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Critique Régression

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Alejandro Amenabar n’est pas exactement ce que l’on pourrait appeler de réalisateur prolifique. Son dernier long métrage, Agora, date de 2010. Il a pris son temps avant de livrer son nouveau film  et a choisi de revenir à un genre qu’il avait un peu laissé de côté : le thriller. Depuis Ouvre les yeux en 1997 et Les Autres en 2001, Amenabar avait choisi de développer d’autres sujets plus personnels comme le drame Mar Adentro en 2004. Avec Regression, il mélange ici le thème policier avec des petites touches d’horreur, ce qui donne un film angoissant à souhait et très efficace.

 

 

Le réalisateur a placé son histoire dans l’état du Minnesota, un endroit normalement bien propret et sans histoires. Les grands espaces, les maisons éparpillées et la petite ville confèrent une atmosphère pesante au métrage. S’ajoute à cela le sentiment que - comme dans toute les petites villes - tout le monde se connait et personne n’a de secrets pour personne. L’ambiance générale  passe d’ailleurs assez rapidement de pesante à étouffante. Le réalisateur a souhaité accentuer cette étrange sensation en filmant principalement au crépuscule. Il y a donc très peu de lumière dans Régression, tout est très sombre, même si Amenabar ajoute de ci de là des touches lumineuses. Afin de rester dans cette atmosphère sordide, un soin tout particulier a été apporté aux décors et les détails les plus infimes, le tout dans une décrépitude totale :  la maison de la jeune fille est complétement délabrée, le commissariat de police tombe en ruine, le squat du frangin est loin d’être décent… Même les costumes des acteurs semblent très usés. Cette attention particulière participe à rendre vivante cette histoire de sorcellerie des années 80.

 

 

Régression se base sur des faits réels. Aux Etats Unis, dans les années 80, de nombreux témoins à travers le pays relatent des scènes de rites sataniques. Une certaine méfiance et une peur insidieuse se développe au fur et à mesure, et tout le monde en vient à soupçonner son voisin d’adorer Satan. Dans ce contexte particulier, la jeune Angela accuse son père d’agression, ce qu’il confirme sans en avoir aucun souvenir, au seul motif que sa fille n’est pas capable de mentir. L'inspecteur Bruce Kenner est chargé de l’enquête. Malgré les aveux du père, il souhaite avoir confirmation, il fait donc appel à un psychologue réputé, le docteur Raines, qui va appliquer la nouvelle thérapie à la mode : la régression. Celle-ci consiste à faire revenir le patient à l’instant T en lui suggérant les événements. L’inspecteur, va aller de mystère en mystère et découvrir qu’un mal étrange couve dans le coin. Les événements vont peu à peu le toucher à titre personnel et lui faire quasiment perdre la tête. Cependant rien n’est jamais comme il y parait et le métrage est ponctué de rebondissement et de cliffhangers plutôt réussis.

 

 

Ethan Hawke prête ses traits à l’inspecteur Kenner et réussit à insuffler à son personnage cette espèce de fragilité qui le caractérise avec  en même temps une vraie soif  de découvrir la vérité. Il est secondé par Emma Watson et David Thewlis, qui se retrouvent pour la première fois après Harry Potter. Watson incarne la jeune et fragile Angela et campe un personnages aux antipodes de ceux qu'elle joue d'habitude, mi petite chose fragile, mi démon. Son comparse joue le psychiatre, sûr de ses méthodes, la force tranquille de l’acteur est toujours juste. Les comédiens secondaires, Devon Bostik, Dale Dickey et Aaron Ashmore, sont également dans le ton, tous un peu dérangés à leur manière. Le film joue sur plusieurs terrrains : le thriller, le film d’angoisse mais également beaucoup sur l’aspect psychologique et l’effet de manipulation de masse. Habilement mené tout au long de l’intrigue, celui-ci fait réfléchir en sortant de la salle. Même si la surprise finale, n’en est pas vraiment une, le spectateur se laissera néanmoins embarquer sans rechigner.

 

 

Régression ne fait certes pas autant bondir et réfléchir que Les Autres, mais a au moins le mérite de tenir en haleine son public. Mettant en lumière un fait divers  peu glorieux aux Etats Unis, il permet de se questionner sur la psychologie humaine. Le métrage ne restera surement pas dans les mémoires mais il mérite néanmoins un visionnage attentif.

Auteur : FLORA

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