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Critique Point Break (2016)

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En panne d'inspiration les scénaristes américains? Peut être si l'on considère le nombre de remake de films pré-années 2000 shootés ces derniers temps. Leur dernière victime : Point Break. Sans être un chef  d'œuvre du genre, la première version du film a eu son petit succès en son temps et a permis à un certain Keanu Reeves de se faire une place dans la cours des grands ainsi qu'à Patrick Swayze de consolider son statut de beau gosse après Dirty Dancing. Alors que l'original avait été réalisé par Kathryn Bigelow – Démineurs, Zero Dark Thirty –, le remake a été confié à un réalisateur débutant mais directeur de la photographie confirmé, Ericson Core.

 

 

L'histoire d'origine était assez simple : une bande de braqueurs un peu tarés était lâchée dans les rues de Los Angeles et un jeune flic, ancienne star du football américain lancé dans une infiltration pour coincer les méchants. Seulement voilà, nous ne sommes plus dans les années 1990 et le spectaculaire est désormais le maitre mot. Le Point Break version 2016 n'est donc pas seulement une histoire de braquage de banques mais bien des grands malades qui accomplissent leurs méfaits aux quatre coins du monde et le jeune flic est cette fois un ancien champion de moto cross. La base du récit reste cependant la même. Il doit s'infiltrer dans le milieu de ces sportifs de l'extrême et approcher leur chef charismatique pour arrêter les braquages menaçant l'équilibre financier du monde. Le tout saupoudré d’un peu d’écologie à la noix et de spiritualité de bas étage : « rendons à mère nature ce qu’elle nous a donné, tout en accomplissant les pseudos défis d’un mec timbré pour atteindre le Nirvana ». Le scénariste de ce film ne devrait plus jamais avoir le droit de travailler.

 

 

Parce que oui, le scénario de ce Point Break ne tient clairement pas la route. Ceux qui connaissent le premier film savent qu’il y avait un petit côté peace and love chez le Bodhi d’origine, qu’il ne vivait que pour la vague et avait son propre mode de pensée. Façon de penser qui fascine le jeune Utah et qui le fera mener son enquête en dehors des clous. Seulement ici, on est passé à un tout autre niveau de spiritualité ou d’objectif de vie. Et le spectateur n’y croit pas une seconde. On finit même par être complétement perdu, on ne sait plus tellement à quoi servent les braquages, à quoi servent les cascades. Ce métrage n’a rien à voir avec le film d’origine et n’aurait donc pas dû s’appeler Point Break. Alors oui, il y a quand même des petites choses à sauver, dont l’interprétation plutôt convaincante d’Edgard Ramirez. Le mec a une aura particulière pour interpréter Bodhi, même s’il en fait parfois un peu trop. Mention spéciale également à Ray Winston en vieux de la vieille du FBI. Il faut par contre oublier Luke Bracey, qui malgré sa bonne volonté, n’y arrive pas.

 

 

Les deux seules autres choses qui font qu’on ne regrette qu’à moitié son ticket de cinéma sont les scènes de sports extrêmes et les décors. La séquence d’ouverture en moto donne déjà le ton et en met plein la vue. Les choses deviennent même encore plus impressionnantes pendant la scène en wingsuits ou l’escalade sans filet. Mais ces passages, aussi spectaculaires et bien filmés qu'ils soient, ne servent pas vraiment l’intérêt du scénario. Et le réalisateur parvient même à en foirer certaines, particulièrement celles de surf qui sont vraiment mal foutues niveau effets spéciaux. Les décors servent bien l'ensemble. En tant qu’ancien directeur de la photographie, Ericson Core sait les choisir.  Au moins le spectateur voyage un peu, c’est toujours ça de gagné. Malheureusement, le tout sombre bien vite dans la vacuité totale et on le découvre assez tôt en voyant tous les acteurs bodybuildés, couverts de tatouages aussi faux que leurs objectifs.

 

 

Point Break fait partie de ces films un peu mythiques. Oui c’est désuet et certainement un poil kitsch, mais il avait au moins le mérite d’être un peu crédible sans en faire des caisses. Cette nouvelle mouture n’arrive pas à faire oublier l’ancien et malgré toutes les cascades, qui ne permettent pas d’en faire un bon film. Il est au mieux, regardable.

Auteur : FLORA

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