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Critique Priest

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Inconnu au bataillon il y a encore quelques mois, le jeune Scott Charles Stewart n’aura pas manqué d’attirer l’attention de la presse spécialisé en annonçant le développement simultané de deux projets mixant religion et cinéma fantastique. Mieux, le cinéaste semblait alors miser sur le même acteur – Paul Bettany, abonné aux rôles de seconds couteaux – dans la peau du bondieusard de service, défroque déjà revêtue par ce dernier à l’occasion d’un Da Vinci Code en tous points ridicule. Quasi-conçu comme un faux dyptique, Legion / Priest imposent pourtant des qualités différenciables malgré une approche générale similaire. Et des défauts bien réels, bien que moins imposants sur ce second essai. Loin du naufrage d’un Legion – L’Armée des Anges catastrophique, Priest se profile en post-apo tout juste moyen, porté par des ambitions trop timorées.

 

 

Passé outre l’apport purement gadget d’une 3D inutile, Priest présentait des contours particulièrement alléchants. Adapté d’une bande-dessinée méconnue d’origine coréenne, le métrage de Scott Charles Stewart s’autorise une étonnante alliance de genres hétéroclites. Mis à mal par une saga Twilight romantico-mièvre, le mythe du vampire gagne un souffle nouveau en prenant corps dans un futur apocalyptique particulièrement bien esquissé. Ravagé par des années de guerre, l’humanité se terre désormais dans des villes fortifiées, derniers berceaux de la vie civilisée. Décimée par les armées de guerriers ecclésiastiques, la menace semble pourtant gronder aux frontières des terres habitées. Si le postulat de base s’avère partiellement usité – le très bon Daybreakers adoptait des fondations analogues –, l’originalité de Priest tient dans sa relative habilité à naviguer entre les registres cinématographiques. Construit sur une base fantastique, le travail de Scott Charles Stewart opère une excellente fusion entre l’ambiance de Mad Max, le western-spaghetti made in Sergio Leone ou le film de kung-fu. Revêtant la robe d’une pure série-B sans prétentions, Priest déballe un esprit pop-corn assumé. Bastons soigneusement chorégraphiées, univers sombrement travaillée et design à la Blade Runner, le cinéaste présente un certain talent à dresser une pièce visuellement ébouriffante, bien que majoritairement construite sur un melting-pot d’influences non-dissimulées.

 

 

Si l’enrobage fait illusion, le métrage de Scott Charles Stewart peine pourtant à installer un véritable rythme. Installé dans un univers crasseux, sombre et violent, Priest bénéficiait pourtant d’un terreau fertile à un développement buriné et sans concessions. Loin du délire techno-punk déjanté d’un Doomsday, Stewart livre pourtant un produit aseptisé, exfolié de toute folie viscérale. Plutôt conventionnel, le synopsis du film se contente d’enquiller de trop rares séquences d’action proprettes de ci et là, sans véritablement prolonger l’esprit gorissime pourtant fièrement avancé par son excellente séquence introductive. Un fait regrettable conjugué à un réel manque d’épaisseur du scénario, placé en unique prétexte à justifier quelques scènes de castagnes pas trop dégueu. Si ces dernières tiennent globalement leurs promesses – le final, correct bien que trop rapidement expédié –, Priest s’avère parallèlement plutôt plat et attendu. La faute à une dualité trop marquée, partiellement amplifiée par un sévère manque de profondeur en matière de personnages. A peine esquissés, les protagonistes se voient clairement relégués au second plan, là ou les caractères résolument troubles du Prêtre – Bettany – ou de Black Hat – l’excellent Karl Urban – auraient pu tisser des ramifications intéressantes. Plombés par une impressionnante série de dialogues insignifiants, les acteurs se fendent de ce fait de prestations transparentes. Carton rouge.

 

 

Intéressant sur la forme, Priest trébuche cependant à diverses occasions dans les clichés usités. Scott Charles Stewart présente en effet une certaine volonté à monter un projet aux enluminures clipesques. Parfois proche d’un Matrix du pauvre, son travail s’autorise de nombreux ralentis plutôt fastidieux, confinant Priest sous la bannière d’un beat’em all vidéo-ludique bête et méchant. Un sentiment renforcé par la surabondance de CGI à peine passables, les vampires de synthèse présentant un look bestial relativement intéressant mais pêchant par leur relatif manque de finitions. Tous identiques – à quelques exceptions, le super-vilain Black Hat en tête de liste –, les goules ne témoignent d’aucune personnalité propre et laissent planer la désagréable impression d’émerger du même moule. Stewart enballe malgré tout Priest dans une réalisation certes dénuée de goût, mais techniquement parfaitement calibré. Excepté une énervante profusion de slow-motion trendy probablement motivée par l’emploi du relief, son travail se montre parfaitement lisible. Exit l’aspect épileptique gerbant de Legion – L’Armée des Angers, qui rendait la quasi-intégralité des moments testostéronés incoryablement brouillons.

 

 

Bien qu’anecdotique, Priest mérite un coup d’œil distrait pour son univers passionnant. Esthétiquement bien troussé, le métrage de Scott Charles Stewart aurait mérité un net approfondissement en matière de développement. L’habit ne fait malheureusement pas le moine.

 

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fabunbutaps 05-07-2011
en quelques mots: BLLOOUUEERRKKK!!!!!! ils ont massacré la BD
Sweet 08-06-2011
Une bande dessinée méconnue mais qui méritait meilleure adaptation. Toute personne qui aura jeté un rapide coup d'oeil aux planches coréennes ne pourra aimer ce film bien en dessous de la BD. Rien qu'au niveau de l'ambiance et du décors justement. Ce petit bijou ne ressemble à rien à travers ce film. Le film tient son pauvre côté esthétique d'un univers bien déterminé dans la BD

 

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