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Critique Prisoners

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En matière d’angoisse policière, on ne peut pas dire qu’on ait été servi ces dernières années. Et si on cherche un film qui fasse l’unanimité, il faudrait alors remonter aux années 90 qui comptent deux maîtres étalons dans le genre. En l’occurrence Seven et Le Silence des Agneaux. Deux métrages qui servent toujours de point de comparaison quand un réalisateur se prend l’envie de suivre les traces d’un serial killer. Et sans prévenir, débarque en notre bonne année 2013 Prisoners de Denis Villeneuve,  réalisateur canadien remarqué avec Incendies en 2011. Poignant, déprimant, angoissant, Prisoners n’est certes pas du niveau de ses prédécesseurs, mais il s’en approche tellement que seul le temps pourra peut-être lui faire accéder au même statut.

 

 

Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de six ans disparaissent. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro un, un jeune homme introverti, est rapidement arrêté mais se voit relâché quelques jours plus tard faute de preuve, entraînant la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté décide de s’en prendre à celui qu’il estime coupable. De son côté, Loki essaie de trouver des indices avant que Keller ne commette l’irréparable. Mais les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent. D’un pitch rabattu, Denis Villeneuve fait un film où émotion rime avec frisson. Tout sonne juste, émotionnellement surtout, dans Prisoners. Rien n’est laissé au hasard, tout est fait pour nous happer et ne pas nous relâcher jusqu’au final poignant. Multipliant les coups de théâtre, le film a surtout la bonne idée de nous faire suivre deux points de vue forcément différents. D’un côté, le détective nous plonge dans un monde assez sombre, proche – même si les thèmes différent – de l’excellent The Secret, et de l’autre le père de famille en quête de vérité qui ne se soucie ni des lois, ni des conséquences de ses actes.

 

 

Alors qu’on aurait pu croire que les séquences avec le père soient plus réussies et affadissent celles avec Loki, Villeneuve arrive à tout mettre au même niveau, notamment grâce à un Hugh Jackman véritablement poignant et  un Jake Gyllenhaal monstrueux dans le rôle d’un flic au passé trouble. D’apparence blasé, son regard trahi les blessures qui le hantent et sa sensibilité. Face à un père remonté en mode ange exterminateur, il est celui qui porte le film. Prisoners parvient à nous prendre aux tripes comme peu souvent au cinéma et on assiste impuissant au drame qui défile devant nos yeux. Car c’est au niveau humain que Prisoners fait la différence. Avant d’être un suspense, c’est avant tout un drame. Celui d’une famille déchirée et surtout d’un père désespéré prêt à tout, jusqu’au pire. Et le film se voulant cru et réaliste, on assiste forcément à des scènes brutales et dérangeantes, leur rareté augmentant leur force. Si l’identité du kidnappeur et l’atrocité des actes dévoilés parviennent à maintenir l’intérêt jusqu’au bout, c’est en partie du à l’intensité émotionnelle qui précède, et qui, dans une Amérique qui n’avait rarement été montrée de manière aussi glaçante, présente des personnages crédibles et humains avant tout.

 

 

Rien dans Prisoners n’est bâclé ou laissé à l’abandon. Mise en scène fluide et nerveuse quand il le faut ? Ok. Scénario préservant le suspense et mettant les personnages en avant ? Ok. Acteurs impliqués et excellents ? Ok. Facture technique de haute tenue ? Ok également. On retiendra surtout les acteurs principaux dans un face à face impérial – Hugh Jackman n’a jamais eu meilleur rôle – et les coups de théâtre très bien amenés.

 

 

Baignant dans une ambiance proche de Seven et Le Silence des Agneaux, aidé en cela par une esthétique et un rythme proche de ces deux mastodontes, Prisoners porte la marque des plus grands, et révèle un réalisateur à suivre. Suintant d’inhumanité – au diapason avec le thème – et de violence, le film de Denis Villeneuve marquera une date dans le genre, ne serait-ce que pour ses qualités visuelles mais également pour son duo d’acteurs impliqués et juste parfaits. 

Auteur : TONTON

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