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Critique Possédée

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Ces quinze dernières années, si l’on omet Jusqu’en Enfer, Sam Raimi s’est éloigné du cinéma d’horreur niveau réalisation. Bien que devenant plus éclectique avec le temps, le créateur d’Evil Dead tente néanmoins de garder un pied dans le genre horrifique, mais côté production. Et c’est encore le cas sur ce Possédée, ici confié au Danois Ole Bornedal. Du cinéaste, vous connaissez peut-être déjà Le Veilleur De Nuit, son premier film. Ce dernier fera d’ailleurs trois ans plus tard un second long-métrage, qui sera un remake du premier. La messe est dite.

 

 

Clyde est un bon père, du moins il fait de son mieux. Malheureusement, il est énormément pris par son travail car il entraîne une équipe de basket, logique. Du coup, le couple divorce mais garde une relation ambiguë. Son ex-femme a trouvé un nouveau conjoint, incarné par Grant Show qui rempli très bien le rôle du stéréotype insupportable ayant bien réussi sa vie, mais qui en fait est un gros lâche égoïste. Jeffrey Dean Morgan – Clyde – est quant à lui un gentil papa ours prêt à tout pour satisfaire ses petites princesses. C’est d’ailleurs ce qu’il va faire en achetant à sa cadette une boîte bien mystérieuse dans un vide grenier. Emily va s’attacher étrangement à cet écrin au point d’en devenir agressive si on l’éloigne d’elle ou que quiconque s’en approche. Son père s’aperçoit vite du danger que représente cette boîte et découvre que le comportement actuel de sa fille n’est pas dû à la séparation de ses parents, mais à un esprit, désormais libéré et bien déterminé à répandre le mal en prenant possession de la malheureuse. Pas très novateur, le film se démarque par la provenance de ce démon, d’origine juive. Possédée s’inspire du mythe du Dybbuk, qui serait l’esprit d’un défunt prenant possession d’une autre personne afin de la tourmenter. Original, même si l’on a déjà vu ça dans A Serious Man ou encore Unborn.

 

 

Une fois qu’Em ouvre la boîte, le démon s’en trouve libéré et les ennuis commencent. Ce Dybbuk va mener la vie dure à la pauvre petite Emily qui d’ailleurs mérite que l’on cite son nom d’actrice, Natasha Calis. Incroyablement crédible, cette dernière incarne corps et âme le rôle et devient extrêmement flippante au fur et à mesure qu’elle tombe dans les bras de ce démon. Ce qui est intéressant dans le traitement du personnage, c’est qu’elle garde toujours une partie de sa conscience, diminuant au fur et à mesure que le Dybbuk la ronge. Clyde, seul à comprendre l’étrangeté de son comportement, cherche par tous les moyens à libérer sa progéniture de ce maléfice qui le dépasse. On suit dès lors avec compassion ce père attachant se battant tant bien que mal pour sauver la vie de sa fille. Un tas de symboles et de significations religieuses sont présents çà et là, donnant une certaine ambiance et une crédibilité bienvenue, mais le film est vite rattrapé par son classicisme inhérent au pitch de départ.

 

 

Parfois très inspirées visuellement, certaines scènes font preuve d’un soin tout particulier et méritent clairement le détour. Mais contrairement à ce qu’il tente de nous faire croire tout du long, Possédée n’est pas vraiment effrayant. Il se joue de nous par le biais de sons très forts et très violents entrecoupant les scènes, montant en puissance et s’arrêtant net. Une peur tétanisante mais honteusement créée artificiellement. Ajoutons l’argument basique des téléfilms d’M6 : « Inspiré d’une histoire vraie ». Une accroche commerciale qui ne fonctionne pas une seconde.

 

 

Possédée : le titre parle de lui-même. Avant même de commencer la visualisation du film, on en connaît malheureusement déjà le début, la fin et le cheminement. Si l’ensemble s’avère loin d’être un mauvais film, on en attendait plus de la dernière production de Sam Raimi. Pour le coup, le réalisateur-producteur ne s’est pas trop foulé et nous offre ici un film certes bien réalisé, mais d’un classicisme affligeant.

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