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Critique Promotheus : Commando Stellaire

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Déjà dans l’industrie du cinéma depuis un certain nombre d’années et bien connu des aficionados de comic books, le mexicain Sandy Collora s’est principalement fait connaître grâce à son court métrage Batman : Dead End qu’il a présenté lors du Comic-Con de San Diego en 2003, non sans faire son petit effet. Ce dernier avait bénéficié d’un buzz conséquent et laissait entrevoir un cinéaste au potentiel bien réel. Aujourd’hui, Sandy Collora, creature designer de renom, passe la vitesse supérieure et revient sur le devant de la scène avec un métrage de science-fiction assez inattendu, Promotheus : Commando Stellaire - Hunter Prey dans sa version originale -. Le projet commençait à faire parler de lui depuis un petit moment, principalement en raison de son géniteur plutôt que par son originalité, et a fait l’objet d’une sélection aux Utopiales de Nantes. Si le projet paraît fun de prime abord, le résultat est quant à lui bien moins convaincant.

 

 

Les films de science-fiction tentant péniblement de recopier les œuvres de référence, il en sort plus que de raison chaque année, que ce soit sur le grand ou le petit écran, ou sous forme de série ou de téléfilm. Qu’est ce qui va faire que Promotheus : Commando Stellaire va sortir du lot ? Pas grand-chose à vrai dire. Le métrage n’est plus ni moins qu’un patchwork d’œuvres telles que Star Wars, Mad Max, Star Trek ou même Hellboy dans l’aspect de certaines des créatures. Un projet sans prétention. L’histoire est simple : un vaisseau transportant un prisonnier s’écrase sur une planète désertique. Alors que le captif parvient à s’échapper, le commando est chargé de le récupérer vivant en attendant l’arrivée des secours. Le synopsis laisse entrevoir une volonté de divertir avec une chasse à l’alien façon actioner bourrin en rendant hommage aux films de science-fiction des années 70. Pour le côté retro, la pellicule livre effectivement la marchandise, mais on penche malheureusement plus du côté des Power Rangers que des Star Wars de la belle époque. Loin d’être mauvais, le budget visiblement serré et les quelques jours de tournage n’ont pas joué en sa faveur, non pas que le manque de moyens détermine la qualité du métrage, mais il aurait peut-être mieux valu passer un peu plus de temps à installer un vrai rythme plutôt que sur les maquillages.

 

 

Le principal défaut de ce Promotheus : Commando Stellaire est l’utilisation relativement limité de son environnement. Parachutée en plein désert, la pellicule n’exploite que très rarement les vastes étendues et les personnages se contentent de gambader sur le sable jouant un jeu du chat et de la souris faiblement palpitant. Quelques coups de feu à droite à gauche résument à peu près le peu d’action à se mettre sous la dent, privilégiant les lignes de dialogues écrits sur un coin de table. Heureusement, Sandy Collora a plus d’un tour dans son sac. Si le rythme relativement lent et les papotages envahissent rapidement l’ensemble de la narration, ce ne sera pas sans compter sur quelques rebondissements bien placés qui relancent régulièrement l’intérêt du spectateur. Lorsque le métrage semble un peu tourner en rond, ce n’est que pour mieux surprendre l’assemblée. La psychologie des personnages évolue sans arrêt – d’une manière assez simpliste, certes – et on ne sait jamais vraiment qui est qui et pourquoi ils agissent de la sorte. Si Sandy Collora signe ici son premier long métrage, le bonhomme a déjà plus de 20 ans d’expérience dans l’industrie cinématographique en ayant travaillé sur des œuvres telles que Abyss, Leviathan, Predator 2, The Crow, Men in Black et j’en passe – rien que ça – et s’est visiblement fait plaisir en mettant sur pied quelques créatures sympathiques compte tenu du budget qu’il avait à sa portée.

 

 

Niveau costumes et maquillage, le travail est remarquable mais cela impacte malheureusement sur le jeu des acteurs. Une fois tout leur attirail sur le dos, maquillés ou masqués, l’interprétation corporelle s’en voit limitée et le peu d’action devient un peu pataude. Shootée avec une caméra Red-one – tout comme Antichrist, District 9 ou encore The Lovely Bones –, l’image restitue chaque détail, appuyée par la photographie de Edward E. Gutentag.  Promotheus : Commando Stellaire fait penser à ces téléfilms que l’on s’envoyait par plâtrés le mercredi après-midi étant jeunes, seulement aujourd’hui, la nostalgie ne fait pas tout. Alors que l’on en attend un peu plus, Sandy Collora nous livre le strict minimum sur un fond gentillet. Mettant en avant ses promesses et déboulant avec son killer concept, la pellicule avait tout pour offrir un divertissement pur et dur.

 

 

Avec un concept aussi simple qu’excitant, Promotheus : Commando Stellaire est au final relativement inoffensif mais saura titiller les férus de science-fiction old school. Pour le reste, le tout s’avère un peu léger et beaucoup trop bateau pour un divertissement digne de ce nom. Dispensable.

Auteur : TIBO

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Combien font : 57+32

Votre réponse :

SRG 19-03-2011
Franchement je l'ai trouvé pas si mal.
Carrèment regardable même, mais en effet il a mauvaise presse.
Oué il y a des longueurs, oui ceci ou celà (paysages vides et néanmoins sous exploités), mais il y a quand même un fond scénaristique (cf. la fin), une ambiance (désertique, sur thème de chasse ... à l'homme), qqs interprétations (l'homme remis "à sa place" dans ce film) qui font que moi j'ai quand même bien aimé.
Trust 06-03-2011
Pareil, j'ai trouvé ça un peu mou.

 

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