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Critique Pyramide

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Gregory Levasseur est longtemps resté dans l’ombre d’Alexandra Aja. Scénariste d’une grande partie des œuvres de ce dernier – Haute Tension, La Colline à des Yeux ou encore Mirrors –, Levasseur aura parallèlement participé aux scripts des films de Franck Khalfoun mais n’envisagera la réalisation que sur le tard. La Fox lui offre avec le found-footage horrifique Pyramide son premier projet, Aja prenant pour l’occasion part à la production. Levasseur abandonne ici le poste de scénariste pour se concentrer sur l’approche artistique. Assez conventionnel, le traitement rédigé par Daniel Meersand et Nick Simon ne lui donne malheureusement pas l’occasion de s’affranchir d’une œuvre véritablement puissante.

 

 

Le fond, bien qu’assez classique, a pourtant de quoi convaincre. Engagée sur un chantier archéologique en plein cœur du désert Egyptien, une petite équipe d’archéologues fait la découverte d’une pyramide entièrement ensevelie. L’édifice, gigantesque, présente de plus la particularité de ne présenter que trois faces, contrairement aux monuments de Gizeh. Lorsqu’une insurrection éclate au Caire, l’armée demande au groupe d’évacuer les lieux. Ne pouvant s’y résoudre, les scientifiques s’enfoncent dans les entrailles de la pyramide et finissement inévitablement par s’y égarer. Ces derniers vont dès lors être amenés à libérer une présence maléfique autrefois enfermée en ces lieux par les Pharaons. Rien de neuf sous le soleil. Pyramide recycle habilement le thème de la malédiction antique et de sa bestiole aux intentions belliqueuses, grand poncif de l’horreur usité jusqu’à l’os par bon nombre d’œuvres de divertissement. Pas de momie certes, mais c’est tout comme. Plongeant ses personnages dans un inextricable et lugubre labyrinthe, Levasseur équilibre donc son métrage sur le schéma plus ou moins habituel. Claustro, judicieusement sous-éclairé, Pyramide accumule les séquences de déambulations pimentées de pièges vicieux, dalles qui s’écroulent, passages secrets et tout le tintouin. Le tout assorti d’une présence menaçante et tardivement dévoilée qui décime l’équipe au compte-goutte.

 

 

Gregory Levasseur connait la grammaire du genre. Pyramide déroule donc ses rebondissements selon une mécanique attendue, un peu sur le même schéma que le récent Catacombes. Le film s’avère assez bien ficelé, correctement rythmé, visuellement sympathique. Pour autant, le réalisateur peine à transcender un script pépère qui ne s’autorise absolument aucune originalité. Le tout a déjà été vu des centaines de fois sous une forme légèrement différente, et peine de ce fait à installer une véritable tension ou de l’empathie pour les personnages. Pyramide n’est rien de plus qu’un copycat en caméra épaule de l’extraordinaire The Descent, œuvre virtuose dans l’installation d’un climax oppressant. Chose dont Levasseur ne s’affranchit jamais véritablement, et ce malgré l’étroitesse des lieux. L’approche found-footage torpille de plus partiellement l’intérêt du produit, tant cette dernière semble devenir indissociable des « petites » prods horrifiques sur lesquelles les majors pensent pouvoir capitaliser un max. Le concept trouve de plus ses limites lorsque Levasseur insère de ci et là des plans « classiques » et extérieurs, qui bien qu’appréciables nuisent à la cohérence de l’œuvre ainsi qu’à la prétendue véracité du document. Etrange choix.

 

 

Gregory Levasseur a fait ses armes avec Alexandre Aja et Franck Khalfoun, deux artistes consciencieux qui ont su faire preuve sur leurs travaux respectifs d’une approche artistique soignée. Levasseur est assurément de la même trempe, et livre un found-footage relativement lisible, presque trop « propre » pour être shooté par de simples vidéastes amateurs. Pyramide y gagne certes en fluidité – le tout n’évite cependant pas son lot de plans imbuvables et agités – et reste appréciable pour les allergiques au « cinéma-vérité ». Un très bon point. La direction d’acteurs est par ailleurs tout à faire correcte. Si aucun acteur ne se démarque véritablement, chaque intervenant fait correctement son boulot. Difficile d’en demander plus au vu de l’approche typiquement bis de ce pur produit du dimanche soir.

 

 

Pyramide se profile comme une prod’ simpliste, parfois efficace bien qu’hautement dispensable. Le film de Gregory Levasseur fait en effet dans le déjà-vu et n’évite à aucun moment les poncifs du found-footage commercial – pas de gore, pas d’éléments subversifs –, mais le décorum est malgré tout plutôt intéressant. Un petit divertissement vite consommé, vite oublié. Pourquoi pas.

 

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