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Critique Pixels

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La formule Adam Sandler change rarement. Si ce n'est parfois pour sombrer dans un délire total comme Rien que pour vos Cheveux. Autrement, elle reste souvent la même : Sandler joue un quidam devenant un héros presque malgré lui, avec si possible une enfance pas tip-top. A cela, on ajoute une romance classique et bien sûr des vannes dont il a le secret sur lesquelles repose tout l'humour du film. Pour Pixels, la donne change peu sauf pour le cadre, le monde des geeks, qui se prête bien au traitement Sandler. Et même si le film n'invente rien, ni ne révolutionne le genre comique, il a au moins le mérite de porter l'attention sur tout un pan de sous culture encore assez méconnu.

 

 

1982. les jeunes Sam Brenner, Will Cooper, Ludlow Lamonsoff et Eddie « Fire Blaster » Plant ont sauvé le monde des milliers de fois… en jouant à des jeux d’arcade à 25 cents la partie. Leurs exploits sont envoyés dans l'espace par la NASA pour tenter de communiquer avec une quelconque forme de vie extraterrestre. Aujourd'hui, la réponse leur parvient par le biais d'aliens prenant la forme de personnages de jeux vidéos de leur enfance. La partie n'étant clairement pas à l'avantage des humains, les  geeks vont devoir unir leur force et leurs compétences acquises en salle d'arcade pour contrer cette invasion. Déjà, le pitch est assez original. Reprenant la base d'un court métrage français, appelé également Pixels, le film développe sa trame d'invasion belliqueuse sous la forme habituelle des précédents métrages de sa star, Adam Sandler, méconnu en France, mais ultra célèbre aux USA. Ainsi, on trouve pêle-mêle le héros désireux de prendre sa revanche sur son enfance ratée, le looser qui va se surpasser, les vannes qui fusent à chaque réplique – pour le meilleur mais hélas aussi pour le pire – et la pseudo love story pour montrer que, et bien malgré tout, la vie continue. Pour ceux qui ont déjà goûté à la Sandler's touch, rien de nouveau. Les autres accrocheront ou pas selon leur style d'humour. Car là, la formule ne sera pas retouchée, juste mixée dans un contexte inédit et au potentiel finalement assez bien exploité.

 

 

Pixels se veut donc une comédie de science-fiction. Dans le plus pur style des comédies actuelles américaines comme Very Bad Trip ou celles de Judd Appatow. Un humour parfois trash mais des valeurs toujours présentes, le tout adapté à tous les sujets possibles. Mais ici, l'humour trash ne va pas loin, film familial oblige. Pixels recèle quand même suffisamment de bonnes idées pour divertir, pour peu que l'on ait mis son cerveau en off avant d’entrer. On se prend souvent à sourire et parfois à rire devant cette bande de ratés, même si l'un d'entre eux est devenu président des États unis, pire que Bush et Clinton réunis, et ne désire qu'une chose : montrer leurs valeurs geekesques au monde entier. Le casting étant ce qu’il est, on ne s’étonnera pas de constater que celui qui vole la vedette aux autres n’est autre que ce bougre de Peter Dinklage – Tyrion Lannister dans Games of Thrones – parfait de roublardise et d'arrogance, notamment lors d'un passage hilarant avec Serena Williams. Plus que les ressorts comiques ou les vannes à gogo, ce qui fait mouche dans Pixels, ce sont les références aux jeux vidéos. Ces dernières sont utilisées à bon escient et le film rend hommage à ce genre peu valorisé de la sous culture actuelle en mettant en avant ses mérites. Notre bande de geeks se révèle grâce à leur pratique intensive des bornes d'arcade, damant le pion aux forces militaires et délivrant un message aux jeunes générations en défendant notamment sur le côté social qu'avait cette pratique à leur époque. Sur une trame des plus classiques donc, le film déroule des affrontements de plus en plus intenses face aux pixels devenus réels. La séquence dans les rues de New-York, où nos héros incarnent les fantômes face à un Pacman géant et belliqueux est surprenante et vraiment fun. Le film aurait pu d'ailleurs verser dans la violence sèche, les Aliens ne plaisantant pas du tout pendant leurs attaques. Proche en cela d'un Ghostbusters, Pixels désamorce constamment ce qui aurait pu tourner en boucherie si il avait été filmé autrement.

 

 

Bien que porté par des effets spéciaux inédits et maîtrisés, Pixels ne démérite pas. Etant au final essentiellement une comédie, il fallait un casting hétéroclite mais complémentaire. Kevin James parvient à faire rire en président gaffeur et crétin, surtout face à une Première Dame d'Angleterre elle aussi à côté de la plaque. A ses côtes Peter Dinklage crève donc l'écran et se réserve les répliques les plus drôles. La mise en scène de Chris Colombus – coupable de navetons mais scénariste de Gremlins et Le Secret de la Pyramide – est juste fonctionnelle et sans âme. Certaines séquences pourraient quand même devenir culte, outre celle du Pacman déjà cité, comme le climax vraiment bien géré et un générique de fin surprenant et juste parfait.

 

 

Pixels est donc un agréable divertissement sans prétentions, bien mené et souvent drôle. Même s'il accuse parfois le coup niveau rythme, il ne mérite certainement pas la volée de bois vert reçue outre Atlantique. Sa réception, bien plus enthousiaste en France, montre bien que nous autres fromages qui puent, prenons le film pour ce qu'il est : une comédie familiale qui a le grand mérite de faire la lumière sur un genre sous estimé. Pixels permettra peut être à Sandler de percer ici et, quand on sait que son meilleur film, Rien que pour vos Cheveux, est injustement méconnu, on lui souhaite de tout cœur.

Auteur : TONTON

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