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Critique Projet Almanac

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Tourné dans le courant de l’année 2013, Projet Almanac a longtemps trainé dans les cartons de ses producteurs. Multi-reporté, renommé à plusieurs reprises – le film aura été annoncé sous les titres de Cinema One, Almanac ou encore Welcome to Yesterday –, le premier long du cinéaste Dean Israelite se sera fait attendre, et ce malgré un évident potentiel grand public. Produit par Paramount et Platinum Dunes, marketé à mort grâce à MTV – qui a placé quelques billes dans l’affaire –, ce pur « produit » de grande consommation répond sans surprise aux grandes tendances du moment tout en recyclant sans vergogne une ribambelle d'idées issues d’œuvres fantastiques majeures. Laid et extrêmement chiant, le métrage se profile pourtant comme l’une des plus grossières arnaques de ce début d’année.

 

 

Dean Israelite est le cousin de Jonathan Liebesman, cinéaste récemment auréolé du succès public de Ninja Turtles, remake friqué mettant en scène les célèbres mutants verdâtres des égouts. Le même Liebesman qui bénéficie aujourd’hui d’une confiance aveugle de la part du businessman Michael Bay, grand chantre du divertissement crétinisant et actionnaire majoritaire de cette relecture found-footage du film de voyage dans le temps. Ceci explique peut-être cela. Car si piston ne rime pas forcément avec incompétence, Dean Israelite s’affranchit ici d’un produit résolument pauvre sur le fond comme sur la forme. Projet Almanac est un sombre ersatz de Retour vers le Futur, la DeLorean, l’humour, la classe et Marty Mc Fly en moins. Que reste-t-il au film d’Israelite ? Assurément pas grand-chose. L’histoire se déroule péniblement sur un gros plein de rien et quelques rebondissements au mieux sympathiques, souvent vains. Un groupe de lycéens découvre sur une vidéo d’enfance que l’un d’entres-eux – sa version du « présent – glandait dans le coin. Intrigués, les jeunes fouillent la cave et découvrent les plans d’une machine temporelle en kit. Magique. L’appareil, conçu par un paternel décédé, est donc monté en deux-trois coups de fer à souder. La petite bande entreprend dès lors de se balader dans le passé afin de faire des choses intéressantes et constructives : obtenir des bonnes notes, renverser une boisson sur une fille populaire ou faire les zozos à un concert tip-top. Manque de bol, le continuum s’en trouve tout perturbé et les réactions catastrophiques s’enchainent de manière incontrôlée.

 

 

Le film de voyage dans le temps ouvre le champ de tous les possibles. Si tout à quasi-déjà été fait par le passé, le concept même du genre permet souvent un empilement de rebondissements inattendus, voire délirants – le récent Predestination affichait à ce titre une incroyable maitrise de ce sous-genre du cinéma fantastique –. Le script de Projet Almanac fait pourtant dans la fainéantise la plus totale. Les adolescents puérils et pas attachants pour un sou du film de Dean Israelite utilisent en effet leur invention comme des neuneus, le cinéaste compilant sur près d’une heure un nombre incalculable de séquences inutiles et interchangeables au cours desquelles les protagonistes font la fête ou flambent dans des belles voitures. Passionnant. Au-delà de l’intérêt limité de l’entreprise, le tout casse le crane à grands renforts de musique « trop fraiche » qui fait boum-boum et de hurlements de joie incessants. Le film est porté par MTV, et s’articule sans surprise comme un méga-cool spot publicitaire sur une jeunesse américaine supra-hype. Le tout à grand renfort de placements de produits en veux-tu en voilà – RedBull file des ailes à tout le monde –. Israelite tente bien de brosser une romance téléphonée en arrière fond, accélère mollement le rythme en fin de course lorsque tout le monde constate les dérèglements attendus, mais ne parvient jamais à creuser ne serait-ce qu’un tant soit peu un quelconque enjeu dramatique. Projet Almanac déroule paresseusement son contenu sans y adjoindre d’objectifs, d’ambitions voire même de scénario.

 

 

Plombé par un script nullissime, Projet Almanac cumule les tares en s’habillant d’une réal’ proprement dégueulasse. Usant sans vergogne de l’excuse du found-footage, Dean Israelite capture son « œuvre » par-dessus la jambe. Les plans sont illisibles au possible et montés sur une rythmique mitraillette qui file la gerbe en à peine plus de dix minutes. Hystérique et faussement stylisé, ce produit 100% djeunz use de l’ultra-ultra-cut avec une frénésie presque inédite. Un véritable calvaire. Le tout ne laisse sans surprise aucune place à l’interprétation, les jeunes acteurs étant visiblement incités de sauter dans tous les sens dès que la caméra pointe une demi-seconde sur leur trogne. Sofia Black D'Elia – vue dans The Immigrant – parvient néanmoins à insuffler un peu de grâce dans ce machin cinématographique mal branlé. C’est déjà ça.

 

 

Projet Almanac est une catastrophe. Tourné sous la forme d’un Projet X lolilol pseudo-fantastique, le métrage de Dean Israelite n’a clairement rien à raconter ni à montrer. Et l’affiche française est moche à pleurer. Poubelle.

 

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