qui est au final trop léger et n’atteint pas la comparaison avec son modèle assumé, le final de Braindead de Peter Jackson. D’ailleurs, le film multiplie les clins d’œil aux autres films du genre comme le méconnu Solitaire – ou Rogue – et bien sûr aux Dents de la Mer.

 

 

Le caméo de Richard Dreyfuss répond à cette envie d’afficher clairement ses références. Les autres acteurs ont heureusement plus de substance. Jerry O’Connell, dans le rôle d’un producteur-réalisateur accompagné de filles sexy qui se montrent sous toutes leurs coutures jusqu’à effectuer un numéro de sirènes nues, est absolument savoureux. A ses côtés, outre les jeunes Jessica Szohr et Steven R. Mcqueen, on retrouve les expérimentés Ving Rhames, Christopher Lloyd – le doc de Retour vers le Futur – et Elisabeth Shue. La technique est à l’avenant. KNB a fait un boulot monstre pour les effets spéciaux et les maquillages, et la photo de John R. Leonetti offre à Aja l’occasion de capturer de très belles images sous-marines. La 3D est pour sa part avant tout fonctionnelle et permet quelques effets chocs mais au final, elle n’est qu’un gadget tant le film se suffit à lui-même.

 

 

Exceptionnellement, les frères Weinstein ont compris les intentions d’Alexandre Aja et permettent donc au réalisateur français de pondre un long-métrage digne de certaines pellicules d’une époque révolue, de ceux où le fun primait sur le reste. Alors ne boudons pas notre plaisir, oublions les quelques défauts légers – comme le manque d’originalité – et savourons ce morceau de bravoure cinématographique qui ouvre la voie vers une suite encore plus démesurée.

Auteur : TONTON

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